Dante, Inferno, XIII
7. Arcli. Nat., J, 726, n" 44. Cosenza. Le comte de Saint-Pol donne à P. de la B. 30 L t. de renie par an : o Dilecto noslro Petro de Brocia volontés facere gratiam specialcm » ; cf. n° 46, elc.
8. Langeais, Chàlillon et la Broce réunis formaient un vaste domaine; il fui
Normandie, avec le plaid de l'épée. En outre, il se faisait donner de temps en temps de grosses sommes d'argent; on conserve encore aux Archives un rouleau qui contient l'interminable inventaire des lettres de donation, de confirmation et de privilèges accordées par Pliilippe III à son favori * ; il V en a sur cire blanche, il y en a sur cire verte, et c'est par vingtaines qu'onles compte. Si bien que le scribe chargé, vers 1278, d'en dresser la liste instructive, n'a pu s'empêcher d'en clore rénumération par une remarque facétieuse 2; il semblait que le roi n'eût été occupé, en effet, depuis son retour de Tunis, qu'à authentiquer ses libéralités à Pierre de la Broce. Et cependant l'inventaire des lettres royales de donation ne permettrait pas de dresser une statistique complète des acquisitions du chambellan; car il acceptait des terres et des rentes de toutes mains, de Robert de Béthune, héritier de Flandre % de Robert, comte d'Artois, son « ami * », de P. Barbet, archevêque de Reims, des comtes de Flandre et de Saint-Pol. « Il n'y avoit pas de baron au royaume de France, dit un chroniqueur % qui ne lui donnât et qui ne fût tout liés quand il vouloit prendre du sien, et le roi mêm^e faisoit semblant qu'il lui plaisoit, quand on lui donnoit. » Aussi le roi de Sicile, toujours attentif à flatter son neveu pour s'assurer de son alliance, céda-t-il gracieusement au puissant seigneur de la Broce, par une charte du 17 juillet 1273, tous les fiefs qu'il avait dans la châtellenie de Langeais, ce qui força la veuve du comte de Vendôme à prêter hommage au parvenu. Le roi d'Angleterre agit de même «. Si les princes
confisqué en 1218 et on lit clans le compte du bailli de Tours pour le terme de la Toussaint 1285 : « Compotus et recepla de redditibus Laapesii, Castellionis et Brocie ». Les recettes valaient 480 livres. H. F., XXII, 6T2.
1. Arch. Nai., J, 730, n» 223. — Cf. les originaux de ces lettres dans les quatre cartons de P. de la Broce ou les copies dans le registre JJ, XXX», f"9 110, 137, 141, etc.
2. A7-ch. Nat., 3, 730, n" 223. « Se li rois neusl nule autre chose afTere fors à entendre as dons et as confirmations que il a donné et confirmé à P. de la Broce, puis qu'il revint de Tunes, si a il eu assez à entendre et affere, s'il i eust entendu diligemment. »