ŒUVRE LÉGISLATIVE DE PHILIPPE III
iiclle, le nom du fils de saint Louis n'est resté attaché, au moyen âge, à aucune des réformes qu'il a cependant inaugurées. Philippe IV et les Valois ont copié infatigablement ses établissements sur l'amortissement, sur le luxe, sur le Parlement, sur le ban militaire, sur les monnaies, sur les juifs; mais, en les copiant, ils les ont démarqués; ils en ont attribué l'honneur à la vigilance de Louis IX \ Peut-être, en effet, si toutes les ordonnances de saint Louis avaient été conservées, v trouverait-on les textes originaux qui ôteraient à Philippe III le mérite de l'initiative en quelques matières où nous sommes amenés à la lui accorder; mais cela n'est guère vraisemblable ^; et, dans l'état actuel des textes, il est juste, si l'on se préoccupe de rendre à chacun le sien, de faire à Philippe le Hardi une place particulière parmi les législateurs de la monarchie féodale.
1. La formule ordinaire est : « Predecessorum nostrorum vestigiis inhérentes, presertim gloriosissimi Gonfessoris Beati Ludovici, régis quondam Francorum. » {Mém. Soc. Hlst. Paris, II, 133.)