‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 365 sur 447 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

3. Les Enseirjnemens de saint Louis, art. 19. (Ed. de Wailly.) « Non ostendas le nimis diligere querelam tuam, quia illi de consilio ex hoc possent esse pavidi ad loquendum contra te, quod tu velle non debes. »

4. Voy. sur ce point Couknot, Considérations sur la marche des idées dans les temps modernes, I, 95.

Langlois. 21

tels , le chroniqueur de Limoges * et certains procureurs anglais 2; mais les plaideurs vaincus n'ont jamais manqué de maudire leurs juges. Ces témoignages suspects ne sont pas faits pour ébranler la croyance que suggère invinciblement l'étude de la jurisprudence et de la législation de ce temps. — Nous avons été conduits à dire, en traitant de la politique de Philippe III vis-à-vis des trois ordres de la s.ociété, notamment en matière de juridiction, et de l'ensemble de ses règlements administratifs, que le respect des droits acquis, en tant qu'il n'était pas contraire h l'intérêt bien entendu du pouvoir royal et de l'ordre public, a été comme la devise de son gouvernement. C'est grâce à l'esprit qui régnait parmi les conseillers palatins que cette bonne fortune est échue au fds de saint Louis. La curia régis apparaissait, en 1283, entre les velléités d'indépendance des puissances féodales et les hardiesses excessives des bas officiers de la couronne, comme un corps conservateur et modérateur, comme l'ancre de salut de l'État sur le fond stable de la tradition.

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