‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 375 sur 447 · LE CAS DE JEAN DE NUEVI · texte numérisé non relu

LE CAS DE JEAN DE NUEVI

justice. Les receveurs des revenus en nature de la couronne (blé et vin) ne les réclamaient pas à échéance fixe, mais à l'époque où les denrées atteii^naient le prix le plus élevé; les réformateurs décidèrent qu'ils ne diilereraient plus malicieusement la perception sous peine d'une amende de dix livres, et que les minots seraient surmontés d'une barre de fer transversale, afin que les bayles ne puissent plus exiger mesure comble ^

Voilà ce qui se passait dans le Midi -. Il n'y avait pas moins d'abus dans le Nord, comme nous rapprennent les rouleaux d'enquête présentés au Parlement. On y rencontre les noms d'une quantité de verdicrs, de forestiers, de sergents accusés d'avoir méfait, « c'est à savoir en mal gardant les forests, en vendant bois ne pour ardoir ne pour mesonner, en déportant les maufeiteurs par don ne pour loier, en prenant bestes sauvages, en faisant tort ne outrage ans bonnes g'ienz ^ » ; ou bien encore, comme il est dit contre un certain Bertaut de Viliers, <( en tenant trop compaignie as gentishomes, par quoi li rois i a domag'e en bois, en bestes et en autres choses * ». On y trouve aussi les procès d'officiers d'un rang- plus élevé; et, tant à cause de la qualité du personnage que grâce au hasard qui en a conservé toutes les pièces, l'ailaire de Jean de Nuevi, vicomte de Pont-Audemcr, est celle qui marque le mieux le nombre des malhonnêtetés que les administrateurs de ce temps étaient à même de commettre %

Administrateur du domaine royal, Jean de Nuevi faisait nourrir gratis ses propres troupeaux par les fermiers du roi *;

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