‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 376 sur 447 · IbUL, J, 1024, n · texte numérisé non relu

IbUL, J, 1024, n

5. Arch. Nat., J, 1024, n" 42 (L. Delisle, Cartul. normand, p. i34, sous la date inexacte de 12G0). — J, 1028, n» 28. — J, 1031, n» 22 {Cartul. normand, no 1229), et J, 783.

6. « Les bois de Saint-Hermain sont tout essiliés des chèvres et des veaux qu'il i met. >- — « Ledit vicomte a iet du chastel de P. -A. estables à pors et vaches et i en a tant que tote la gent d'ilec eutor en sont grevés, car ils menjent lor blés, et si n'en osent groncher. »

il dispensait de payer les fermages, à condition qu'on lui donnât de l'argent \ On redoutait de louer les fermes du roi, car, quand on voulait payer ses échéances, le vicomte refusait comme monnaie suspecte soixante livres sur cent de l'argent qu'on lui présentait; bien entendu, il ne laissait pas les fermiers aller changer leurs espèces en ville; il avait là « un sien juif, Léon de la Torele », qui demandait des droits de change exorbitants; le tour joué, Jean prenait les pièces mêmes qu'il venait de refuser et les mettait dans des sacs pour faire le payement du roi. Pour cinquante livres tournois, Jean de Nuevi céda au prieur de Bourg-Achard un droit d'usage dans la forêt de la Londe qui appartenait notoirement à la couronne. — Exécuteur des ordonnances royales, quand Philippe le Hardi « fist lever les amendes de la monnoie par sa terre », il « en leva plus d'argent que l'on en devoit à Brestot et en autres paroisses ». Les contribuables se plaignirent à l'Échiquier de Rouen, qui condamna le vicomte à restitution; mais ce fut en vain que les « bones gens », munis de la sentence, essayèrent d'obtenir une satisfaction réelle ; Jean les amusa d'abord, et « quant vint au daerrain, il lor dist que il les feroit métro en la fosse avec les larrons se il étoient si hardi que jamès l'en demandassent riens ». — Juge au civil €t au criminel, il rendait, moyennant finance, des services au lieu d'arrêts. Deux hommes avaient été arrêtés à Catelon, dans la serjenterie de Montfort, pour avoir volé du blé; l'un d'eux paya quinze livres et fut délivré ; l'autre, qui n'avait rien, fut pendu. A Selles, près de Pont-Audemer, il y avait un larron, nommé Robert Pelecat; le vicomte reçut de lui, en plusieurs fois, une rançon de plus de quarante livres pour ne pas l'inquiéter. Un certain Th. Hurtaut, d'IUeville, tua un homme; Jean de Nuevi le mit en liberté « sans jugement et sans enquestepor le grand loier qu'il en ot ». Richard Fichet, écuyer, plaidant au sujet d'un héritage contre Th. d'Avron devant la cour du vicomte, envoya à celui-ci un muid d'avoine et un chien pour les perdrix; il gagna son procès. Jean de

1. « II prent loier des dcv. diz fermiers por déporter les de lor paye;iiens fere et en a eu de J. Gardoel, fermier, plus de XL livres et fet nourir audit viscomte pors et vaches por icele reson. »

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