‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 384 sur 447 · AIDES FÉODALES · texte numérisé non relu

AIDES FÉODALES

à remarquer que, de 1270 à 1283, les dépenses de l'Hôtel ne laissèrent pas d'augmenter, puisque, dès le 23 janvier 1286, Philippe le Bel prescrivit d'en revenir, même quant aux distrii)utions de chandelle, à la sage économie de son aïeul, « comme l'en fesoit au tens le roy Loys * ».

Mais nous n'avons pas épuisé la liste des droits utiles que sa qualité de grand propriétaire féodal conférait au roi; il pouvait imposer sur les hôtes du domaine des tailles intermittentes; il pouvait aussi tailler les Juifs qui résidaient sur SOS terres; enfin, en certaines circonstances, réclamer l'aide pécuniaire de ses vassaux.

Les tailles arbitraires, fort en usage au commencement de l'âge féodal, avaient peu à peu disparu presque entièrement; les sujets s'en étaient déchargés en s'obligeant par contrat envers les seigneurs à des redevances fixes ^ Mais les Juifs n'avaient guère à exiger de pareilles garanties. En 1281-1282, une taille de 60 000 livres fut perçue sur les Juifs du domaine royal ^.

Quant aux aides, on sait que la plupart des seigneurs, pour parer à certaines dépenses extraordinaires, avaient coutume d'en demander à leurs hommes. Louis IX, à l'exemple de ses prédécesseurs, avait eu à plusieurs reprises l'occasion de requérir l'aide féodale de ses vassaux, et, quoi qu'on en ait

1. Arch. Nal., JJ, LVII, f" 14 v». — Philippe le Hardi n'introduisit pourtant de changements dans l'organisation de sa maison qu'au sujet du nombre et des chapelains. Cf. Arch. Nat., JJ, XXX^, f» 81 r» : « Ordinatio facta in capella régis Parisius quod ultra numeruui capellanorum erit quidam capellanus. - [Gallia Christiana, VII, 240). Cf. J, loo, n" 9.

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