‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 403 sur 447 · A. Li;cuAiRE, op. cit., I · texte numérisé non relu

A. Li;cuAiRE, op. cit., I

garantie de la prospérité générale et Tindice certain de la vigueur de l'administration fiancière. Or, les grands seigneurs, à la fin du xm" siècle, ne se piquaient point d'une honnêteté scrupuleuse dans le régime de leurs monnaies. Le comte de la Marche ', le comte de Bretagne ^, le comte d'Angoulême ^ se livraient à des altérations fâcheuses. Le duc de Bourgogne alla si loin que les prélats, les nohles et les villes du duché l'obligèrent, par un traité qui fut conhrmé par Martin IV et par le roi, au rétahlissement de la monnaie forte moyennant le payement d'une décime générale pendant deux ans *. Quoi de plus propre à discréditer les monnaies seigneuriales que le contraste de leur loi changeante avec le taux immuable des espèces royales?

Les monnaies de Philippe le Hardi sont assez difficiles à distinguer des premières pièces frappées sous Philippe le Bel% mais on a les comptes des fabricants de la monnaie du roi, Thierri le Flamcnc et Thomas Brichart, B. Calcinelli et Henri du Lac ", qui travaillèrent surtout en 1278-79 et en 1284-85, à Paris, à Saint-Quentin, à Tournay, à Toulouse \ Ils jetèrent dans la circulation de nouveaux deniers tournois d'argent (870 000 de 58 deniers au marc depuis le jeudi après la mi-carème 1285 jusqu'au terme de la Toussaint), des deniers d'or aux fleurs de lys au même titre que les agnels, des oboles d'argent à 23/24 de fin comme les gros tournois. A

1. H. F., XXI, 804. « Comos Marchie monelam suam rénovât in deteriorem. »

2. Oli)7-i. II, 60. « Cornes Britannie emendavit hoc quod ipse monetam suam que erat de pcndere. IX. solidorum minoravil et posuit ad pondus. XII. solidorum. »

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