‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 412 sur 447 · SiMÉON LucË, Du Gupsc/in, I, 156, note · texte numérisé non relu

SiMÉON LucË, Du Gupsc/in, I, 156, note

3. Chron. de P. Coral. H. F., XXI, 787. •■ Tune rex Francorum onines milites ci barones Aquitanie et commiinitates villariim subinoneri fecit et stipeadium proclamari per lotum regnum, ut dicebatiir; X sol. par. dabat niiliti, XX baroni baneario... >•

■'i. BoiTAiiic, la Fr. sous Ph. le Bel, p. 372. — Le fjç'" de Navaare proposa ver 1277 de réduire à cin([ sous les gages des ccuyers. Arch. munie, de Pampelune. Cartul. del rei D. Felipe, f« 41 v» : « Visis vestris litteris, continentibus...

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Philippe le Hardi entretint donc des compagnies de soudoyers '. A vrai dire, c'est par l'appât du « stipendium », bien plutôt que par le ban, qu'il recruta ses armées. Pour la campagne de 1285, les retenues des chevaliers de l'Hôtel montèrent à 170 000 1. t. ; celles des chevaliers qui n'étaient pas de l'Hôtel, à 109 254 1. t.; celles des chevaliers de la langue de France, à 10 618 1. ^; les gages des chevaliers toulousains, à 17 961 1. ; ceux des « gens à cheval en disaine et des gens de pié en connestable », à 243 720 1. ; ceux des « chevaliers et des escuiers de la sénéchaussée de Carcassonne et des gens de pié d'ilec », à 15 964 1. ^ Le temps était donc bien loin où le service militaire, purement gratuit, n'affectait que légèrement le budget de la royauté ^.

Mais quoi? Ces troupes soldées n'étaient pas à proprement parler des troupes mercenaires; elles n'étaient engag-ées que pour la durée d'une expédition ; elles n'étaient nullement permanentes. Or, pour tenir garnison dans les châteaux, pour veiller sur les frontières menacées, comme celles de Navarre, le roi avait besoin de soldats de profession; c'est pourquoi il avait à sa solde, en dehors des ressources extraordinaires que lui procuraient le ban féodal et la retenue stipendiaire, des sergents à gages et des bandes d'aventuriers étrangers.

Les exilés do Gastille, bandits ou partisans des infants de la Cerda, avaient mis, dès 1275, moyennant finance, leur

quod scutiferi stipendiarii reducerentur ad stipendia quinque solidorum per diem ab autiquo consueta... nichil proposuimus immutare. »

1. Dès 1270, voy. les quittances d'Amauri de Meulant (Arch. Nat., J, 474, no32), d'Enguerrand de liailleul (J, 475, n" 77 bis). d'Im. de Beaujeu (J, 270, n" 3).

2. H. F., XXI, S16. u Et estoient trestous lesdits chevaliers à retenues et non à fçaiges. »

3. La solde était un peu plus élevée pour les contingents du Midi : six sous au lieu de cinq pour les cavaliers. La solde des piétons était partout la même, douze deniers parisis par jour.

4. Les chevaliers qui n'étaient pas payés régulièrement (le cas était rare) devaient s'adresser au maréchal de l'armée ou au connétable de France. V. un arrêt de 1280 au sujet des réclamations d'Amauri de Lautrec. tiist. gen. Lang., IX, p. 75. Cf. Arch. munie, de Pampelune. Cartul. del rei D. Felipe, f» 8 v». Ph. au g"" de Navarre : « Mandamus vobis quatinus si vobis constiterit quod F. Gometii, miles, lator presencium, servierit nobis cum equis et armis in exercitu Navarre in mensc Julii et Augusti, et eidcm de servicio suo non fuerit satisfactum, satisfieri faciatis ita quod propter hoc ipsum militem ad nos non oporteal ulterius laborare. »

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