‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 70 sur 447 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Louis IX mourut le 25 août 1270 au camp devant Carthage; et Philippe, « enfant de bon commencement, lui succéda el gouvernement du roiaume et à l'administration de l'ost * ». Il était atteint lui-même de la maladie qui avait emporté son père ; et quand ses oncles, le roi de Sicile et le comte de Poitiers, accompagnés du roi de Navarre, lui découvrirent la fatale nouvelle, il resta sans voix. Mais Charles d'Anjou le blâma de son abattement; il lui montra « moult de causes pour le relever et alléger sa douleur » ; il lui conseilla, entre autres choses, de recevoir l'hommage de ses vassaux, et, dès le 27 août, les comtes d'Artois, de Flandre, de Poitiers, de Bretagne, et beaucoup de barons jurèrent, en effet, fidélité au nouveau roi.

Cependant Philippe resta en proie à une fièvre aiguë qui n'était pas encore apaisée le 4 septembre '; et le roi de Sicile prit, en fait, le commandement de l'armée. C'est lui qui régla les obsèques de Louis IX ^; c'est lui qui, quelques jours après, rétablit les affaires et ranima le courage des croisés en surprenant un parti de Sarrasins, grâce à son expérience des guerres d'Orient ^ Quand Philippe fut guéri, il lit en sa compagnie quelques sorties assez heureuses; enfin, quand le

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