‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 93 sur 447 · GRÉGOIRE X ET LA CANDIDATURE DE PHILIPPE III · texte numérisé non relu

GRÉGOIRE X ET LA CANDIDATURE DE PHILIPPE III

l'unique dispensateur de l'Empire. — Philippe III, de son côté, s'il s'occupait peu des choses d'Allemagne, se conduisait, par politique ou par hasard, de façon à mériter les remerciements du Saint-Siège. Grégoire X lui avait envoyé de Florence un messager, Guillaume de Mâcon, son chapelain, pour le prier d'accorder encore des secours pour la Terre sainte ; le 28 août, il lui écrivit de Santa-Groce pour le louer de son empressement et de son zèle '.G. de Màcon avait été aussi chargé de réclamer au roi de France le comtat Venaissin, qui, suivant le traité de 1229, avait été conféré à l'Église romaine; or, bien qu'en 1234 ^ un pape eût fait tacitement abandon des droits acquis en 1229, bien que la comtesse Jeanne eût légué à Charles d'Anjou ses terres de Provence, les prétentions du pape ne furent pas rejetées; Philippe III, au contraire, devait confirmer avant la hn de l'année la cession du comtat Venaissin au Saint-Siège ■'.

Alors Grégoire X écrivit aux électeurs d'Allemagne une lettre impérative^pour leur enjoindre de choisir un Empereur dans un certain délai, ajoutant que, s'ils y manquaient, il pourvoirait lui-même aux nécessités de l'Empire. « Il croyait, dit un glossateur italien qui a ajouté des notes au texte de la chronique de G. de Fracheto, il croyait que les électeurs ne pourraient s'accorder en un mois et il pensait : « J'élirai le <( roi de France » ; et son intention était sainte et bonne, car il faut que celui qui doit être Empereur soit riche et puissant, et, dans toute la chrétienté, le roi de France n'a point d'égal ^ » Que Grégoire X ait fait ou qu'il n'ait pas fait cette réflexion,

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