‹ Le règne des champignonsChapitre 26 sur 30 · LES DOMINICALES D*ANT1CYRE · texte numérisé non relu

LES DOMINICALES D*ANT1CYRE

2"* LMtat des évéques, curés, etc., qui ont abdiqué leur profession.

3° Il n'existera de cloches que dans les temples de la Raison. Les autres seront descendues.

4"* En cas d'agitation dans les campagnes, les prêtres n'ayant pas abdiqué leur état en seront responsables. Ils seront traités comme suspects, etc.

5<* On nous rendra compte des objets d'or et d'argent, ornements et autres objets provenant de la dépouille des églises, etc., etc.

Puis on commença le massacre des prêtres dans les prisons. Le 7 septembre 1792, entre autres, dans le couvent des Carmes déchaussés de la rue de Vaugirard, converti en prison comme tant d'autres édifices, on en égorgea d*un coup cent soixante-douze.

Puis Robespierre reconnût l'Être suprême, comme le fit M. Thoré en 1848 ; mais l'Être suprême ne se montra pas plus reconnaissant qu'il ne l'avait été pour Louis XIV qui, après la révocation de l'édit de Nantes, à la nouvelle d'un désastre, disait : « Gomme Dieu me traite I après ce que j'ai fait pour lui I »

Peut-être est-il réservé à nos contemporains de punir l'Être suprême de son ingratitude en épurant définitivement le ciel.

L'abbé Sicard, l'instituteur des sourds-muets, dont presque tous les clients appartenaient aux classes populaires, fut, en 1793, chassé de son école et mis en prison ; en vain son meilleur élève, Massien, à la

âi4 IiB RÈGNE DES CHAMPIGNONS

tète de toute Técole, vint réclamer « leur père, » sans lequel et ayant lequel, disaient-ils, nous étions semblables aux animaux sauvages ». L'abbé Sicard fut transféré, à travers les insultes, les menaces et les coups de la populace, dans une des prisons où Ton devait, quelques jours après, égorger les prêtres. Un poignard était déjà levé sur lui, lorsqu'un horloger, nommé Mounot, le sauva au risque de sa propre vie.

Voici à peu près ce que faisaient de la religion et des prêtres les aïeux et les modèles de nos aimables contemporains, qui les ont déjà imités lors de la Commune. Nous verrons, la semaine prochaine, ce qu'ils faisaient de la justice, c'est-à-dire ce qu'en feraient leurs successeurs et xlévots.

Nous avons vu ce que les « démocrates, socia listes, irréconciliables, intransigeants », etc., c'està-dire ceux qui n'ont pas eu jusqu'ici leur part de butin, se proposent, à l'imitation de leurs « pères » et modèles de 1792 et 1793, de faire de Tarmée et de la religion. Nous allons voir aujourd'hui comment ils entendent la justice. Les « opportunistes », c'està-dire ceux qui se sont partagé le butin, et qui voudraient bien ne pas diminuer leurs portions en les partageant aujourd'hui, n'osent pas encore rompre tout à fait avec leurs complices d'hier, ne s'opposent que mollement à leurs projets, et leur font des concessions et des promesses.

Ainsi M. Ga2ot, ministre de la justice, disait dernièrement, dans une de ces tavernes où nos hommes d'État acceptent si volontiers des « consommations d, des « punchs », le « mélé-cassis » et l'absinthe :

« Nous avons à réformer la magistrature. »

Je rappelais dernièrement, en citant le républicain Prud'homme, que beaucoup de rôles importants avaient été joués en 1792, 1793, 1794, par des comédiens, des dentistes en plein vent, des joueurs de gobelets, etc., à cause de leur habitude de parler effrontément en public ; c'est ce que nous voyons encore aujourd'hui, où nos hommes politiques sont en grande majorité des avocats, lesquels, en ce mo- .ment, s'occupent de recruter et d'enrégimenter les commis voyageurs du commerce par lesquels nos ministres se font solennellement offrir des « punchs», et qu'ils chargent de propager avec l'autorité de leur position et de leur parole, leur politique « grand teint », leurs idées « grande largeur», tout le stock, et les « occasions rares » de projets « avantageux » livrés « prix de fabrique ».

Ce serait une grave erreur d'appeler tout cela de la politique. Il n'y a même pas là un véritable « parti » : — un parti s'appuie sur un principe.

Gavaignac aima mieux ne pas être président de la République que de se laisser élire par l'Assemblée nationale lui offrant de déroger à la Constitution.

Ce que nous voyons, c'est une « affaire », une réunion, une compagnie de spéculateurs qui mettent en commun tous leurs efforts, et rassemblent des actionnaires dans le but de se partager, le cas échéant, les bénéfices du pouvoir, en se réservant de frustrer la « vile multitude » affamée des petits

LES DOMINICALES d'aNTIGYRE ^ 217

actionnaires. Il n'y a rien qui distingue ce qu'on appelle encore aujourd'hui par habitude la politique d'une société industrielle formée pour l'exploitation d'une houillière, d'une ligne d'omnibus, d'un grand magasin de nouveautés ou d'une farine nourrissant quatorze mille fois plus que la viande. Ceux qui, jusqu'à présent, n'avaient pas reconnu cette situation, doivent être aujourd'hui éclairés et convaincus, en voyant les gros actionnaires, les Macaires et les Bertrands, appeler à eux les commis voyageurs de commerce pour les aider à endoctriner et embobeliner les gogos.

Je lis et j'entends dire que les opportunistes, les très humbles serviteurs et dévots de l'occasion, se pensent très assurés de leur succès, se grisent du vin qu'ils versent aux autres, et prennent au sérieux les vivats, les acclamations des gens qui crient dans les rues ; ils ne paraissent pas se rendre compte que les gens qui crient dans les rues sont toujours les mêmes, comme des comparses et des figurants de théâtre. Que ceux qui, en 1813, criaient : « Vive l'empereur ! » étaient les mêmes qui criaient en 1814 : « Vive le roi I » les mêmes qui, pendant les Cent-Jours, recriaient : « Vive l'empereur I » et recriaient, trois mois après : « Vive le roi I » Ils aiment crier, crient

318 LE RÈGNE DES GÛAMPIGNONâ

aussi volontiers à bas que vive, et appliquent sans scrupule ces deux cris aux mêmes personnes, souvent sans beaucoup d'intervalle. Il ne serait peut-être pas exact de considérer ces « criards » comme Télite du pays, ni de trop compter sur eux ; qu'on se contente donc des commis voyageurs, qu'il ne serait pas impossible de voir un de ces jours appeler à remplacer le Sénat qui n'est plus à la mode.

Arrivons à la justice telle que l'entendaient les pères, les modèles, les idoles des soi-disant républicains d'aujourd'hui, et ne nous dissimulons pas que ce qui se peut actuellement dans la magistrature et ce qui se prépare contre son indépendance, y conduisent par une pente plus rapide et plus glissante qu'on ne semble s'en apercevoir.

Il n'y a pas plus de magistrature sans indépendance que d'armée sans discipline.

Lettre de Barthé à Lebas.

« Cambrai, 30 floréal, an IL

»... Le Comité de salut public a dit à Lebas qu'il espérait que nous irions tous les jours de mieux en mieux. Robespierre voudrait que chacun de noua pût former seul un tribunal, et empoigner chacun une ville de la frontière ; la vertu et la probité sont plus que jamais à l'ordre du jour. »

LES DOlilNIGALBS d'ANTIGYRB ^iÔ

Le citoyen Fauvety au citoyen Payan.

« OraDge, 19 messidor, an II.

»... Ragot, Fernex et moi, nous sommes au pas ; Roman-Fonrosa est un excellent sujet, mais formaliste enragé, et un peu loin du point révolutionnaire où il le faudrait. Meiileret, mon quatrième collègue, ne vaut rien, absolument rien, au poste qu'il occupe; il est quelquefois d'avis de sauver des prêtres : il lui faut des preuves, comme aux tribunaux ordinaires de Tancien régime. Il inculque cette manière de voir à Roman, et tous les deux nous tourmentent. J)teu veuille que Ragot, Fernex et moi nous ne soyons jamais malades ; si ce malheur arrivait» la commission ne serait plus que de Teau claire ; elle serait au niveau des tribunaux ordinaires de départements. »

Fet-nex à Robespierre.

« Orange, !•' fructidor, an II.

»... Tu me témoignes un vif désir de connaître ceux qui cherchent leur tète... Tu verras que les prêtres, les nobles et ce qu'on appelait ci -devant « ces messieurs de la première volée », nous ne les manquons guère, et nous tâchons de les punir de leur perfidie, en leur faisant pressentir, dès l'ouverture des débats, quel en sera pour eux le résultat. »

Collot'd' Herbois à Fouché.

u Commune affranchie, 5 frimaire^ an II.

»... Les rois punissaient lentement, parce qu'ils étaient faibles et cruels. La justice du peuple doit être aussi prompte que Texpression de sa volonté. Nous avons pris les moyens efficaces pour marquer sa toute-puissance, de manière à servir de leçons aux rebelles...

»... Nous sommes en défiance contre les larmes du repentir, rien ne peut désarmer notre sévérité contre cette infâme cité ! L'indulgence est une faiblesse dangereuse. La démolition de Lyon est trop lente. Il faut des moyens plus rapides ; la volonté du peuple ne peut être arrêtée comme celle des tyrans, elle doit avoir l'effet du tonnerre... Il faut l'explosion de la mine et la flamme... Il faut que Lyon ne soit plus. Nous avons créé deux nouveaux tribunaux, ils sont en activité à Feurs. Nous avons donné à ceux qui sont ici plus d'activité ; plus d'une fois, vingt coupables ont subi leur peine le même jour* C'est encore trop lent pour la justice du peuple, qui doit foudrpyer. Nous forgeons la foudre...»

Castaing à Gravier.

« Commune affranchie, 18 ventôse, an II.

»... Nous avons des aristocrates libres, mais le sage décret que vient de rendre la Convention pour

LES DOMINICALES D*ANTIGYRE 221

incarcérer, bannir et séquestrer les personnes et les propriétés des ennemis de la Révolution, va remédier à cet abus... Le reste nous regardera, et tu peux croire que nous ferons aller, et ça ira.

Couthon à Samt-Jtist.

« Ville affranchie, 20 octobre, an II.

))... Le froid qui commence à se faire sentir ici augmente mes douleurs. Fais-moi passer un arrêté pour que j'aille travailler à Toulon, dont le climat est doux. Toulon brûle, car il faut que cette ville infâme disparaisse : je reviens auprès de vous.

» Mande moi si je puis conserver le télescope de rinfâme Précy. »

Payan à Roman-Fonrosa.

« Nos commissions n*ont aucun rapport avec les tribunaux de Tancien régime. Il ne doit y exister aucune forme. La conscience du juge les remplace.

» La sensibilité individuelle doit cesser. Elle doit prendre un caractère plus auguste. Tremble de sauver un coupable.

» Fauvety sait Timpulsion qu'il faut donner au tribunal ; il a acquis Testime et Tamitié de tous les républicains. On applaudit toujours à sa justice. La modération qui prend le voile de la justice est un crime. »

2S3 LE RÈGNB DES GBAMl»tGIl01flS

Le même,

« Du 9 thermidor, II.

» A Orange. — Le tribunal doit juger révolutionnairement, sans instruction écrite, sans assistance de jurés. »

Juge à Payan,

(c Valréas, 7 messidor II.

» Maignet met le tribunal au pas... Selon les apparences, il tombera plus de trois mille tètes dans ce département ; — les prisons regorgent de suspects. »

Piloi à Gravier.

« Commune affranchie, 10 nivôse, an II.

»... Lyon, cette ville infâme dont on ne peut répéter le nom sans être armé du poignard de la vengeance — ne sortira de la main des patriotes que lorsque tous les traîtres seront anéantis.

» Grâces soient rendues au tribunal révolutionnaire de Commune affranchie ! Qu*il est grand I qu'il est sublime I — Rien n'échappe à sa surveillance.

»... Ils veulent la mort, — eh bien, ils la trouveront.

» C. PiLOT. »

<c P. S, Je me ferai le plaisir de te faire parler daa

LBS DOMINICALES d'aNTIGYRE 223

débris du compagnon de saint Antoine, mais un peu de patience, il n'est pas encore assez salé. — Je t'enverrai un gros jambon, un gros et gras saucisson. Embrasse tes frères et les miens. Il n'y a rien de nouveau pour ton oncle, sauf qu'il a été transféré à la care. Cela sent mauvais pour lui... — Ce vieux aristocrate ne tardera pas... Tous les jours il en passe, tant fusillés que guillotinés, au moins une cinquantaine.. .Tu apprendras, sous peu de jours, des expéditions de deux ou trois cents à la fois.

» Je m'occupe de la commission des mouchoirs et des bas. »

Du même au même.

« 24 frimaire, an II.

» La guillotine, la fusillade ne vont pas mal, quatrevingts, deux cents à la fois sont fusillés, et, tous les jours, on a le plus grand soin de mettre des prêtres en état d'arrestation pour ne pas laisser de vide aux prisons... Du moment où j'aurai pu me procurer les bas pour Robespierre, je te les ferai porter. Je t'ai envoyé un jambon. — Notre tribunal va bien »

Achard à Gravier,

« Ck>mm. affr., 20 thsrmidor, an II.

» Point de pitié... du sang I du sang I — Il faut que 1(1 vertu surnage sur Tocéan du crin^e...

»Le tribunal poursuit avantageusement sa carrière^ il aurait certainement besoin de bons renseigne* ments, mais il ne se donne pas la peine de les rechercher ou demander. Hier dix-sept ont mis la tête à la chatière, aujourd'hui vingt et un recevaient le feu de la foudre, tandis que huit sont guillotinés...

» Encore des têtes, et chaque jour des têtes tombent I Quelles délices tu aurais goûtées, si tu' avais vu avant-hier cette justice nationale de deux cent neuf scélérats I Quelle majesté I tout édifiait. Quel ciment pour la république I Le président et le procureur général du Puy-de-Dôme en étaient. En voilà plus de cinq cents, encore deux fois autant, et puis ca ira ; quel spectacle digne de la liberté !

» J*ai reçu quatorze cents livres en assignats ; j*en ferai le plus digne emploi, celui de soutenir avec une vingtaine de bons bougres les principes d'une société républicaine ...»

Javognes aux citoyens composant le tribunal de Feurs.

« Commune affranchie, 10 nivôse, an II.

» Je VOUS défends déjuger aucun criminel, jusqu'à ce que je sois arrivé à Feurs. J*ai vu avec la plus vive douleur qu'un noble, tel que Magneux, qui possède des richesses immenses, a été relâché et déclaré innocent. Il faut que vous ayez perdu toute honte et toute prudence pour blanchir des aristo-

LES DOMINICALES D*ANTIGYRE 225

crates aussi gangrenés. Des êtres aussi méprisables que vous ne sont pas faits pour le gouvernement républicain. Vous n'êtes que des lâches et des injustes. Tâchez que mes oreilles ne retentissent plus de vos iniquités...»

Maignet, au citoyen Payan.

« 20 germinal an II.

» Tu sais combien il est indispensable d'assurer la vengeance du peuple. Mais tu connais aussi la disette de sujets. Indique-moi une douzaine de francs républicains. Si tu ne les trouve pas ici, cherche dans la Drôme ou Tlsère, les uns pour entrer dans un tribunal républicain. Il faudrait que quelques-uns d'entre eux aient les qualitésnécessaires pour devenir agents (exécuteurs) nationaux. )>

Bellanger au Comité des finances.

«... J'avais une maison louée et habitée, dont le produit me faisait vivre ; des membres d'un comité, qui se sont dits autorisés par la loi, sont venus la nuit s'en emparer, et, au nom de la loi, ils ont chassé mes locataires et ils y ont établi les leurs, ont perçu les loyers au nom de la nation, et, depuis sept mois, je n'ai pu obtenir justice; j'ai une famille de vingt-cinq personnes existant par moi, etc.. »

226 Lis RÈaNE DB9 GHÀMPtâNOM S

PaycM.

« 18 bra maire.

» Le tribunal va bien ; il fallait que Philippe périt ; quand il eut été vaincu, si sa mort était utile, il fallait qu'il fût condamné ; aucun témoin à sa charge, mais il fallait le répandre,,, >)

Payan à Robespierre.

«... S'ils n'étaient pas morts, il faudrait l6s faire périr encore avec ces journalistes qui ont eu la lâcheté ou la malveillance de ne rien dire de la fameuse séance du tribunal révolutionnaire. Apprends à tous les citoyens qu'une mort infâme attend tous ceux qui s'opposeront au gouvernement révolutionnaire.

»... Que les fonctionnaires publics servent à centraliser, à uniformiser l'opinion publique. Travaille en grand. »

Prestavin à la Convention.

« Trois citoyennes, dont les maris étaient arrêtés, allèrent auprès de Gollot-d'Herbois implorer sa clémence ; il les fit arrêter et exposer pendant six heures en public attachées au pilori.

» Ghalier a tenu un conciliabule ; là, plus de cent

LES DOMINICALES D^ANTIGYRE 327

cinquante affidés ont juré d'établir une guillotine sur le pont Morand pour guillotiner tous les gros négociants nécessairement aristocrates. L'emplacement serait commode pour jeter les corps dans le Rhône. Un nommé Fillon, que Robespierre a envoyé de Paris pour être à Lyon membre du tribunal révolutionnaire, s'est offert pour être le bourreau. »

Cousin à Robespierre.

« Bas-Main, 27 niTÔse, an IL

»... Le sang des prêtres et des aristocrates abreuve nos sillons dans les campagnes et ruisselle à grands flots dans nos cités. Juge quel spectacle est-ce pour un républicain animé comme je le suis du plus pur amour et du feu le plus sacré de la liberté et de la patrie qui brûle dans mes veines. »

Commission populaire du Muséum à Paru.

Quelques noms d'une liste de condamnés à la déportation parla commission populaire.

Girardin, notaire. — N'a jamais fréquenté que des aristocrates qualifiés d'honnêtes gens.

Jeanne Vassan et son mari y ex-nobles — Ayant conservé le fol espoir de faire reprendre leurs livrées à leurs gens.

Bergeron, marchand de peaux. — Très égoïste,

blâmant l^^s sans-culottes de ce qu'ils abandonnent leur état pour ne s'occuper que de politique.

Vautier, — On a trouvé chez lui des tasses à café à Teffigie du dernier tyran ; il les avait retirées des mains d'une citoyenne qui allait les casser, — et un chapelet de forme extraordinaire.

Vochan, — Modéré.

Jourdevilte (Angélique). — Sœur d'émigré, exnoble. — Fille d'un ci-devant comte, ayant un frère et un père frappés par le glaive de la loi.

Jourdeville (Aimée). — Même crime.

Femme Jourdeville, ci-devant comtesse.

Devilk. — Il a eu un frère guillotiné; insouciant pour la chose publique.

Lavoïe (Pierre.) — S*est opposé à ce qu'on démolisse pour en faire du salpêtre, une église qu'il avait louée.

F* Lenoir, — Aristocrate, ne voyant que des gens comme il faut.

LavoîX'Lavallade. — A mal parlé de Marat.

Jeanne Leforltet*. — Ex-noble, femme d'un cidevant capitaine du ci-devant régiment Dauphin. Fanatique ne croyant pas aux bienfaits de la Révolution.

Sceurs Saint-Chamans, — L'une de i9 ans, l'autre de 15. Filles d'un ci-devant lieutenant-général. Beaucoup prononcées contre la liberté.

LES DOMINICALES d'ANTICTRE 229

Page 1