CHAPITRE VII
La Patience L
Le Cœur de Jésus est la charité incarnée. En lui se trouve parfaitement réalisé le suprême idéal de cette suprême vertu. Aussi ne pouvons-nous douter que lorsque saint Paul a voulu nous décrire, au chapitre treizième de sa seconde épître aux Corinthiens, les caractères distinctifs de la charité, il n’ait fixé ses regards sur le Cœur de Jésus. C’est le portrait de ce divin Cœur que nous trouvons là, tracé de main de maître.
Or, entre tous les traits de cette adorable image, celui que saint Paul fait ressortir avant tous les autres, c’est la patience. « La charité, nous dit-il, est avant tout patiente : Charitas patiens est. »
La patience, en effet, est le caractère propre de la charité de la terre. Tandis que la charité du ciel est une charité jouissante, celle de la terre est patiente. C’est la même vertu, embrassant avec la même énergie le même objet, qui est la bonté divine. Mais ce divin-
* Messager y t. XLIV, p. 6.
objet se présentant à elle sous deux aspects différents, elle se porte vers lui par deux différents mouvements. Quand il l’éprouve, elle l’aime sous le déguisement de sa sévérité. Quand il la récompense, elle l’aime dans la manifestation de sa générosité. La patience est la racine amère de la plante céleste dont l’éternelle félicité est le fruit infiniment savoureux.
La patience doit donc être, dans le cœur d’un vrai serviteur du Cœur de Jésus, la compagne inséparable du courage; car, si opposées qu’elles soient en apparence, ces deux vertus ne sont, en réalité, que les deux formes de l’amour et les deux manifestations de sa force. Le courage est l’amour luttant contre le mal qui s’oppose à l’accomplissement de la volonté de Dieu ; la patience est l’amour acceptant et supportant le mal ordonné ou permis par cette volonté adorable. Or, pour supporter avec amour le mal voulu de Dieu, il ne faut pas moins de force que pour repousser le mal contraire à Dieu. Nous ne devons donc pas faire moins d’efforts pour acquérir la patience du Cœur de Jésus que pour nous animer de son courage, et, si nous voulons être ses fidèles imitateurs, nous ne saurions considérer avec trop d’attention les admirables exemples qu’il nous donne de la première de ces deux vertus.
Le Cœur de Jésus a, en effet, poussé au delà de Joutes les limites sa patience, soit à l’égard de Dieu son Père, soit à l’égard des hommes, ses frères.
Il a pratiqué la patience à l’égard de Dieu son Père, en acceptant avec amour les limites si restreintes dans lesquelles a été renfermé l’exercice de son terrestre apostolat; et, par là, il a préservé ses serviteurs de l’une des illusions les plus propres à égarer leur zèle et à en paralyser la fécondité.
LA PATIENCE
Le zèle est essentiellement actif, et son activité dégénère facilement en impatience. Plus il est ardent, plus il brûle d’agir; et plus il déploie d’énergie dans son action, plus il lui tarde d’en voir les résultats. Rien de plus naturel, lorsqu’on travaille, que le désir de recueillir les fruits de son travail. Rien de plus pénible, au contraire, que de semer un champ et de l’arroser longtemps de ses sueurs sans voir paraître aucun signe arfbonçant l’approche de la moisson.
Telle fut la destinée terrestre du divin Sauveur.
Venu sur la terre pour éclairer les hommes et rendre témoignage à la vérité, il était animé du désir le plus ardent d’accomplir cette mission de salut. La répulsion qu’il éprouvait pour les erreurs grossières dans lesquelles l’humanité était plongée était incomparablement plus violente que celle qui fait fuir les ténèbres de la nuit devant les rayons du soleil. Il pouvait donc s’attendre à voir les yeux des hommes s’ouvrir à sa clarté, dès le premier instant de son apparition. Puisqu’il est la lumière véritable, rien ne devait lui répugner plus que l’obscurité. Puisqu’il est le Verbe, rien n’était plus contraire à sa nature que le silence.
Et pourtant, c’est dans l’obscurité la plus profonde que la providence de son Père le retiendra, durant de longues années. C’est dans un état de complet mutisme que le Verbe incarné vient au monde ; et, quand il a acquis l’usage de la parole, il continue encore à se taire. Il attendra pour se montrer que son Père le présente aux hommes, et il ne fera rien pour hâter ce moment. Il sait que sa vie mortelle doit être courte ; et il voit les années succéder aux années, sans que ce monde qu’il est venu éclairer subisse l’influence de sa lumière. Le divin soleil est levé depuis plus de trente
ans sur l’horizon de la terre, et les ténèbres sont toujours aussi profondes !
Le moment fixé pour sa manifestation est enfin venu. La voix de Dieu le Père s’est fait entendre sur les rives du Jourdain ; elle a de nouveau retenti sur le Thabor. L’humanité entière a reçu l’ordre d’écouter le Verbe éternel, qui va s’exprimer dans notre langage. Mais combien est petit le nombre de ceux qui entendent cette invitation! Combien plus petit encore le nombre de ceux qui s’y conforment! Pendant trois ans, Jésus prêche dans les synagogues et dans les places publiques, dans les cités et dans les déserts. Il parcourt la Galilée, la Judée et la Samarie. Que sont ces provinces comparées à la terre entière? Mais, du moins, le divin ouvrier aura-t-il la consolation de recueillir, dans ce champ si étroit, le fruit de ses travaux et de ses sueurs? Après ces trois ans de marches incessantes, de prédications non interrompues, de bienfaits et de miracles, combien a-t-il réuni de disciples autour de lui ? Un bien petit nombre ; et, à l’heure de l’épreuve, presque tous ces amis si favorisés l’abandonneront.
Pour se résigner à une pareille destinée, n’a-t-il pas fallu que la patience de son zèle en égalât l’ardeur?
Aussi voyons-nous ces deux caractères de sa charité briller d’un même éclat, dans toutes les relations du Sauveur avec les âmes auprès desquelles s’exerçait son apostolat. Plus il faisait d’efforts pour les sauver, moins il'se laissait rebuter par leurs résistances.
LA PATIENCE
Durant tout le cours de sa vie publique, il lut poursuivi par une bande d’hommes pervers, justement comparés par le Psalmiste à des chiens enragés, cherchant l’occasion de le mordre. (Ps. xxi, 17.) Les scribes enflés de leur science, les pharisiens hypocrites, les voluptueux sadducéens, ennemis en tout le reste, se réunissaient pour entraver la mission du Sauveur. A chaque instant ils lui tendaient des pièges, lui posaient des questions insidieuses, propageaient contre lui les plus infâmes calomnies. Le Sauveur, qui aurait pu les écraser d’une parole, les traite avec des ménagements infinis.
S’il s’indigne parfois contre eux, c’est quand il les voit abuser de leur autorité pour aggraver le joug de la loi divine, et pour écraser les âmes faibles sous le poids de fardeaux qu’ils ne veulent pas lever du bout du doigt. Quant aux injures dont ils l’accablent, il se contente de leur opposer la plus calme dénégation. « Non, je ne suis pas possédé du démon, leur dit-il ; et c’est bien injustement que vous cherchez à me déshonorer. » (Jo. vin, 49.) Il profite, pour leur adresser les enseignements les plus utiles, des questions qu’ils lui posent avec l’intention la plus perverse ; et, quand leur impitoyable sévérité à l’égard d’une pauvre pécheresse le met dans la nécessité de leur représenter leurs propres désordres, il se sert d’un miséricordieux stratagème, pour les amener à s’évader l’un après l’autre, plutôt que de les chasser par un affront public.
Il n’use pas d’une moindre patience à l’égard de la
masse de ses auditeurs. Quelque effort qu’il fasse pour abaisser jusqu’au niveau de leur intelligence la sublimité de ses divins enseignements, il ne réussit pas à les leur faire saisir. 11 a beau émietter, en quelque sorte, le pain céleste de sa doctrine, ces âmes grossières le repoussent et ne sont avides que de bienfaits matériels. Jésus voit se réaliser, par rapport aux foules qui l’entourent, la prédiction d’Isaïe : « Leurs yeux sont aveuglés et leurs oreilles fermées ; ils entendent sans entendre et voient sans voir ; et ils mettent ainsi leur divin précepteur dans l’impuissance de les instruire. » (Is. vi, 10.) Mais il ne cessera point pour cela de travailler à leur instruction; et il poussera la condescendance jusqu’à revêtir ses enseignements du voile transparent de la parabole, afin de rendre l’ignorance de ses auditeurs moins coupable, tout en stimulant leur désir de connaître la vérité.
Les Apôtres eux- mêmes, combien n’ont-ils pas exercé la patience du divin Maître! A eux, il ne cache rien; il leur explique ses paraboles, et profite de toutes les occasions pour leur inculquer son Esprit. Quels progrès n’auraient-ils pas dû faire, pendant trois ans, à l’école d’un tel Maître! Et pourtant, jusqu’au dernier jour, leur intelligence demeure fermée. Pendant trois ans, il n’a cessé de leur prêcher l’humilité, par ses exemples plus encore que par ses paroles ; et, la veille de sa Passion, ils en sont encore à se disputer la première place. Après qu’il s’est donné à eux en nourriture, il prévoit le lâche abandon auquel ils vont le réduire, et il ne leur prodigue pas moins, dans son dernier discours, l’affection la plus tendre. A celui qui va le renier, il promet d’avance le pardon. Quant au traître Judas, depuis longtemps déjà Jésus a connu et
LA PATIENCE
signalé sa perversité diabolique (Jo. vi, 71); et pourtant il le garde dans sa compagnie, l’entoure de la même bonté que les autres disciples, lui confie le soin de ses intérêts matériels, et il le traite encore en ami, au moment ou le scélérat consomme sa trahison !
Que dirions- nous enûn de la patience que le Sauveur lait éclater dans sa Passion ; de l’abandon avec lequel ce doux Agneau se livre au loup altéré de sang, du calme avec lequel il reçoit les plus sanglants outrages ; de la constance avec laquelle il porte, jusqu’au sommet du Calvaire, l’accablant fardeau de sa croix ; de la pleine possession de lui-même qu’il conserve durant sa longue agonie, s’occupant de nos intérêts plus que de ses propres douleurs, pensant à sa Mère, à ses disciples, au bon larron, à ses bourreaux eux-mêmes ; n’exprimant à son Père son immense douleur que pour nous empêcher de croire qu’il y était insensible, et accompagnant cette plainte douloureuse du plus filial témoignaged’abandon et de confiance !
Nous venons de voir le divin Maître commenter d’avance, par sa vie entière, l’enseignement qu’il devait nous donner par son Apôtre : « La charité est patiente. » Reste à savoir comment nous mettrons en pratique cette leçon.
Comme Jésus-Christ lui-même, nous devons, avant tout, exercer notre patience par l’amoureuse acceptation des mystérieux desseins de la Providence divine.
11 importe d’autant plus, en ce moment, d’inculquer fortement aux chrétiens ce grand devoir, que l’accom-
plissement en est tout à la lois plus difficile et plus méritoire.
De tout temps, Dieu se plut à exercer la patience de ses serviteurs. Ayant l’éternité devant lui, il n’est pas pressé, comme nous le sommes, nous dont la vue est bornée par l’étroit horizon du temps. Or, en nous adoptant pour ses enfants, il prétend que nous conformions nos mœurs aux sienqes. En nous assurant par la grâce l'héritage de l’éternité, qui est son domaine essentiel, il exige que nous nous défassions de l’impatience qui ne convient qu’aux fils du néant. 11 se plait donc à nous faire attendre; et il exige que nous ayons, dans l’infaillible vérité de ses promesses, assez de confiance pour ne pas nous laisser ébranler par les retards qu’il met à leur exécution. 11 nous garantit son appui, mais il se réserve de nous le donner au moment opportun : in tempore opportyno; et cette opportunité c’est lui qui prétend en être le seul juge.
Aussi n’est-il pas de recommandation plus fréquemment inculquée aux serviteurs de Dieu, dans la sainte Écriture, que celle d’attendre le Seigneur et de ne pas se laisser rebuter par ses retards. « J’ai attendu le' Seigneur, dit David, je l’ai attendu encore : expectans, expectavi Dominant, et il a fini par prêter l’oreille à mes supplications. » (Ps. xxxix, 1.) Et qu’a été l’existence tout entière de l’ancien peuple, sinon une longue attente? Tous les patriarches, tous les prophètes, tous les justes de l’ancienne loi ont tenu sans cesse les yeux et les mains levés vers le ciel, pour appeler le Sauveur.
Ils tressaillaient de joie dans l’espoir de voir se lever sur la terre ce jour béni (Jo. vin, 56); et comme cet espoir semblait toujours déçu ; comme la nuit, loin de se dissiper, semblait devenir de plus en plus épaisse,
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ils redoublaient de supplications et de gémissements ; ils conjuraient le Tout-Puissant de sebouer son sommeil, d’entendre les blasphèmes de ses ennemis, d’étendre son bras et de venger sa cause. Mais la vivacité de leurs désirs n’altérait pas leur patience ; et leur consolation, en mourant, était d’aller attendre, dans un autre séjour, ce salut qu’ils n’avaient pu voir de leurs yeux Sur la terre : Salutare tuum expectabo, Domine . (Gen. XLIX, 18.)
La divine Providence suit à l’égard du peuple chrétien une ligne de conduite toute semblable. Le Sauveur est venu ; mais le monde est loin d’avoir reçu encore dans sa plénitude le salut qu’il lui apporte. Le Fils de Dieu a été investi par Dieu son Père de la royauté universelle ; et la terre, où il s’est incarné, lui a été donnée comme son premier apanage. Mais sa royauté terrestre n’est encore qu’une souveraineté de droit, repoussée de fait par la plus grande partie de cet empire. Ainsi vont les choses depuis dix-neuf siècles; et durant tout ce temps l’Église n’a cessé de crier, par la bouche de ses fidèles : Que votre règne arrive, que votre volonté se fasse sur la terre comme au ciel !
Loin d’approcher de sa réalisation, ce vœu, si nous en croyons les apparences, en est plus éloigné que jamais. Jamais le nom du divin Sauveur ne fut plus universellement blasphémé ; jamais sa volonté ne fut plus impunément contredite; jamais ses ennemis n’eurent plus de motifs d’espérer le complet renversement de son règne terrestre.
Le moment est donc très propice pour exercer, dans toute sa perfection, cette patience dont les anciens justes nous ont donné l’exemple, et que le divin Maître lui-même a si admirablement pratiquée. Sachons, nous
aussi, attendre le jour du Seigneur; et faisons-nous de ses retards même un sujet de mérite. Appelons-le de tous nos vœux ; disons avec une ferveur toujours croissante 1 ’Adveniat regnum tuum, qui est la formule de notre Apostolat ; redoublons d’instances, à mesure que Dieu semble tarder davantage. Crions plus fort, à mesure qu’il semble devenir plus sourd à nos prières ; mais ne nous décourageons jamais ; et gardons-nous de croire que, pour û’être pas immédiatement exaucées, nos prières sont inutiles. En refusant en apparence de les écouter, Dieu nous met dans la nécessité de les multiplier et d’accroître par là même nos mérites. Chacun de ces cris, chacun de ces soupirs, stériles en apparence, portera pour nous le plus doux de tous les fruits; à chacune de ces larmes, dont nous arrosons notre sillon, répondra une gerbe d’éternelle joie, et notre patience sera d’autant plus glorieusement récompensée, qu’elle aura été plus cruellement éprouvée.
En voyant le divin Époux de l’Église soumettre à cette rude épreuve cette Épouse bien-aimée, nous n’avons pas'le droit de nous étonner qu’il lui associe, dans son apparent délaissement, ses amis les plus chers. Le partage de sa croix a toujours été le privilège des âmes les plus dévouées. N’ayant rien trouvé de meilleur pour lui, il me saurait leur faire aucun présent plus précieux. Mais à cette heure où l’Église est plus spécialement appelée à reproduire les douleurs et l’universel délaissement de la Passion, les âmes plus intimement unies à ce divin Sauveur participent plus largement à cette vocation douloureuse. Comme le saint Patriarche iduméen, étendu sur son fumier et abandonné des siens, fut spécialement choisi pour être la figure du Dieu de Gethsémani et du Calvaire, ainsi, de
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nos jours, les âmes les plus généreuses sont mises en demeure de boire à plus longs traits son amer calice. Revers de fortune, persécutions injustes, déchirements de cœur, abandon apparent de Dieu lui-même, tel est aujourd’hui plus que jamais le lot des amis de Jésus- Christ.
Mais qu’ils ne se plaignent pas : car ce lot est magnifique. En les assimilant plus parfaitement à la patience du divin Crucifié, il leur assure une part plus large à son triomphe.
Il n’est, du reste, pas un seul chrétien qui ne soit appelé à conquérir cette couronne que la patience peut seule nous assurer ; saint Paul s’adresse à tous quand il dit : « La patience vous est indispensable pour accomplir la volonté de Dieu et obtenir l’accomplissement de ses promesses. » (Héb., x, 3-5.) Nous trouvons chaque jour, en nous et autour de nous, mille occasions d’exercer cette vertu. Que de motifs n’avons-nous pas, en effet, d’être mécontents des autres et de nous-mêmes ! Quel est celui dont la vie est parfaitement conforme à ses désirs, et auquel les événements ne ménagent pas de continuelles déceptions! Mais, c’est surtout quand la pauvreté et la maladie viennent nous assaillir, quand la vieillesse arrive avec son cortège de misères et d’infirmités, quand toutes les illusions s’évanouissent, et quand, en plongeant ses regards dans l’avenir, on n’y peut plus découvrir aucun rayon d’espoir propre à dissiper les tristesses du présent, c’est alors que la patience devient notre unique ressource.
La vraie charité du Cœur de Jésus peut seule alors garantir le cœur du chrétien contre les funestes inspirations du découragement. Alors aussi la vertu
des disciples fidèles de ce divin Cœur reçoit de leur patience toute sa perfection. (Jac., i, 4.) Tandis que les vertus humaines, privées des appuis auxquels elles étaient redevables de leur énergie, subissent une honteuse défaillance, la charité divine, se dépouillant dans cette suprême épreuve de tout alliage d’amour-propre, acquiert un incomparable éclat. Un païen a dit qu’il n’est pas, au monde, de spectacle plus digne des regards des dieux qu’un juste aux prises avec l’adversité et opposant à ses assauts une inébranlable constance.
Combien plus beau est le spectacle offert au ciel et à la terre par un vrai disciple du Cœur de Jésus conservant, au sein des plus cruelles épreuves, la plus douce sérénité et n’ayant que des bénédictions pour son Dieu, alors même qu’il voile sa bonté sous les apparences d’une impitoyable rigueur !
La patience, poussée jusqu’à l’héroïsme, est l’holocauste le plus précieux que le chrétien puisse offrir à son Dieu ; c’est le plus grand mérite qu’il puisse acquérir pour lui-même.