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Les néphrites des disbétiques.
Les diverses études que nous venons de faire des manifestations rénales des diabétiques semblent nous avoir montré qu'il faut distinguer absolument en suivant la classification du professeur Rathery, qui prend là une importance toute particulière :
10 Les néphropathies, c’est-à-dire les manifestations rénales sans troubles du fonctionnel rénal proprement dit et qui semblent les plus fréquentes.
C’est le cas de bien des albuminuries et des hypertensions artérielles, de Iæ plupart des hématuries et de quelques azotémies des diabétiques.
Ces néphropathies indiquent probablement une lésion rénale, mais une lésion minime n’entraînant en rien une gêne dans le fonctionnement rénal.
Elles ne nécessitent qu’une surveillance légère, mais répétée.
C’est le diabète qui dans ces cas l’emporte sur la néphrite. C’est contre le diabète qu’il faut diriger tous ses soins et le régime qu’on établira sera celui des diabétiques en ne restreisnant que peu les viandes et les graisses.
- 20 Les néphrites proprement dites, c’est-à-dire les manifestations rénales, s’accompagnant de troubles du fontionnement rénal qui ne semblent pas très fréquentes.
Ces néphrites surviennent plus fréquemment chez le diabétique simple que chez le diabétique consomptif.
Il nous à semblé que ces néphrites ne survenaient pas le plus souvent comme une complication du diabète, maïs bien comme une affection concomitante développée sur un terrain favorisant la sclérose rénale.
En effet, dans la grande majorité des cas observés, nous voyons que chez les diabétiques qui ont fait des néphrites, dès le premier examen on a constaté un trouble net de la fonction rénale (une urée sanguine augmentée, une constante d’Am-