‹ Le Rein Des DiabétiquesChapitre 66 sur 103 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

S'il est exact que c’est surtout depuis la découverte de l'insuline que ces manifestations rénales attirèrent l'attention des auteurs, il s’en faut qu'auparavant elles aient totalement échappé à la perspicacité des vieux cliniciens.

C’est ainsi qu’en 1844 Bouchardat rapportait à l’Académie des Sciences un cas de coma diabétique où les urines qui avaient contenu 135 gr. 71 de glucose la veille de la mort n’en contenaient plus une trace à l'heure de la mort, le malade ayant été emporté par une maladie en quarante-huit heures.

En 1859, Griessinger rapprochait des lésions rénales qu’il avait trouvées à l’autopsie de 4 comas diabétiques, le fait que la glycosurie décroît avant la mort des comas diabétiques.

En 1870, Seegen note l’oligurie et une légère albuminurie dans deux cas sur 15 de comas.

A la même date Burshaper rapporte trois cas de comas qui moururent avec une anurie ou oligurie marquée.

Dès 1868 Colin publie dans la Gazette hebdomadaire un cas de « diabète sucré mort par urinémie à forme dyspnéique avec dégénérescence des reins »; il s’agissait d’une femme de trente-cinq ans, diabétique depuis un an avec polyurie de 5 à 6 litres . À son entrée elle avait une forte glycosurie sans albumine; quatre jours après elle présenta une anxiété marquée avec cyanose et dyspnée en même temps qu'elle devenait oligurique (1/2litre) d'urine contenant de l’albumineet, semble-

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