RAR, DE
t-il, des cylindres. Le lendemain elle tomba dans un coma complet et mourut anurique. Les reins volumineux présentaient une dégénérescence graisseuse totale de la substance corticale.
Le sang recueilli dans les veines caves, « post-mortem », renferme une proportion considérable d’urée. Ce cas est le premier de la littérature montrant la possibilité d’une forte azotémie au cours du coma diabétique. Malheureusement il n’est pas fait mention des corps acétoniques et il manque de chiffres précis, ce qui n’est pas étonnant pour l’époque à laquelle il fut publié.
En 1878, Jules Cyr rapportant 32 cas de coma diabétique nota l’oligurie dans trois, et dans un, une anurie de trente heures avant la mort et parla de l’urémie comme d’une complication du diabète.
Vers la même époque Bosho Scheube cita deux cas de coma diabétique avec respiration ample, type Kussmaul où la diurèse diminua avant la mort et où on observa une légère albuminurie dans l’un.
L’autopsie montra une dégénérescence graisseuse.
L'auteur écrit alors que les symptômes du coma diabétique avaient été modifiés par l’intrusion de l’urémie.
En 1880 Leroux cite un enfant de quatorze ans mort de coma diabétique, une albuminurie précédant de deux jours le coma et mort en anurie presque complète. Les reins comportaient une dégénérescence marquée de l’épithélium.
À la même date Reginald Southey rapporte un cas de coma diabétique mort en anurie et un autre cas avec oligurie et 1 gramme p. 1.000 d’albuminurie.
En 1888, J. Hesse rapporte un cas de coma d’un homme de quarante-deux ans dont l’urine, quarante-huit heures avant la mort, ne contenait pas d'acide diacétique et seulement 0 gr. 004 par litre d’acétone qui fut amélioré très temporairement par les injections intra-veineuses de bicarbonate de soude. Si ce cas était bien étudié ce serait le premier en date des cas de coma avec gêne de l’excrétion des corps cétoniques : malheureusement les données manquent pour être certain rétrospectivement du diagnostic du coma diabétique.