LANG HER
En 1890, Fr. Kraus cite un cas de coma nettement diabétique où la réaction de Gerhardt, d’abord très nette, diminua fortement dans les urines la veille de la mort.
À l’autopsie les reins étaient nettement altérés.
Leva en 1891 cite une femme avec respiration de Kussmaul qui mourut sans acétone et acide 8-oxybutyrique et seulement avec une trace douteuse d’acide diacétique dans les urines.
En 1897, Lépine rapporte le cas d’une femme de soixantesept ans qui mourut de coma diabétique après anurie et chez laquelle la glycémie était extraordinairement élevée à 10 gr. 60 par litre et à ce propos cite un cas où l’urine ne contenait à la mort que 8 gr. 50 puis 1 gramme de sucre.
Dès 1912, Chauffard et Rendu publiaient un cas de coma diabétique comportant le premier dosage de l’urée sanguine, qui s'était élevée à 1 gr. 60.
C’est croyons-nous le premier cas d’azotémie mesurée au cours du coma ; chose intéressante également, les reins se montrèrent normaux à l’autopsie.
En 1913, Rosemblom rapporte trois cas sur 8 de coma diabétique sans acétone, ni acide diacétique, ni acide $-oxybutyrique dans l’urine alors qu'il existait une « trace » d’acétone et d'acide diacétique dans le sang.
Mais aucun détail n’est donné sur l’histoire clinique. L’auteur affirme, qu’il ne s’agit pas dans ce cas de complication rénale, mais suggère que le coma pouvait être dû à la formation de toxines nitrogènes encore inconnues.
En 1916, Mac Caskey signale un cas de coma diabétique avec légère défaillance cardiaque avec albuminurie et cylindrurie.
La glycémie était de 6 gr. 60, l’azote résiduel de 0 gr. 20. L’acétonurie nette, mais sans diacéturie ni acide $-oxybutyrique. L’excrétion uréique était très gênée à 5 gr. 4 par vingt-quatre heures.
L'épreuve de la phénolsulfonephtaléine montre une excrétion de 43 p. 100 dans les deux heures. Le malade mourut avec une tension artérielle très basse. L'auteur rattache ces faits à une intoxication par les corps cétoniques.
En 1917, Joslin cite un cas avec défaillance cardiaque pré-