ÉVOLUTION
Trois modes évolutifs ont été signalés et nous avons parmi nos observations des. exemples de ces trois évolutions possibles ; | NS
19 La guérison progressive et complète. Ce que les auteurs ont noté alors avec une quasi-unanimité, c’est la disparition rapide et totale de tous les symptômes rénaux et le retour souvent très rapide à un fonctionnement rénal normal. Chabrol et Jomier, Warburg avaient déjà depuis longtemps observé pareille éventualité. ré
Joslin examinant l’excrétion de la phénolsulfarphtaléine la trouva normale en quelques jours.
M. Labbé suivit un de ses cas deux ans après son coma et lui trouva une urée sanguine à 0 gr. 40, une constante à 0,10.
Dans nos observations personnelles, nous vîmes chez Bou... qui fit une azotémie à 0,70 avec albuminurie et cylindrurie pendant son coma, le fonctionnement rénal redevenu complètement normal en cinq jours, puisque à ce moment l’urée était de 0 gr. 30, la constante d’Ambard à 0,076 et la phénol à 60 et que, bien entendu, l’albuminurie et la cylindrurie avaient totalement disparu.
C’est également le cas de Dol... qui après avoir présenté un coma avec azotémie à O0 gr. 90 en janvier 1934 retrouva un fonctionnement normal du rein en cinq jours et put mener à bien une grossesse deux ans plus tard, en janvier 1986, sans présenter la moindre trace d’albuminurie et sans que son urée sanguine s’élevât au-dessus de 0,50.
C’est également le cas de Bar... qui, après avoir présenté une urée à 0 gr. 65 pendant son coma, redescendit à 0 gr. 28 en sept jours et, revue un an après, montra un fonctionnement rénal absolument normal. :
Aïnsi dans un certain nombre de cas on voit la guérison avec « restitutio ad integrum ».
20 Dans d’autres cas, l’évolution se fait rapidement vers la mort, malgré l’insulino-thérapie. C’est ce que nous avons observé chez plusieurs de nos malades où l'insuline n’eut guère d'effet et où la mort survint rapidement, sans qu’on ait pu faire le départ entre ce qui était dû au processus diabétique et au processus urémique étroitement associés,
C’est le cas de Bre... et de Cour... par exemple.
3° Dans un certain nombre de cas enfin, plus rares, le traitement insulinique permit d'observer une évolution en deux phases, une de coma diabétique qui s’améliore par le traitement et laisse place à la deuxième phase de coma urémique, . amenant rapidement la mort.
Ce fait fut bien observé dans les observations d’Ambard, de Merklen et celles plus récentes d’Étienne Bernard et Guillaumin.
Une de nos observations, celle de C..., qui fit l’objet d’une leçon clinique du professeur Rathery, en est un exemple
typique.