LI — AU POINT DE VUE ANATOMIQUE
10 La modification macroscopique la plus habituelle des reins des diabétiques est l’hypertrophie qui semble surtout liée à la polyurie.
20 Microscopiquement les lésions de néphrite nous ont semblé fréquentes, mais peut-être liées dans une certaine mesure aux complications qui ont entraîné la mort des diabétiques telles que les gangrènes,:la tuberculose pulmonaire, les infections intercurrentes, toutes susceptibles de léser le rein pour leur propre compte.
39 Quant aux lésions décrites comme spéciales au processus diabétique :
a) La lésion de coagulation décrite par Ebstein nous a semblé n'être qu’un artefact.
b) La lésion de dégénérescence hyaline des tubes décrite par Armanni nous à semblé au contraire fréquente et bien spéciale au diabète. Elle se présente sous la forme d’une « vacuolisation » des cellules, mais contrairement à la description d'Armanni et de Strauss, nous l’avons trouvée surtout nette dans les tubes contournés et non dans les tubes droits.
Cet aspect vacuolaire est disposé par îlots, souvent très étendus, mais toujours séparés par des tubes ne présentant pas cet aspect.
c) L'étude des reins d’autopsie ne nous a pas permis d’affirmer que ces vacuoles contenaient du glycogène comme l’affirmaït Erlich, ce qui ne nous a pas surpris, le glycogène dispa-
raissant très rapidement de l'organisme après la mort. Pour cette étude, nous nous sommes adressé à l’expérimentation.