II. — ÉTUDE EXPÉRIMENTALE
A. Chez le chien rendu diabétique par dépancréatisation.
19 Nous avons retrouvé avec une grande netteté et d’une façon constante la dégénérescence vacuolaire des tubes contournés, semblable à celle existant dans les reins des diabétiques humains.
20 Cette « vacuolisation » apparaît aussitôt que la glycosurie apparaît et nous a semblé être particulièrement nette, lorsque la glycosurie était importante.
30 Cette « vacuolisation » nous a semblé diminuer légèrement lorsque l’on diminuait fortement la glycosurie par un traitement insulinique intense.
49 Les vacuoles ainsi constatées, nous ont montré de menière indiscutable renfermer du glycogène, que nous avons facilement mis en évidence sur des reins prélevés avant la mort du chien, fixés au dioxane et colorés par le carmin de Best et la gomme iodée.
B. Nous avons retrouvé cette lésion, mais à un degré beaucoup moindre, chez le chien rendu glycosurique par la phloridzine.
C. Cette lésion semble se rapprocher beaucoup des lésions décrites par Lamy, Mayer et Rathery dans les polyuries provoquées par injections sucrées.