‹ Le rein mobileChapitre 19 sur 35 · CONSTATATION UE LA MOBILITÉ DU REIN · texte numérisé non relu

CONSTATATION UE LA MOBILITÉ DU REIN

fluence de la respiration ; elle offre à la palpation une extrémité arrondie. Mais, à part ces quelques analogies, les différences sonl toujours assez sensibles et permettent de différencier assez aisément une vésicule d’un rein. La mobilité d’une vésicule est toujours relative, restreinte : elle ne s’abaisse jamais jusqu’au point de laisser palper et dépasser son extrémité supérieure. Et sa mobilité n’est, jamais qu’en battant de cloche; elle tient, elle continue à tenir au niveau du pédicule hépatique, et cette attache fixe est assez spéciale pour que j’aie pu, dans quelques cas, me baser presque uniquement sur elle pour reconnaître une vésicule distendue. En outre, la vésicule ne se réduit jamais complètement.

Le rein se reconnaît à sa forme en haricot, à son bord externe lisse, à sa face antérieure régulière : on atteint ou on dépasse son extrémité supérieure, il est alors tout entier au-dessous de la main qui 1 explore. Mais il remonte facilement à sa place; il y revient aisément et sous la plus légère impulsion, et il disparaît alors à nouveau dans la région lombaire, d ou il ne descendra que par un nouvel effort.

DIAGNOSTIC

Celte réductibilité complète dans la région lombaire est le propre d,u rein mobile : aucun autre organe ne la présente au même degré, et, lorsque je ne l’ai pas constatée nettement, j’ai toujours hésité à conclure à un rein. Dernièrement, chez une malade qui m’était envoyée avec le diagnostic de rein mobile gauche, je n’ai jamais pu constater la réductibilité de la tumeur dans la région lombaire : la malade souffrait même lorsqu on cherchait à effectuer cette réduction, et j’ai conclu sur cette seule indication que ce n’était pas une hydronéphrose, mais un kyste de l’ovaire, et l'opération a confirmé mon diagnostic.

La mobilité du rein est plus ou moins accentuée : il y a plusieurs degrés, c’est au palper qu’il appartient de les définir :

Le rein est mobile au premier degré lorsqu'on perçoit seulement son extrémité inférieure ;

Il est mobile au second degré si l'on peut atteindre ou dépasser son pôle supérieur ;

Il est enfin mobile au troisième degré lorsque, flottant, il se déplace très bas, va très loin de la fosse lombaire.

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