I. — RÉDUCTION DU NOMBRE DES PARCELLES
La réduction du nombre des parcelles composant les différentes propriétés est l'objet essentiel du remembrement.
À titre d'exemple, voici dans quelles proportions le remembrement a réduit le nombre des parcelles dans le département des Ardennes (1):
DÉPARTEMENT DES ARDENNES Propriétés de:
oà5ha. 5 à 10 ha. 10 à 20 ha. 20 à 50 ha. Plus de 5s0ha. Nombre de parcelles avant le Remembrement 35.567 26.751 32.531 44.219 38.830 Nombre d'ilots avant le Remembrement (2) 23.143 16.354 18.340 23.705 15.076 Nombre de lots après le Remembrement 12.874 6.852 6.448 6.701 3.329 (1) Chiffres donnés par M. DAMUzEAUX, chef de service de la Recons-
titution foncière des Ardennes.
(2) &« L'Ilot » est un ensemble de parcelles cadastrales contiguës appartenant au même propriétaire. +
L'examen de ce tableau montre que la réduction du nombre des parcelles est plus importante pour les grandes propriétés que pour les petites; nous verrons d’ailleurs, par la suite, l'avantage de ce système pour les petits propriétaires.
Ainsi dans le département des Ardennes, pour 93 communes remembrées, le nombre des parcelles est passé de 177.808 à 36.204, soit une diminution de 80 % environ.
Il est facile de démontrer la situation, avantageuse pour l’agriculture, résultant de la réduction du nombre des parcelles. Cette réunion territoriale est à la base de toutes les économies qu’on peut mettre à l’actif du remembrement.
a) Gain de temps
La plupart des agriculteurs interrogés estiment que depuis le remembrement ils gagnent un quart du temps consacré à la culture de leurs terres (3). En effet, avec le parcellement, ouvriers et attelages emploient une grande partie de leur temps à parcourir les distances souvent considérables séparant les parcelles, et cela dans des chemins souvent mal entretenus, ce qui occasionne non seulement des pertes de temps, mais une usure rapide du matériel d’exploitation et des fatigues excessives aux attelages. En
(3) Extrait d’une enquête prescrite par la Chambre d'Agriculture de Meurthe-et-Moselle. M. F. H.… (45 hectares), à Hagéville, dit à ce sujet: « Avant le remembrement, une charrue attelée de quatre chevaux labourait environ 20 à 23 ares de terre par attelée, c’est-à-dire par demi-journée, et aujourd’hui la même charrue peut facilement labourer 35 à 40 ares ».
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outre, il est nécessaire d'employer plus de bras, plus de bêtes de traits, plus d'outils, de posséder un capital d'exploitation plus fort.
D'autre part, un gain de temps appréciable est encore réalisé, du fait que le remembrement précise nettement l'assiette des parcelles, et le cultivateur ne perd pas un temps précieux à chercher son champ parmi tant d’autres, et à mesurer s’il a encore sa contenance.
Enfin le remembrement, en augmentant la longueur et la largeur des parcelles, et en leur donnant une forme adéquate aux besoins de l'exploitation agricole, permet une culture plus rapide par suite de la diminution du nombre des « tournières » et de la possibilité de labourer les pièces de terre en tous sens (4).
Ce temps ainsi gagné, peut être employé par le cultivateur à des travaux de « déchaumages » qui ont tant d'influence sur la propreté des terrains, et que le cultivateur n’avait pas toujours le temps d'effectuer avant le remembrement.
b) Extension de l'emploi des machines agricoles
L’emploi des machines agricoles exige des parcelles d’une certaine étendue ainsi que des bons chemins d'exploitation. Cela se traduit encore par un gain de temps, donc une économie, et ce gain de temps pré-
(4) Enquête en Meurthe-et-Moselle. M. J. L.. (39 hectares), à Marsla-Tour, dit à ce sujet: « En grandes parcelles, les labours peuvent se faire dans les deux sens, ce qui donne un nettoyage parfait. Pour couvrir les semences avec la herse ou le scarificateur, meilleur travail
également exécuté en travers du labour ; la semence est mieux couverte et la terre mieux nettoyée >».
nt SE.
sente un intérêt primordial notamment pour la fenaison et la moisson où le moindre retard, en cas de mauvais temps, peut compromettre toute la récolte. Grâce au remembrement, cet aléa si justement redouté du cultivateur est sensiblement réduit (5).
Cependant, il ne faut pas croire que le remembrement, comme on a tendance à le dire, permet d’introduire le machinisme en agriculture, de supprimer les attelages pour les remplacer par le tracteur. L'emploi du tracteur suppose non seulement un sol remembré, mais aussi un pays de grande propriété; or, la France, et particulièrement la Lorraine, est un pays de petite propriété; d’ailleurs les terres fortes de Lorraine se prêtent mal à l’emploi du tracteur à essence (6).
Ce qui est certain, c’est l'augmentation très sensible du nombre des machines agricoles dans les pays remembrés et la diminution du nombre des chevaux nécessaires aux attelages (7).
(5) Enquête en Meurthe-et-Moselle. M. A. G... (45 hectares), à Sponville, dit à ce sujet: « Nous gagnons beaucoup de temps à la moisson, car avant le remembrement, étant obligé de passer avec la faulx entre chaque parcelle pour préparer le passage de la « lieuse », il ne restait plus rien à faire, ou très peu, avec les machines. Nous gagnons les trois quarts du temps ».
Dans le même sens, M. F. H.… (45 hectares), à Chenicourt: €« Pour la moisson, on ne met pas plus de temps pour faire les passages d’une pièce de 3 hectares que pour une pièce de 40 ares, d’autant plus qu’il y a des chemins à chaque bout ».
(6) Enquête en Meurthe-et-Moselle. M. E. S… (80 hectares), à Mazerulles, consulté à ce sujet, dit ceci: « Je peux cultiver avec huit chevaux alors que, si les terres étaient morcelées, il m'en faudrait douze. J'avais fait l’acquisition d’un petit tracteur, mais j'ai dû ne pas men servir. Je trouvais, en effet, plus économique de faire travailler mes chevaux qui mangent de l’herbe plutôt que d’acheter de
l'essence pour faire marcher un tracteur ».
(7) Enquête en Meurthe-et-Moselle. M. J. T., maire de P..., dit à
c) Meilleur rendement de la main-d'œuvre agricole
Le remembrement, en réduisant le nombre des parcelles, assure évidemment un meilleur groupement de la main-d'œuvre par suite de la diminution du nombre des «chantiers », ce qui se traduit encore par une économie pour le propriétaire, car celui-ci peut surveiller efficacement ses domestiques et accroïtre ainsi le rendement de leur travail.
Avant le remembrement, au contraire, les ouvriers agricoles étant éparpillés sur les innombrables parcelles de leur maître, il était impossible à celui-ci de les surveiller (8).
d) Possibihté de réduction du personnel temporaire
Par personnel temporaire, nous entendons les journaliers embauchés au moment des gros travaux
ce sujet: « Dans les cultures de nos régions, et surtout dans les moyennes cultures, il n’est pas possible de diminuer le nombre des chevaux, mais toutefois l’emploi de la moisonneuse-lieuse s’est trouvé sensiblement augmenté. Avant le remembrement il y avait 5 moissonneuses dans la commune, il y en a maintenant 12 ».
(8) Opinions données à ce sujet par deux agriculteurs Lorrains:
— M. A. G.… (00 hectares), à Sponville: « Le remembrement nous permet de surveiller nos ouvriers, car les chantiers sont réunis dans une pièce de 10 hectares, je suis sur ma lieuse et je surveille mes ouvriers qui ramassent les gerbes. Avant le remembrement, il fallait un chantier pour « dérayer », un pour couper, un troisième pour ramasser ».
— M. A. L.…. (34 hectares), à Bonvillers, exprime un avis identique: « Pour la surveillance des ouvriers le remembrement à joué un rôle très important, surtout en ce moment où il est difficile de trouver des ouvriers connaissant leur métier. Dans les grandes pièces l’ouvrier est constamment sous les yeux du patron, alors qu'auparavant le patron était obligé de laisser l’ouvrier labourer seul un champ, pour aller commencer un autre champ et revenir ensuite terminer le premier. Le travail était alors plus ou moins bien fait ».
saisonniers, notamment les travaux de labours et de récoltes des produits, et renvoyés pendant la mortesaison.
Le personnel permanent comprend, au contraire, les domestiques de ferme, au sens strict, attachés à l’exploitation d’une façon permanente, hiver comme été, et dont le travail s'exécute principalement à l’intérieur de la ferme. Ce travail du personnel permanent est le même avant et après le remembrement, il ne peut donc être question de le réduire.
En revanche, le remembrement permet de réduire notablement le nombre des journaliers, c’est-à-dire du personnel temporaire, ce qui procure au patron une économie considérable (9).
e) Augmentation du cheptel vif par suite de la création de parcs clos et suppression du droit de vaine pâture
Partout où la terre est remembrée, on constate une augmentation très nette du cheptel vif.
Le remembrement, en effet, a permis de réunir des parcelles d’accès difficile ou des terrains de valeur médiocre pour en faire des parcs clos, d’où augmentation du nombre des bovins (10) de 50 % environ.
(9) Enquête en Meurthe-et-Moselle: Voici l'avis de M. Ch. D. (50 hectares), à Manoncourt-en-Vermois: « J'ai le même nombre de domestiques, mais cette année je n'ai pas employé de journaliers, ce qui me fait une économie de 60 journées d'ouvriers >.
Dans le même sens, M. L. R.… (62 hectares), à Montiguny-sur- Chiers, nous dit: « Il y a certainement une économie sur les journaliers mais pas sur les domestiques par suite de l'augmentation du cheptel vif 2.
(xo) M. G. J… (40 hectares), à Reïllon, nous dit: « Je possède 10
D'autre part, l’existence de parcs clos enlève sa raison d’être au droit de vaine pâture qui disparaît un peu partout ; le résultat, c’est la disparition du « gardiennage » des vaches et une économie supplémentaire pour le propriétaire (11).
f) Accroissement des surfaces cultivables et réduction des terres incultes Possibilité de réaliser de nouveaux boisements
Avant le remembrement, les petites parcelles éloignées du village ou formées de terres médiocres sont généralement délaissées, leur mise en culture ne serait pas rémunératrice; mais si on réunit ces parcelles pour en faire de grandes pièces, on peut en tirer parti en les transformant en parcs clos ou en les boisant. On a calculé que, par suite du remembrement, la proportion des terres en friches diminue en moyenne de 12,9 à 6,2 % de la surface des terres cultivables. Pour une commune de 500 hectares labourables, la surface ainsi récupérée atteindrait 33 hec-
hectares de parcs clos depuis le remembrement; avant, je n’en avais pas ».
— M. U. C. (8 hectares), à Vaudémont: « J'ai augmenté le nombre de mes vaches; de 3 avant le remembrement, j'en ai mantenant 7 ».
(11) Consulté à ce sujet, M. A. G.. (05 hectares), cultivateur à Sponville, répond ceci: « J'ai complètement supprimé le gardiennage des vaches qui ne couchent même plus à l'écurie. On Îles rentre matin et soir pour la traite. Il en est de même dans les petites exploitations. Je puis citer des « manœuvres » ayant une ou deux vaches, qui ne s’en occupent pas plus que moi ».
Dans le même sens, M. M. G.. (12 hectares), à Pierrepont: « Par suite de la suppression du gardiennage des vaches et de la création de parcs clos, les animaux profitent et rapportent davantage en raison du repos que cela leur procure ».
tares 1/2. Or, on peut évaluer à 1.000 francs par hectare la valeur annuelle de production pour la surface cultivée en Lorraine (terres et prés).
Le remembrement assurerait donc, dès la première année et pour les suivantes, dans cette commune prise comme type, un supplément de production de 33.500 francs (12).
g) Utilisation plus rationnelle des engrais et des semences:
Des économies qui en résultent
La constitution de grandes parcelles évite au cultivateur des pertes de semences et d'engrais. En effet, avant le remembrement, l’exiguité des parcelles faisait que le paysan ne pouvait employer le semoir mécanique ; il semait « à la volée » et il perdaïît ainsi une grande partie de ses semences et engrais qui tombaient sur le champ du voisin. Après le remembrement, l'emploi du semoir réduit considérablement la quantité de semence employée: les agriculteurs sont
(12) Chiffres donnés par M. GïLLrARD, ingénieur en chef du Génie rural.
M. A. L... (28 hectares), cultivateur à Parroy, nous parle de l’avantage de la disparition des friches: « Avant le remembrement, une partie du territoire était en friches. Tous ces terrains sont maintenant cultivés en pièces. C’est appréciable pour les voisins, tant pour la propreté de leurs terres que pour la disparition des souris ».
M. A. G.. (85 hectares), à Sponville, nous parle en ces termes des boisements réalisés à la suite du remembrement: « J'ai pu planter deux hectares de peupliers dans des terrains humides et jusque-là impropres à toute culture >.
De même à Joudreville, M. M. S.. (40 hectares), a « créé et complété un verger de 65 ares ». À Joudreville également, la commune a pu boiser 11 hectares de terrains remembrés lui appartenant.
unanimes pour déclarer que l'économie réalisée est l'environ 20 %.
Le remembrement, en favorisant l'emploi du semoir à engrais, à délivré le cultivateur d'un travail rebutant; aussi, après remembrement, les engrais chimiques sont beaucoup plus employés, l’épandage est plus régulier, enfin le travail est plus rapide (13).
$ II. — RÉDUCTION DU CoùT DE LA PRODUCTION AGRICOLE
Nous venons d'étudier le principal résultat du remembrement : la réduction du nombre des parcelles. Nous avons vu que, dans tous les cas, cette réduction de parcelles aboutit à une économie au bénéfice du cultivateur. Il nous est possible de calculer approximativement le montant total de cette économie. Nous allons nous baser pour cela sur les chiffres donnés par les cultivateurs lorrains (14).
De nombreux agriculteurs consultés estiment que l'économie réalisée tant pour les travaux de préparation du sol que pour les travaux de récoltes, s'établit aux environs de 150 francs par hectare.
M. P. M. (80 hectares), à Seichamps, a fait le total des économies qu'il réalise depuis le remembrement :
(13) Opinion de M. G. G.. (17 hectares), à Mazerulles: € Avant le remembrement l'emploi des engrais n'était pas pratique, mais depuis, on en emploie couramment sur toutes les céréales, les pâturages, les plantes sarclées. Le semoir à engrais, surtout pour les scories, est indispensable et répartit l’engrais mieux qu'il n’est possible de le faire
à la main ».
(14) Enquête sur le remembrement en Meurthe-et-Moselle (1934).
Par hectare
Economie de 75 litres de semence ............ 67 francs Fconomiefdans les travaux du $0l+:..,..... 50 francs Economie par suite de la création de chemins.. 10 francs
À 6) 7) RS RE PM SE PE 127 francs
Un agriculteur de Hagéville, M. F. H.. (45 hectares), estime que 150 kilos de semences par hectare lui suffisent alors qu'avant remembrement il lui fallait 200 kilos.
Nous ne tenons pas compte ici des économies réalisées sur les engrais, la main-d'œuvre, etc.
De même, les agriculteurs de Meurthe-et-Moselle ont calculé que:
a) Pour un quintal de blé:
— lorsque la surface moyenne des parcelles passe:
1° de 1 hectare à 33 ares, les frais de production subissent une augmentation de 32 % ;
2° de 1 hectare à 16 ares, les frais de production subissent une augmentation de 79 %.
b) Pour un quintal de pommes de terre:
— lorsque la surface moyenne des parcelles passe:
1° de 1 hectare à 33 ares, les frais augmentent de 24 %;
2° de 1 hectare à 16 ares, les frais augmentent de 46 %.
Ainsi le remembrement aboutit toujours à une réduction des frais de production, c’est-à-dire à une diminution des prix de revient en agriculture. Il est inutile d’insister sur l'intérêt capital que présente pour l’agriculteur une telle réduction. À l’heure actuelle,
les bénéfices agricoles sont très faibles sinon inexistants, et on préconise comme remède la revalorisation des produits agricoles. À notre avis, le meilleur remède à cette crise serait la réduction des prix de revient en agriculture, les prix de vente restant les mêmes, le bénéfice réalisé par le cultivateur serait supérieur.
Cette solution permettrait d'éviter une hausse artificielle des produits agricoles, hausse susceptible de nuire à la classe ouvrière. Le prix des produits agricoles, comme tous les autres prix, est déterminé par la loi inéluctable de l'offre et de la demande. Fausser l'effet de cette loi en faisant monter les prix des denrées agricoles, ce serait peut-être le moyen de favoriser l’agriculture, mais ce serait aussi une source de mécontentement de la part du consommateur.
Au lieu de chercher à faire monter les prix de vente, il faudrait plutôt, à notre avis, essayer de réduire les prix de revient, mais pour cela le remembrement nous parait indispensable.
$ III. — ACCROISSEMENT DE LA PRODUCTIVITÉ DE L’EXPLOITATION ET AMÉLIORATION DU SYSTÈME DÉSUET DE L'ASSOLEMENT TRIENNAL
Le remembrement, en supprimant les enclaves, assure à chacun la liberté de ses mouvements et favorise le libre jeu des initiatives de chaque agriculteur, qui peut alors se livrer aux cultures assurées du meilleur rendement.
En Lorraine, cependant, il ne faut pas croire que le remembrement a supprimé le vieil assolement triennal; le paysan lorrain est trop attaché à ce système de culture pour l’abandonner brutalement; d’ailleurs, l’assolement triennal, c’est-à-dire la rotation: jachère, blé, avoine, est nécessaire tant pour les besoins humains que pour les facultés productives de la terre lorraine.
Maïs l’assolement triennal s’est transformé en assolement alterné. Le paysan n'étant plus astreint à cultiver par « saison » peut aménager comme il l'entend son assolement. Les plus mauvaises terres sont réservées aux parcs, puis on supprime les jachères pour les remplacer par la culture des plantes sarclées et des prairies artificielles (15).
Enfin, le remembrement, par suite de l'emploi plus étendu des machines agricoles et des engrais, a permis d'augmenter considérablement le rendement des terres labourables.
D'autre part, une conséquence très importante de la réduction du nombre des parcelles, c’est la diminution dans une très forte proportion des & raies » de culture qui séparent chaque parcelle. Ces raies de
(15) Voici ce que dit à ce sujet un cultivateur de Montigny-sur- Chiers, M. L. R.…. (62 hectares): « Le remembrement a permis d’améliorer l’assolement triennal en diminuant les jachères qui sont remplacées par les betteraves fourragères, les pommes de terre, trèfles, etc. ».
Dans le même sens, M. M. L.. (34 hectares), à Beuvillers, dit ceci: «< Sans avoir abandonné l’assolement triennal, le remembrement m'a permis de dessaisonner pour permettre l'équilibre des saisons. Autrefois en dessaisonnant une petite parcelle, on risquait fort de voir la récolte détruite par les limaces et les souris provenant des friches ou des prairies artificielles voisines de la parcelle dessaisonnée »,
culture sont généralement une source de multiples inconvénients pour le cultivateur : elles sont toujours mal ensemencées et mal pourvues d’engrais, car nous savons que le cultivateur craint de jeter la semence sur la parcelle du voisin, aussi sur la bordure du champ la récolte est maigre (16), et c’est une nouvelle perte pour le propriétaire.