ACTE PREMIER
me fais retourner ?... (Apercevant la photographie qu'Henri remet dans son portefonille.) UllP photOp[raphie ! . .. Ah!
cachottier !
HENRI
Non. Mais je te raconterai ça plus tard^ quand la chose sera officielle !
ANTOINE
Un mariage alors?
HENRI
Avec une veuve chaniiante,, rencontrée à la chasse chez des amis... Seulement^ elle hésite! Elle est si mal tombée avec son premier mari...
ANTOINE
Qu'elle a peur de dégringoler avec le second !
HENRI
Voilà ! Elle m'a demandé quelque temps pour rétléchir !
ANTOINE
Alors tu te crois o])ligé de lui être déjà fidèle?
HENRI
Aussi quand par liasard, je rencontre sur ma route une jolie femme qui... entin quand ledia])le me tente, je tire sa photogra^ihie.
ANTOINE
En priant les gens de se retoiu'ner !
•. HENRI
A Ghantelaur ça va encore ! Et puis il \ a des dérivatifs : je travaille, je chasse : et quand ça ne suffit pas, je scie des bûches!... Mais à Paris, mon ami, à Paris! (Avec feu.) Les l^runes, les blondes, les rousses dansent devant mes veux.
ANTOINE
Eh! là! Eh! là Je me retourne, tire tu photographie !
HENRI, prenant son chapeau.
Tiens, je vais remercier le ministre!
ANTOINE
Vas-y, ça t'évitera une ])ùclie! (Regardant l'heure pendant qu'Henri prend son chapeau.) Une heui'e moin S
une! Elle monte l'escalier .. (Défaillant à moitié.) Ah?
HKXRI, le retenant.
Eh bien!... Eh hien!...
ANTOINE
As-tu déjà tàté un soufUet de forge?
HENRI
Non,
ANTOINE, lui prenant la main et la mettant sur son cœur.
ïàte vite, alors, tàle vite... Et maintenant va-t'en !
HENRI
Oui! Dis donc, en sortant du ministère, je viendrai te rendre compte...
ANTOINE
Entendu ! (On entend deux coups de timbre.) DeuX COUps
secs, c'est elle! Passe par le petit salon! (Appelant. à gauche.) Joseph, ma redingote!
HENRI, avec envie.
Dis donc, quand je pense que dans un instant, tu
vas, veinard... (sortant par la droito et tirant la photographie, à part.) Pardon, Clotilde, pardon!