‹ Le remplaçant; comédie en trois actesChapitre 24 sur 108 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

VALENTINE

Une maîtresse? Mon mari ! Oh ! le pauvre ! qu'est-ce qu'il en ferait ?

GLOTILDE.

Tu ne l'as jamais surpris embrassant ta femme de chambre?

VALENTINE

Hélas ! non.

GLOTILDE.

Il n'a pas dissipé ta fortune ? Il n'a pas eu de condamnations infamantes? Il ne t'a pas jeté à la tête, comme a fait le mien, un plat de tomates farcies?

VALENTINE

Non, non, non.

ANTOINE

Dommage.

GLOTILDE.

Alors?

ANTOINE

. Mais il fait des discours au Conseil Municipal! ]

VALENTINE

Et il prend Fontenoy pour Malplaquet !

ANTOINE

Non. Pour Tolbiac; c'est-à-dire...

Enfin, on ne m'appelle plus que madame Pavie! En voilà une raison, j'espère!

ANTOINE

En voilà!

GLOTILDE.

Hélas! ma ciière amie, cette unique raison devant un Tribunal sérieux...

ANTOINE

Nous irons devant un Tril)nnnl pas sérieux!... On en trouve !

VALEXTINE.

Mais qu'est-ce qu'il leur faut donc?

GLOTILDE.

Je vous le répète, des raisons graves.

On se lève.

VALEMTIXE. au milieu.

Ainsi, je serais condamnée à vivre avec un homme que je n'aime pas. tout en aimant un homme avec qui je ne peux pas vivre?

ANTOINE, qui a gagné la droite.

Et moi me voilà recampé en observation au pied de la falaise? Ah! non! non! non!

GLOTILDE, à Valenline.

A moins de mettre les torts de ton côté.

VALENTINE

Mais je ne demande pas mieux!

ANTOINE, jioussant un grand cri.

Ah!

GL0TILDE. effrayée.

Hein?

VALENTINE

Vous avez trouvé?

ANTOINE

Ail! là! là! Et c'est d'un simple!... C'est-à-dire qu'un enfant en maillot...

VALENTINE

Parlez, parlez vite !

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