‹ Le remplaçant; comédie en trois actesChapitre 26 sur 108 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ANTOINE

Où l'on lirr sans l)alle!

CLOTII.DK.

Un adnUrro sans consécration enfin !

VALENTINIO.

Oui I coiiimi' i[\n iliniit un adultère blanc.

i;L()T[ll)E.

Je sais i)ien qu'il reste les tribunaux... le monde...

ANTOINE

Ah! le inonde!... Lors([u"nn i-oub' les législateurs, on a toute la France avec soi!

GLOTILDE, riant.

Pas mal !

VALENTINE

Et puis après tout, ({uand on n'a pas le clioix des moyens...

ANTOINE

Il faut bien prendre le seul qui s'offre à vous.

CLOTILDE. i-ianf.

Il ne nous reste plus maintenant qu'à trouver un ami assez dévoué.

Ah! je le trouvi-rai... et aujourd'hui!

VALENTINE

Ah ! ce que je vous aime, vous !

ANTOINE

Ma Valentine!

CLOTILDE, regardant l'iieiire.

Ah! mon Dieu! deux heures! Je me sauve !

Elle i-emonte.

38 LK liEMPLAÇANT

AXTOIXE.

Déjà?

Ils remontent tous les trois.

CLÛTILDE.

J'ai rendez-vuvs ù une heure et demie chez mon couturier.

VALENTINE

Oh! alors!... Ah! ma chérie, comment te remercier...

ANTOIXE.

C'est le ciel (jui vous a mise sur notre route !

CLOÏILDE.

Croyez-vous? Enlin, soyez heureux en ménajje, c'est tout le mal que je vous souhaite !

Poignées de mains.

Et toi tu ne te remarieras donc jamais?

CLÛTILDE.

Peut-être!... Mais j'hésite encore, (a vaieniiue.) Dis donCj tiens-moi au courant^ hein?

VALENTINE

Sois tranquille I

ANTOINE

Je vous reconduis.

CLOTILDE

Non, non, ne vous dérangez pas !... Au revoir! (sortant par lo fond.) Pourvu quf uion couturicr m'ait gardé mon tour !

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