SOIT TER
effet utile approche davantage de la quantité d'action qu’elle consomme (1). » Nous avons déjà vu comment, à la suite de Sapi Carxor (1824) et de Comouts (1829), le rendement mécanique fut définitivement exprimé. La thermodynamique vint tout révolutionner ; elle « convertit » la force vive ou l’Energie potentielle en travail, en chaleur; elle remit en honneur la conception des chimistes que nous allons exposer, en faisant jaillir cette force vive qui travaille, qui « se paie » suivant le mot classique de Monrcozrier, des sources chimiques entretenues par l’alimentation.
2. — Ïl faut faire honneur à Lavoisier (1789) de la méthode vraiment scientifique pour calculer le rendement. Voici les expériences capitales qu’il réalisa aussitôt qu’il eut établi que Poxygène développe dans l'organisme une quantité de chaleur égale à la chaleur de combustion des aliments : «Il résulte des expériences auxquelles M. Secun s’est soumis qu’un homme à jeun, dans un {état de repos et dans une température de 26e (soit 3205 C)...consomme par heure 1.210 pouces d’air vital (24 litres, 002), que cette consommation augmente par le froid; et que le même homme, également à jeun et au repos, mais dans une température de 12° (15°C) seulement, consomme par heure 1.344 pouces d’air vital (26 L., 66).
Pendant la digestion, cette consommation s’élève à 1.800 ou 1.900 pouces.
Le mouvement et l'exercice augmentent considérablement toutes ces proportions. M. Secux étant à jeun et ayant élevé pendant un quart d’heure un poids de 15 livres à une hauteur de 613 pieds (soit 489 gr. 50 X 15 x 613X Om.3248— 1.461 kgm. 690), sa consommation d'air pendant ce temps a été de 800 pouces (15 L., 869)...
(1) Navier. Archil. hydraul, de Bélidor, 1819, notes, p. 382,