LIVRE Y
h domir ! » Pour Aslolphe parmi les Francs ce doute est une sauve-garde : le sang des rois est respecte.
» Tout-à-coup arraché des rancrs ennemis par une main ferme et- vigoureuse , le prince est entraîne vers le fleuve au bord duquel est une barque amarrée. Quelques-uns des guerriers vainqueurs s'aperçoivent qu'on leur enlève Clodomir , mais ils l'ont trop admiré pour vouloir achever sa ruine ; loin de mettre obstacle à sa fuite , ils la favorisent. Astolphe a gagné l'autre rive avant que Charles Martel ait aperçu son évasion.
)) Au milieu d'une épaisse forêt, le prince , après quelques heures d'une marche précipitée , recouvre par degrés sa raison. La gloire, l'espérance, les honneurs ne l'environnent plus ; l'amitié seule ne l'a point délaissé. Que sont devenus les braves qui relevèrent sur le pavois! Un seul guerrier est près de lui mais du