‹ Le renégatChapitre 136 sur 334 · LIVRE · texte numérisé non relu

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l>ardiens ; point de réponse à ses prières. Quinze jours se sont écoulés , et le sort du lils de Faldis demeure un mystère pour lui.

» Sa santé est rétablie, il demande à quitter le cloitre. O perfidie inattendue ! l'abbé se rend à sa cellule , et lui prononce ce discours.

« — Le duc de France a réclamé le Jauoc » Cloclomir : sans moi vous n'existeriez plus. » J'avais répondu de vos jours , j'ai refusé de » vous livrer. Gomme prêtre du Très-Haut je » me suis acquitté de mon devoir : comme » sujet de Charles Martel je vais remplir ma » tâche. L'imposteur est démasqué : tous ses » partisans ont péri. Misérable pâtre des Ar- » dennes ! la Gaule indignée vous rejette, et » le repentir seul vous reste. Le généreux » maire du palais vous accorde la vie à ma » prière. Mais j'aime trop ma patrie pour con- » sentir à rendre libre un fauteur de troubles .); et de révoltes. Sous l'habit ecclésiastique i) vous ensevelirez ici vos jours j vous fere?

)) oublier vos crimes à la terre , et vous im-

» plorerez votre pardon du ciel. »

» Il dit, et se retire. Le malheureux captif se voit revêtir de la robe monastique; et les religieux qui le surveillent lui annoncent que, le lendemain même, il prononcera les vœux solennels qui doivent a. jamais en ces murs le séquestrer du reste du monde.

» Le désespoir s'empare d'Astolphe : « — O )) Turial ! ô mon frère ! s'écrie-t-il, oii suis-je, » et qu'es-tu devenu!... Heureux vallons de » Polméran î pourquoi vous ai-je abandonnés ! » Anathilde , chère Anathilde ! ... »

)} Il se roule contre la terre, se tord les mains avec furevu' , et de ses paupières brûlantes aucune larme n'a pu tomber.

» Alors , et pour la première fois , lame fougueuse d'Agobar se révolta contre les cieux. Accablé par tant d'infortunes sans avoir mérité son sort, irrité par tant de souffrances, et frappé par tant d injustices,

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