‹ Le renégatChapitre 150 sur 334 · LIVRE V. 28g · texte numérisé non relu

LIVRE V. 28g

L'espace immense retentit de roulemens sourds et de silïïemens aigus. L'Océan, comme saisi par un pouvoir exterminateur , paraît se débattre convulsivement avec lui; portant ses ondes vers les nues, il en précipite de toute

leur hauteur les masses désordonnées et

semble , entrouvrant ses plus profonds abîmes , prêt à s'engloutir lui-même avec la création tout entière.

» Arrachés aux extases de l'amour et aux illusions de l'espérance par les premiers rugissemens de la tempête, les deux amans avec terreur portent leur vue autour d'eux. Leur radeau, jouet de l'horrible tourmente, foudroyé par la voûte céleste, tournoie au gré des tourbillons et les suspend au sein des abîmes. Les ténèbres ont remplacé le jour; ce n'est plus qu'aux feux de l'orage qu'Astolphe aperçoit Anathilde.

» Pâle , les mains jointes , la fille de Faldis est à genoux.... et son regard plaintif implore

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