‹ Le renégatChapitre 213 sur 334 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

ARMÉE chrétienne , en trois corps séparée , couvre la plaine d'Angastura. Trop éloignée des troupes royales , Ezilda distingue à peine leurs évolutions , tandis que les légions musulmanes plus rapprochées exécutent presque sous ses yeux leurs savantes manœuvres. Pour le triomphateur sarrasin, concevoir, résoudre , entreprendre , réussir, est l'affaire d'un même instant. 11 discerne d'un seul coup-d'œil le possible de l'impraticable, et son génie sait à la fois élever des obstacles à l'ennemi et renverser ceux qu il lui oppose.

Le signal des combats est donné. Montant un coursier d'Arabie , Agobar s'élance au champ d'honneur ; son terrible drapeau noir

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