‹ Le renégatChapitre 241 sur 334 · LIVRE IX. i · texte numérisé non relu

LIVRE IX. i

)) poursuit-il, que la seiileiicc du calife soit à » l'instaut exécutée !

„ — Soldats! s'écrie Alaor, se précipitant j lout-à-coup sous la tente avec ses janissaires , ); sauvez le héros de l'Euiope! sauvez Timmor- )) tel Ago])ar ! » .

Le jeune Sarrasin avait prévu la perfidie, et veillant sur son bienfaiteur, s'était attaché à ses pas en dépit de tous les obstacles. Contre sa téméraire attaque non moins inconcevable qu'inattendue , nulle précaution n'avait été prise .

Au cri de son frère d'armes , le prince a tiré son cimeterre; et les bourreaux qui s'avançaient , armés de la hache homicide , ont tombé sous ses coups. Alaor et sa garde fidèle l'environnent. Ils combattent. La haine , la rage et la veui^eance dirii^ent le bras foudrovant du Renégat. Le lâche Africaiii s'échappe, et en dehors de sa tente , appelle à lui toute une armée.

i36 LE RENÉGAT.

Bientôt les légions d'Athime cernent le fatal pavillon. Les janissaires d'Agohar combattent au-dedans et à l'entour. Les ombres de la nuit couvrent la plage ; d'horribles cris percent les airs ; le sang coule de tous cotes. Les Musulmans furieux combattent en insensés; et ne se reconnaissant plus dans la mêlée , frappent au hasard amis et ennemis.

O nouvelle atrocité î des brandons enflammés jetés contre la tente d'Athime allument un vaste brasier à la lueur duquel les Sarrasins continuent leur horrible boucherie. Le massacre redouble. Le pavillon d'Athime tombe en cendres , et du milieu de ses débris fumans apparaît couvert de sang , noirci par la fumée , et comme sillonné par le feu , l'invulnérable Renégat. Tel s'offrit jadis le chef des Titans, luttant à la fois avec la foudre , avec la terre , avec les cieux.

A travers la multitude guerrière , Agobar

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