LIVRE X
Le chant a cesse, mais l'air demeure en quelque sorte imprégné de sentimens et d'harmonie. Agobar tient encore la main d'Ezilda. Il contemple avec passion sa libératrice, son amante , son épouse. En cette nuit de tendresse et de mélancolie y en ce lieu de délices et d'ivresse, il est seul avec elle.... et la vierge des Cévennes plus belle que jamais ne respire et ne vit que pour lui.
(( — Ezilda ! chère Ezilda ! s'écrie-t-il avec » transport :
» Oui , l'Elysée est au rivage
w Oii l'homme a su trouver un cœur
» O ma bien-aimée ! . . . en traversant la vie , » j'ai long-temps erré dans des sables brûlans ,
» sur des grèves desséchées mais enfin je
*) t'ai rencontrée , j'ai trouvé l'oasis enchantée ; » je ne la quitte plus , et j'oublie lés colonnes \) de feu du désert. »
Une larme d'attetidrissement a coulé des