TOME II. l
lia LE RENÉGAT.
longues paupières de la princesse. Elle sourit;
son sein est oppresse; elle n'ose lui répondre.
Descendant en son ame pure, il lui semble
qu'elle aime trop pour lui parler en ce
moment.
Lui montrant les cygnes qui se jouaient sur le bassin : u — Regarde î continue le héros; tout ;) est amour autour de nous. Ces accords que » tu viens d'entendre, cet air pur et volup- » tueux, ce ciel serein et caressant, ces soli- )) tudes mystérieuses, rien ne parle-t-il à ton » cœur ?
» — Où tu es , répond Ezilda , m'occupé- » je de ce qui m'entoure !... je ne vois rien )) que Clodomir.
» — " Eh bien ! reprend le prince avec sa » fougue habituelle et tombant à ses genoux , » connais donc enfin ton empire ! Le fa- » rouche Agobar , tigre encore indompté , » homme naguère sans pitié le voici,