‹ Le renégatChapitre 304 sur 334 · LIVRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE XI

>i mitié je la de si beaux rayons dans ma vie î » Charme des journées glorieuses! consolation )) des jours funèbres ! viens dans mes bras , » viens sur mon cœur. Au lieu de reproches >^ à t adresser 5 j'ai ma reconnaissance à te » peindre.

» — Homme généreux ! dit Alaor d'une » voix étouffée , chef magnanime ! j'aurai » compté peu de jours ici-bas , mais qu'ils )) furent dignement remplis ! . , . Je te suivis ^ et » tu m'aimas.

» — Lève-toi donc î ?) dit Agobar ; et pour la première fois , depuis les temps de l'innocence y ses yeux laissent couler des larmes.

Alaor est dans ses bras : « — Ainsi donc tu » m'as pardonné .... • — Pardonné ! . . . répète le » prince. Peux-tu me redire ces mots! Jeune » et malheureux guerrier! n'aurais-tu pas le » droit de m'accuser aussi!... Ne causé-je pas » aussi ta perle ! Si tu ne m'avais dévoué ton )i existence , ta tombe ici s'ouvrirait-elle î . . . :»

Des pas lointains se font entendre..... on s'approche... Alaor va mourir. « — Adieu! w s'écrie-t-il , retombant une fois encore sur » le sein de son frère d'armes; adieu! qu'ils » viennent, je suis prêt. Qu'ils me laissent en- » visager les supplices qu'ils me préparent! » mais qu'ils me cachent tes souffrances!... je )) ne vois d'horrible dans la mort que notre )) séparation. »

La grille s'ouvre... Ar m e's de javelots acérés, les meurtriers s'avancent et s'emparent du condamné. Ils le dépouillent de ses habits, ils l'attachent contre un poteau qui va servir de but à leurs flèches. La victime douce et résignée n'oppose -aucune résistance , et d'Agobar seul occupée , ne laisse échapper nulle plainte.

Le héros est hors de lui... l'heure d' Alaor va sonner, il frémirait de lui survivre. D'abord, abafissant son orgueil , ô puissance de l'amitié î ce qu'il n'eut jamais fait pour lui-même , il

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