‹ Le renégatChapitre 306 sur 334 · LIVRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE XI

sans pouvoir faire un seul mouvement , voit l'atroce exécution. A laor est au funeste poteau. La blancheur de son corps dépouillé de tout vêtement se détache du milieu des ombres. La perfection de ses formes , la beauté de ses traits y sa résignation , sa jeunesse , rien n'attendrit les meurtriers ; ils s'éloignent de la victime , et leurs javelots vont partir.

Agobar jette un cri.... dont les murs et la voûte de la prison paraissent ébranlés : il vient d'entendre un affreux sifflement, et le corps de l'infortuné è'est offert soudain à ses yeux hérissé de flèches sanglantes.... L'une d'elles a percé le cœur d'Alaor , ce cœur si pur et si dévoué.... La tête du jeune soldat est retombée sur sa poitrine. Ah ! puisque son regard ne cherche plus celui de son frère d'armes , c'est qu'Alaor n'existe plus.

La grille s'est rouverte Mohamud et ses

janissaires ont quitté le cachot. Odieux 1^-

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