‹ Le renégatChapitre 34 sur 334 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

en-ciel y tel qu'utie voûte lumineuse , couronne soudain l'antique édifice ; le firmament est tout prestiges; la nature est toute magie; et l'air a retenti de chants mélodieux, semblables aux concerts des anges.

Agobar , étonné, retient les rênes de son superbe coursier arabe — Quel spectacle a frappé ses yeux î.:. il commande à ses soldats de s'arrêter, lui-même demeure immobile.

Les portes de l'église ont roulé sur leurs gonds; et du fond du sanctuaire voilé par un nuage d'encens et de parfums s'avance une légion angélique. Les sons brillans de la harpe s'échappent de ces harmonieuses nuées , à travers lesquelles marchent de belles et modestes vierges. Leurs fronts radieux d'un pressentiment d'immortalité sont couverts de voiles du tissu le plus transparent et d'une éclatante blancheur. Palladiums de l'innocence, des symboles mystérieux, des images révérées, étincelans de pierreries , resplendissent du haut

des airs autour de ces milices virginales. Des flambeaux de cire odorante lançant leurs pâles et mobiles clartés parmi de fuyantes vapeurs, tantôt vus et tantôt cache's , semblent les étoiles inconnues d'une région miraculeuse.

Lesinspirëes du Tout-Puissant ont franchi le seuil du portique. Semblables aux filles des Hébreux après la défaite de Pharaon , elles chantent en chœur le cantique de la délivrance; et, les couvrant d'une auréole de lumière , le signe de l'alliance apparu après le déluge à la famille conservée jette sur les sœurs d'Amalberge ses mille couleurs enchanteresses.

Mais quelle est cette femme, cette inconcevable beauté, cette figure surnaturelle qui dirige la troupe sainte?... un cri de surprise échappe au Renégat. Devant le péristyle du temple est un espace circulaire , pavé de marbre , et que terminent de nombreux degrés. A la première marche élevée de ce perron, 1 étonnante

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