L'AN
Encore un an de passé sur le monde ;
La liberté fit crouler un tyran.
Si je vois bien dans la sphère {nt>fonde,
L*astre des rois s*éclipse à son couchant.
Peuples, pour nous, c*est un heureux présage.
Quand le loup dort les bergers sont en pûx.
Chantons! le jour de resclavage
Va disparaître pour jamais.
La liberté, fuyant de ses domaines.
Errait en pleurs dans Tombre des fbrêts ; Elle entendait au loin le bruit des chaînes.
Et la torture armer ses chevalets.
Mais de ces temps de pleurs et de misères.
Le règne, enfin, pour le peuple est passé.
Chantons! au bruit confus des verres, Car notre règne est commencé.
Les rois voulaient à la jeune Amérique Faire aussi don et du sceptre et des fera ; Mais le lion, broyant leur rouille antique.
De leura débris parsemait les déserts.
Ces hochets d*or sont bons pour des esclaves. Se disait-il dans sa juste fureur
Chantons! et que la voix des braves
Répète ce refirain en chœur.
LE BÉFEBTOIBE NATIONAL. 235
O Canada! ton ciel est plein d'orages!
Mais ne crains point rapproche des tyrans; L*aquilon seul dans son char de nuages Renverserait leurs pavois chancelants.
Seul rhomme libre admire nos tempêtes, Et sait braver en tout temps leur courroux.
Chantons! car jamais dans nos fêtes
T/alguasU n*entrera chez nous.
F. X. Gabnbau.