POURQUOI DÉSESPÉRER
Partout on dit, Tceil ûxé sur les flots, L*esquîf brisé s*ab!me sous Forage.
O Canada! ton nom n*a plus d'échos.
Et tes enfants chéris ont fait naufrage.
Mais non, ils ne périront pas.
Une voix tout-à-coup 8*écrie :
Le soleil dore au bout des mâts Le vieux drapeau de la patrie, De la patrie.
Canadien, tu connus cette voix; Le ciel pour nous, souvent Fa fait entendre ; Dans nos malheurs, hélas, combien de fois Nous avons cru notre Dion en cendre?
Enfants jetés hors des berceaux,
On nous exposa sur le Tibre ;
Mais Rome sortit des roseaux....
Et Rome aussi bientôt fut libre.
Bientôt fut libre.
Mais si la nue éclipsa dans les cieux.
Plus d*une fois notre étoile sacrée; Après Forage à son front radieux On reconnut sa gloire à Fempyrée.
Phare qui ne s*ê teint jamais.
Elle éblouit la tyrannie.
Qui droit sur Fécueil des forfaits.
Ira jeter sa barque impie.
Sa barque impie.
236 LE BÉFEBTOIRE NATIONAL.
A la tribune, on vit comme aux combats, Toujours briller notre même courage.
Chargés de fers, menacés du trépas, De nos tyrans nous braverions la rage S^il fallait pour la liberté.
Sacrifier nos biens, la yie ; Et sous son drapeau redouté Mourir pour elle et la patrie.
Et la patrie.
F. X. Gabnbau.