LIVRE SEPTIÈME
Au conunencement de ce livre, est une invocation à Uranie, de la plus grande beauté, et dans laquelle, pour relever la grandeur de son sujet, il en foit un parallèle avec la fable : elle finit par ces beaux vers :
80 fail not tboa who thee implores^
For tbou art beavenly, sbe an empty dreanr.
Adam^ après le récit de Raphaël, médite sur ce qu'il vieni d'entendre ; il cherche à découvrir la cause de la révolte des anges factieux ; et sa curiosité augmentant, il est com-
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paré à un voyageur qui vient de loin, et qui s'arrêtant auprès d'un ruisseau, le regarde couler : il prie l'ange de l'instruire des causes de la création du monde. L'ange y consent, et lui raconte qu'aussitôt que Satan est englouti dans le gou£fre infernal, Dieu annonce à son fils qu'il va créer l'homme, conjointement avec lui. Les hiérarchies célestes applaudissent et chantent un cantique de louange. Cependant, l'Etemel part, et avec le compas d'or qu'il a tiré de son magasin, il trace les limites du monde :
He took the golden compassés, prepar*d Id God*s eternal store, to circumscribe This universe, and ail created things.
Et la terre et les cieux sont à l'instant créés; à la voix du Tout-Puissant, le cliaos se débrouille, et les éléments se séparent l'un de l'autre : il commande à la lumière d'être, et à l'instant, la lumière est. Le firmament^ les mers et la terre sont perfectionnés. Les animaux commencent leur existence. Enfin l'Etemel couronne son ouvrage par la création de l'homme, qui complète la nature, et qui donne on nom à tous les animaux. Il est créé heureux, libre de tout faire, excepté de manger du fruit de l'arbre de la science du bien et du mal, sous peine de mort. Dieu retourne dans le ciel. A son entrée, les cieux retentissent de chants d'allégresse et de cris de joie. Le poète nous apprend que la porte du ciel est à deux battants, et qu'elle aboutit^ à un chemin sablé d'or et pavé en étoiles. L Vchîtecte suprême consacre le septième jour à son repos ; les anges passent toute cette journée en concerts. Les orgues se font entendre dans le lointain ; les voix séraphiques se mariant aux sons mélodieux des instmments. Un hymne d'action de grâces est chanté. L'ange finit sa narration, en donnant à espérer au premier homme que cette histoire de la création parviendra, par translation, à sa postérité la plus reculée.
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