‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme] (volume 2)Chapitre 103 sur 123 · LL A · texte numérisé non relu

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le succès de l’entreprise, que les chefs de bataillons, les ‘apitaines et leurs subalternes, s'adressassent aux maçons et aux charpentiers qui pourraient se rencontrer dans leurs rangs (vu qu'ils ont l'habitude de grimper sur les échafauds) et leur ordonnassent de monter les premiers à la brèche ? Serait-il bien glorieux pour des officiers, en supposant que leurs soldats. plus intrépides qu'eux, s'emparassent du rempart, d'attendre patiemment dans le fossé que ces soldats eussent renversé l'ennemi pour venir ensuite assujétir les échelles, leur tendre la main, les faire monter sans accidents et assez promptement pour réclamer tout le mérite et la gloire de la victoire? A l'idée d'une pareille ignominie, quel est l’homme de cœur qui ne sentirait pas la rougeur lui monter au front; et quel est celui qui ne serait pas prêt, dans un meuvement de juste indignation, à jurer que si jamais le sort l'appelle à prendre les armes, il saura assez de gymnastique pour le mettre en état de se précipiter le premier à l'assaut, d'y monter à l’aide de ses jambes seulement, réservant ses bras pour parer les coups, saisir l'ennemi, lutter corps à corps avec lui et le terrasser ?

Mais, messieurs, pour ceux qu'un goût particulier, une irrésistible inclination porteraient à embrasser la carrière des armes (carrière dans laquelle il n’est guère possible d'exceller à moins que l’on n'y soit appelé par une vocation toute particulière), il est bien d'ait'es difficultés à vaincre, indépendamment de cel:s “11 se rencontrent dans un assaut, avant de pouvoir aspirer au titre d'officier distingué. Ce serait se méçit dre étrangement que de penser que la vie militaire ne consiste que dans la garde montante, les parades et les revus d’un service de garnison : dans les amusements, les hons diners et les brillants uniformes de l’armée en temps de paix. Ce ne sont pas ces fascinantes apparences seulement qu'il faut consulter en sondant ses inclinations pour la vie des camps, i} faut aussi examiner le revers de la médaille. Il faut se figurer l’armée en campagne, luttant non seulereui contre

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