LA FÊTE DU PEUPLÉ
Femmes de mon pays, Biondes et brunes filles Aux flottantes mantilles, Hommes aux fronts amis, Venez! la fête est belle, Splendide, solennelle, C'est ia fête dn peuple! et nous sommes ses fils !
Quand il veut d’une fête, Le peuple ceint sa tête, Ses épaules, ses reins ; L'érable est sa couronne ; L'écharpe qu'il se donne, Quoique noble, rayonne Moins que sa gaîté franche et ses regards sereins !
C’est la fête du peuple ! accourez-y, no: maîtres ! Vous qui pour son suffrage avez tendu la ui!
C'est la fête du peuple! allez! que vos fenêtres De leurs riches pavois ombragent son chemin !
science
tinctes Cette bannière qui déploie de la :
Nos couleurs sur l’or et la soie qu'el!:
N'est-elle pas bien belle à voir? embra Dirait-on pas que cette brise Qui fait ployer sa lance grise | Les Anime son beau castor noir ! utés, « Amis! j'ai vu de douces choses, ve Des filles, des perles, des roses, Mais pour se contenter, il faut subdi Voir ce navire aux pleines voiles, la ‘‘p} Qui s’élance vers les étoiles, preme Disant : ‘‘Je voguerai plus haut !”? nature Quand il a déroulé les plis de ses bannières, attent: Quand le parvis du temple a brui sous son pied, | ches « Le peuple était sublime ! . . Oh! j'aime les prières facults Et les chants de ce temple où tout homme s’assied ! renfer: C'est la fête du peuple! et son mâle génie, nique,
Après les durs labeurs demande les plaisirs ; | que et
J1 lui faut des festins, des bals, de l'harmonie : Les parfums du banquet apaisent ses désirs !
Blondes et brunes filles, Femmes de mon pays Aux flottantes mantilles, Hommes aux fronts amis, Venez! la fête est belle, Splendide, solennelle, C’est la fête du peuple ! et nous sommes ses fils !
J. LENOIR