CÈ
à DRE PR 2 CL NE REA A A TO EE CH Re 0 |
de vivre à perpétuité, on leur doit par compensation une foule de découvertes utiles. C’est à leurs recherches que l’on peut attribuer presque toutes les préparations pharmaceutiques où entrent des métaux. C’est l’un d'eux qui a découvert le phosphore, substance élémentaire qui joue un si grand rôle dans le règne animal. C'est à leurs recherches qu’on a dû les meilleures méthodes d'extraire plusieurs métaux de leur minerai ; et la découverte même de quelques-uns de ceux qui ont reçu aujourd’hui de nombreuses applications, celle du zinc par exemple, est due à Paracelse, qui était le chef des alchimistes du seizième siècle. Cet homme, illustre du reste par ses travaux, se vantait tout haut de porter dans le fourreau de son épée le remède universel qui devait le soustraire à la mort. Il était, comme on peut le croire, l’objet de l’admiration de ses disciples, qui travaillaient avec ardeur à chercher son secret. Ils sacrifiaient à l’envi leur temps, leurs veilles, leur santé et leur fortune à milie tentatives diverses qui ne réussissaient point, mais qu’ils recommençaient toujours avec une persévérance et des espérances nouvelles. Les uns inventaient des fourneaux où le feu était entretenu pendant des années entières ; d'autres imaginaient des alambics de figures fantastiques, sous forme de griffons, de dragons, de phénix, de serpents, etc. r'ous se vantaient d’être sur le point d'atteindre leur but, la découverte du secret précieux de Paracelse, qui ne le voulait communiquer à personne, de crainte, disait-il, que la terre ne pût bientôt plus suffire à ses habitants et que lui-même ne vint à mourir de faim par suite de sa propre découverte . . Ils en étaient là lorsqu'ils apprirent tout à coup la mort soudaine de Paracelse qu’une courte maladie, aidée peut-être de son remède, emporta à l'âge de quarante-huit ans !
Eh bien! cette déconfiture n’arrêta point les alchimistes, et ils continuèrent leurs recherches quoique avec moins de bruit et de vanterie, se contentant, après s’être ruinés eux-mêmes, de faire des dupes parmi les princes et
les sec dat éte cen que pay nou plor en | une autt la b de :
dan:
form vapc fond déjà aprè, le sa étrar qui « le plc mais, Cet lui-m bon !
le seu I'1 viens des ri tionne sances
ne ue arqui ue urs ire ‘me de est seitra- \ de à la imihernps, tives nennces e feu itres sous | etc.
but, e le que opre tout nalae de
Ichiavec ’être es et
les riches ignorants, auxquels ils vendaient bien cher le secret prétendu de faire de l'or. On trouve par exemple dans l’histoire de l'alchimie, sur laquelle je ne me suis étendu autant que pour vous faire connaître les commencements de la belle et utile science qui en est découlée en quelque sorte, on trouve, dis-je, le fait d'un prince qui paya de toute sa fortune un morceau d’une substance nouvelle au moyen de laquelle il pouvait transformer le plomb en or en prononçant quelques mots cabalistiques et en la faisant chauffer dans un creuset et la remuant avec une baguette. (Cette substance précieuse n'était rien autre chose qu'un sel volatil comme le sel ammoniac, et la baguette de fer creux renfermait un amalgame d'or et de mercure, lequel descendait par de petites ouvertures dans le creuset. Le plomb s'oxydait et était enlevé sous forme de crasse au moyen d’un écumoir, le mercure se vaporisait par la chaleur, et l’or pur et brillant restait au fond du vase, à la grande joie du prince, qui se croyait déjà maître du reste de l'univers, lorsque, peu de temps après son acquisition, il chercha en vain, pour le consulter, le savant qui avait jugé prudent de se rendre en pays étranger. Le bon prince voulait le consulter sur une chose qui commençait à l’inquiéter . . Depuis quelques jours le plomb disparaissait bien comme auparavant du creuset, mais, comme on peut s’en douter, il n’y restait plus rien.
Cet alchimiste est le seul qui ait trouvé la fortune pour lui-même en cherchant le moyen de faire de l'or; mais le bon prince, dont je ne me rappelle plus le nom, n’est pas le seul qui s'y soit ruiné.
Il ne faudrait point croire pourtant, d’après ce que je viens de dire, que la science se soit bornée jusque-là à des recherches du genre de celies que je viens de mentionner ; mais, comme je l’ai déjà expliqué, les connaissances chimiques proprement dites se composaient d'une foule de faits curieux ou utiles, mais rien n’était coordonné; le défaut d'instruments suffisamment délicats pour bien suivre des expériences et en tirer des conclusions