TOME IV
" —— mr DR En - I £ ARE : =
L'atmosphère des poissons, l'eau, est également composée de deux éléments: l'un, qui en forme le tiers, lui est commun avec l'air, c'est le même élément que nous respirons, et qui fait brûler les combustibles ; l’autre, qui en forme les deux tiers, est l'hydrogène, le gaz inflammable que tout le monde connaît, et qui depuis quelque temps éclaire les boutiques et les rues d indes villes, et qu’on nous promet à Québec sous peu. Lorsque avec ce gaz se mêle l'oxygène, il en résulte une vive lumière accompagnée de chaleur, et de cette combustion il résuite, pour charbon, un résidu d'eau pure. Aussi, les savants classent-ils maintenant l'eau parmi les corps brûlés. Lorsque ces deux éléments de l'eau se combinent subitement et en quantité considérable, ils produisent une masse de lumière éblouissante accompagnée de fortes détonations. C'est ainsi que se forment, dans les nues, le tonnerre, la foudre et les éclairs; et voilà comme la science moderne nous fait comprendre tout le sens de ces paroles de David: ‘Le Seigneur chang les foudres en ‘‘ pluie,”
Mais dire au peuple que l'eau est 4 ps brûlé, lui dire que c’est un charbon, c'est lui prêter à rire. Eh! depuis quand, dira-t-il, l’eau et le feu s'accordent-ils si bien ensemble? Depuis quand l’eau n'éteint-elle plus le feu ? Le tocsin, le peuple et les pompiers ne répondent-ils pas tous que c’est de l’eau qu’il faut dans les incendies ? Examinons l'argument, si fort qu'il paraisse.
D'abord, qu'appelle-t-on charbon, où corps brûlé ? N'est-ce pas le résidu d’une combustion? et quel est le résidu de la combustion qui se fait par l’union de l'oxygène et de l'hydrogène, n’est-ce pas de l’eau pure? Donc, cette eau est charbon et corps brûlé, et capable de brûler encore.
La preuve est à la portée de tout le monde: voyez ce qui se passe dans la boutique du forgeron ; voyez-le tremper son balai dans l’eau, et asperger son feu ; croyez-vous qu'il veut l’éteindre ? Il connaît mieux que cela : il veut
le ra feu !
il n feu, vous vous char et p l'eat d'añ cela voye les ouve à l'ü dimi auss bras avec
L' qu'il cent:
moit
Ju on n s'élè plus périe froid l’atur nir L vatic deur:
Le creu:
glob.
soph
om- , lui lous qui lat - Ique lles, avec ière ré- , les brûnent une rtes lues, le la e CES 2s en
, lui Eh !
ls si 15 le it-ils lies ?
ûlé ?
st le OXY- Donc, rüler
z ce remvous
LE RÉPERTOIRE NATIONAI, 227
le raviver et l'animer ; mais que le forgeron verse sur son feu toute l'eau qu'il y a dans son baquet, et il l'éteindra, il n'y a pas de doute, parce qu'un peu d'eau anime le feu, et qu'une grande abondance l'étouffe, Que faitesvous quand vous voulez empêcher le tison de s'éteindre ? vous soufflez dessus ; et quand vous voulez éteindre votre chandelle, vous soufflez encore dessus : vous soufflez donc et pour allumer et pour éteindre ! Il en est de même de l'eau, tout dépend de la quantité ; un peu d'eau, un peu d'air attisent le brasier, et beaucoup d'air l'éteignent ; cela est de quelque importance dans les incendies. Vous voyez des gens qui, lorsque la maison est en feu, ouvrent les portes, enfoncent les châssis, et laissent la cheminée ouverte ! Qu'arrive-t-il ? c'est qu'ils donnent de l'intensité à l'incendie, C'est en fermant tout qu'on peut arrêter ou diminuer le feu, pour quelque temps au moins. Il y a aussi des pompiers qui font jouer leur pompe sur le grand brasier, et que font-ils? ils font ce que le forgeron fait avec son balai,
L'air est attiré vers le centre de la terre, c’est-à-dire, qu'il est pesant comme les autres corps, mais il pèse huit cents fois moins que l'eau, parce qu'il est huit cents fois moins compact.
Jusqu'à quelle hauteur notre atmosphère s’élève-t-elle ? on n'en est pas encore bien certain : on conjecture qu’elle s'élève à quinze ou seize lieues. Au delà, serait un fluide plus ténu, qu'on nomme éther; mais ce qui est d’expérience, c’est que plus on s'élève, plus on la trouve froide, subtile et légère. A une lieue et demie de la terre, l'atmosphère ne pèse plus assez pour l’homme et pour retenir le sang dans ses veines. L'homme en est, à cette élévation, comme le poisson habitué à vivre dans les profondeurs de la mer et qui périt lorsqu'on l'amène à la surface.
Les mers, ces eaux que le Seigneur a mesurées dans le creux de sa main, et qui occupent les deux tiers de notre globe, ont autrefois couvert la terre entière : tout philosophe impartial n’a plus de doute aujourd'hui là-dessus.
\f : WE ; 1 ; s ‘| | ail
fl an PP [1]
PS
Ni UE us LE A