RAPPORTS
l'union des e, quand je ont je vais qu'ils expriainsi dire.
» exprimera nents, à ses ce qui, chez s affections, rai matéria- , le spirituavu sein de Ia le la matière, : révélant à urs les éter- & les germes ue, on voit ne dispenser ses rapports ir le spirituet la somme la société ées que prê- \le progrès nps d'arrêt aux idées même sujet.
‘cette double as eu touégard, qui iche impar-
sa 1e 2 Fe ES pr
nn LU Le
PA Ur 0
# He]
faite que je vous livre, jeunesse studieuse, comme pouvant contenir quelques considérations dignes de vos méditations, quelques matériaux, au moins, dont vous pourrez tirer quelque parti dans le cours d’une carrière qui sera, je n’en doute pas, une des plus brillantes et des plus utiles, qu'aucune gGnération ait encore fournie dans notre pays,
On vous l’a dit souvent, et j’aime à vous le répéter ; la patrie a conçu de vous les plus grandes espérances en vous voyant vous associer pour inieux cultiver votre intelligence, au lieu de faire, comme beaucoup de ves devanciers, perdre les loisirs de vos pius belles années dans de vaines dissipations, et à la recherche de plaisirs énervants et abrutissants. Aussi n’ai-je qu'une crainte pour vous, c’est que voyant la supériorité que vous ne manquerez pas d'acquérir bientôt, sur vos aînés, sous le rapport de la culture intellectuelle, vous ne soyez tentés de vous croire aussi leurs supérieurs sous le rapport de l’exyfrience, qui ne s’acquiert que par un long commerce avec les hommes et les choses. Permettez-moi donc de vous mettre en garde contre ce danger, en vous rappelant que si la sensualité fit perdre le paradis terrestre à nos premiers parents, l’orgueil fit perdre le paradis céleste aux plus élevés d’entre les anges.
Je n'ai pas besoin de vous faire apercevoir combien est vaste le sujet dont je vais vous entretenir: il l’est à tel point que, pour le traiter convenablement, ce n’est pas une simple lecture, maïs bien un cours ou un livre qu'il m'aurait fallu composer, si j'en eusse eu le temps et la capacité. Vous ne serez donc pas surpris de voir certaines propositions manquer des développements qu’elles auraient demandés; autres présentées comme admises, qui auraient peut-être exigé quelque démonstration ; d’autres enfin qui se feront remarquer par leur absence : je compte sur votre induigence pour suppléer à toutes ces lacunes ; et j’entre en matière,
L'histoire nous apprend que, lors de l'avènement du christianisme, et longtemps déjà auparavant, une profonde
inquiétude s'était emparée de tous les esprits pensarits. On avait devant les yeux cette immense fabrique de lempire romain, et on ne lui voyait pas de fondement moral, L’amour de la patrie divinisé avait été jusque-là un principe de vie et de force morales pour les nations de l’antiquité; mais cet élément vital du monde payen venait d'être broyé sous les pas des légions romaines. Rome avait-elle au moins des dieux à donner à l'univers asservi ? Hélas { Cicéron avait dit déjà que deux augures ne pouvaient plus se regarder sans rire. Que restait-il donc au monde pour l’empêcher de retomber dans le chaos? La force physique, rien que la force physique. Or, on savait qu’on ne gouverne pas tes hommes avec la force physique seule. Le colosse romain était done alors, comme l'épée de Damoclès, suspendu sur le monde qu'il menagait d’écraser bientôt de sa chute. Le monde allait donc périr? Non : humanité avait foi dans son salut ; quelque chose lui disait qu’elle ne devait pas périr. Quel était précisément ce moyen de salut oue la providence lui réservait ? elle l’ignorait, mais elle était dans F’attente. Elle savait seulement que le monde souffrait du manque d'idées morales et religieuses, et qu'il devait être sauvé par une nouvelle idée morale et religieuse, Ei Dieu, qui inspirait cetie espérance à l’humanité, ne la tronipait pas. Cette idée régéntratrice elle était sous l’incubation divine dans un coin presque ignoré du monde alors, au moment même où la cité imptratrice, parvenue au plus haut point de sa grandeur, allait commencer à décroître, mais après avoir providentiellement, même par sa décadence, préparé les voies à l’idée nouvelle, à ia parole d’amour du Christ.
Dix-huit siècles et demi se sont écoulés depuis cette époque mémorable, dix-huit siècles pendant lesquels la loi de charité a été enseignée aux hommes, et à l’heure qu’il est on retrouve dans les esprits une inquiétude et une attente semblables à celles qui marquèrent la fin de l’ère ancienne. Le doute encore une fois enveloppe le monde de sa brume
de) E Ld
pensatits .
de Pemit moral.
un prinde l’antion venait , Rome s asservi ?
s ne pou- L donc au haos ? La on savait e physique nine l'épée sait d’écravir? Non:
se lui disait isément ce elle l'ignoseulement les et reliuvelle idée > espérance régénérabin presque cité impéleur, allait tiellement, e nouvelle,
puis cette els la loi de re qu'il est ine attente ancienne.
e sa brume
RSS D Se US SO
Mrs
épaisse et lourde; les yeux sont obseurcis, les poitrines oppressées, les cœurs affadis. Au milieu de cette sombre atmosphère, pointe-il quelque lumière à l’horizon, on ne saurait dire si c’est la lueur d’une nouvelle aurore, ou le reflet d’une nouvelle conflagration ; si c'est l'erreur, ou la vérité, la folie avec sa torche incendiaire, ou la sagesse avec son flambeau bienfaisant. !n arrière, crient les uns ; depuis un sciècle nous faisons fausse route ; nous errons dans des déserts arides, où nous ne trouverons que des tombeaux ; abandonnons des chefs perfides, et retournons aux oignons d'Egyste. En avant à pas précipités, vocifèrent les autres ; fermons l'oreille à de vains conseils de prudence ; brûlons nos tentes qui embarrasseraient notre marche ; ruons-nous tête baissée sur tout ce qui nous fera obstacle, et la terre promise est à nous. Puis il y a la gent montonnière, race paresseuse et craintive qui ne voudrait ni avancer, ni reculer. Pour elle tout est pour le mieux : tout est fait, tout est dit ; l’humanité est arrivée au port, et il ne lui reste plus qu’à jeter l’ancre dans les eaux dormantes du paisible statu quo. Et l'humanité indécise ne marche qu’à pas incertains et timides, n'ayant rien de victorieux à répondre aux partis extrêmes qui la tiraillent en sens opposés.
Est-ce donc que la loi de l’évangile ne suflirait plus aux besoins et aux aspirations de l’humanité? Ne suffit-il plus aux hommes d’être frères ? Veulent-ils, nouveaux titans, escalader l’Olympe, et devenir des dieux ? Non; l’homme est bien loin d’avoir usé ou dépassé l’évangile ; bien au contraire, c’est vers la réalisation sociale de l’'évangile que l’on veut marcher; et loin de vouloir s'asseoir au banquet des dieux, les peuples ne demandent que du pain et de la liberté. Mais les résistances obstinées que l’on oppose aux justes réclamations des peuples, les irritent ; des hommes ou ignorants, ou avides, ou ambitieux, souvent tout cela à la fois, profitent de leurs mécontentements pour les entraîner dans mille entreprises folles, téméraires, partant
inutiles, toujours funestes, qui ne font souvent qu’empirer
leur sort. D’un autre côté, réussit-on à renverser des oppresseurs, on se trouve le lendemain de la victoire avec de nouveaux tyrans, ou des hommes incapables, qui n'ont su que détruire et ne peuvent rien :cédifier. Il manque aux peuples, non d'hommes de vigueur et d’action, mais d’hommes de conseil éclairés, saint, dévoués, dont la parole aurait l'autorité des anciens oracles que l'on consultait dans toutes les grandes occas'ons. En d’autres mots, il manque aux peuples une grand: puissance morale au-dessus et en dehors des intérêt: et des passions individuels et terrestres. Ceiie puissance, les peuples du moyen-âge Pavaient dans l’église ou le clergé ; et par des causes que je ne mentionnerai pas ici, cette puissance n’exerce plus dans nos sociétés actuelles qu’une influence politique bien médiocre, si non à peu près nulle. C’est ce qui fait que certains publicistes, convaincus que le spiritualisme ou la religion, qui en est l'expression sociale, est indispensable à la société ; et voyant l'antique foi s’affaiblir, et par suite le frein religieux se relâcher parmi les hommes ; ou bien encore voyant l’enseignement religieux en dehors ou au-dessous des besoins actuels de la société, se sont mis à attendre, à prédire un nouveau Messie, une nouvelle religion, en d’autres mots, une nouvelle idée sociale. t l’on sait quelles extravagances sont déjà écloses de cerveaux exaltés, à commencer par certains disciples de St. Simon à venir jusqu’à M. Cabet.
Que ces moralistes se rassurent ; lévangile suffit à l’humanité, et dans deux mots qu’il contient, il y a plus qu'on ne pourra jamais parfaitement réaïiser en ce monde: ‘NOTRE PÈRE |” ainsi le Christ a enseigné aux hommes de s’adresser à Dieu....Dieu, le père commun de tous les hommes !.... tous les hommes, frères !....Oh ! qu’on se rassure, jamais on ne dépassera cela, toutes ‘es chartes, toutes les constitutions, tous les systèmes socialistes sont là, plus Pesprit de Dieu. Puissent seulement les socialistes nous y faire arriver sans commotions, et on ne leur en demandera pas davantage, on se contentera de la vieille religion.
RPC RO EEE TES
des opavec de ont su jue aux d’hom- , parole nsultait mots, il 1-dessus luels et yen-Âge ses que rce plus ue bien fait que me ou la nsable à suite le bien en= au-desittendre, “ion, en t quelles altés, à nir jus-
t à l’hus qu’on (CNOTRE s’adresmes |...
mais on onstitu- +sprit de ire arri-
ra pas
“i De És .
CSL Re
D Mini 4%
DR
cut
Mais si le monde ne doit pas attendre une nouvelle religion, il a peut-être lieu d'attendre un sacerdoce rénové, un sacerdoce qui ait une pleine conception de la société nouvelle, et qui sache se placer à sa hauteur ou à son niveau. Et déjà même ne voit-on pas sur plusieurs points des symptômes non équivoques de rénovation dans le clergé? Ne le voyez-vous pas essayer ses forces dans l'atmosphère de la liberté, et du progrès social, qui avaient semblé lui inspirer jusqu'à naguère une si profonde horreur? C'est qu'il a senti, c’est qu’il a vu que la religion, fille du ciel, ne pouvait avoir de meilleure compagne dans son pélérinage terrestre, que la liberté, fille du ciel comme elle.
Seconder ce mouvement salutaire, tel est l’objet de la présente lecture. Ce but, je me propose de l’atteindre, autant que mes faibles moyens et le temps pourront me le permettre, en vous parlant de ce qu’est le prêtre, de ce qu'il a été, et de ce qu'il devrait être.
Mais pour bien faire comprendre ma pensée sur le prêtre; il est nécessaire, l’ordre logique même demande que je vous expose mes idées sur le spiritualisme social: c’est done par là que je vais commencer.
La société humaine étant une collection d'hommes qui y entrent sans changer leur nature, l’homme doit s’y retrouver tout entier. Or, chacun sent qu'il y a en lui deux forces, deux impulsions parfaitement distinctes: agissant, tantôt de concert, et produisant uue action harmonique ; tantôt se neutralisant et produisant l’inaction ; souvent enfin l’une prenant l’ascendant sur autre, ct produisant une action inharmouique, c'est-à-dire, en désaccord avec les fins de l'homme, ou autrement une action mauvaise, contraire aux lois de [a création, et partant désagréable au Créateur. Le siége de l’une de ces forces est l'âme, la raison ; l’autre règne par les sensations, les passions ; l'une tend à nous
élever vers l'infini, vers Dieu, vers les choses spirituelles, Pautre nous attire vers les choses terrestres et matérielles.
Aussi les premiers philosophes, les premiers précepteurs
de l’humanité, frappés de cette double nature qu'ils découvraicnt dans l’homme, voyant où croyant voir l’une se manifester plus particulièrement par de bonnes actions ; Pautre, au contraire, se traduire le plus souvent en actions mauvaises, ne crurent-ils mieux se tirer d’embarras, qu’en imaginant deux génies suprêmes, deux dieux, Pun bon, Pautre mauvais; l’un poussant l’homme au bien, Pautre l'entraînant au mal. C’est ainsi que les anciens Perses eurent leur Ormuzd et leur Ahriman, et après eux les Grecs et les Romains, leurs dieux bons et méchants, leur divinisation de toutes les vertus comme de tous les vices : c’est un trait plus ou moins marqué de la théogonie de presque tous les peuples primitifs.
Des études plus approfondies de la nature humaine, aidées des lumières de la révélation, otit depuis longtemps relégué ces absurdes notions an rang des mille et une fables dont s’amusa Penfance des peuples. Mais tout en reietant l'existence de deux grands principes opposés et ennemis, en dehors et au-4:ssus de nous, il en est encore beaucoup qui croient à l'existence chez l’homme même d’un principe essentiellement bon, et d’un principe essentiellement mauvais, que l’on désigne ordinairement sous les noms d'âme et de sens, de raison et de passions, ayant pour manifestation le bien ou le mal, la vertu ou le vice. La monstruosité, pour être transférée du créateur à la créature, ne m'en paraît pas moins une monstruosité: je ne veux pas plus, pour ma part, d’une humanité que d’une divinité monstrueuse. Sans cela, il y aura toujours non seulsment dans Phomme, mais même dans le grain de sable, de; mystères qu'on n’approfondira jamais, et plutôt que de chercher à les expliquer d’une manière injurieuse à Dieu, il vaut mieux se taire, s’humilier et adorer.
Non, messieurs, il ne peut point y avoir chez l’homme deux principes ennemis, toujours et nécessairement en antagonisme l’un avec Pautre ; lun bon qu'il faut choyer, l'autre mauvais qu’il faut étouffer, Il y a bien chez Phomme
CRE Re EE
hr:
RÉ RMRUERTS
ER EEUAS
D mis
ils décour l’une se s actions ; en actions ras, qu’en Pun bon, n, Pautre ns Perses x les Grecs ‘ur diviniices : c’est de presque
humaine, longtemps le et une ais tout en )pposés et est encore nême dun *ssentielle-
sous les ns, ayant u le vice.
à la créité: je ne que d’une jours non \ de sable, ôt que de à Dieu, il
, l’homme ement en ut choyer, , l’homme