TN
pa cela et A ren vel au coll yn
qui h
ce hab néc( des tous dan:
grâc du} dan:
le pl de tr cern socic l'édu circo si vi les e daire
On a reproché au peuple canadien, et je suis fâché de l'avouer, non sans quelque vérité, son ignorance, son apathie pour l'éducation, son peu d’ambition pour s'élever au niveau des connaissances que possèdent ceux avec qui la providence l’a placé dans des rapports journaliers, en concurrence incessante pour tout ce qui concerne les besoins de la vie, Aussi, suis-je bien éloigné de vouloir aujourd’hui adresser la parole à la classe non instruite de mes compatriotes; à cette elasse qui peut mériter le reproche que l’on a fréquemment et indistinctement adressé au peuple canadien en masse, car ce n’est qu’à ceux qui ont reçu eux-mêmes ct qui désirent donner une éducation classique à leurs enfants que je veux parler; éducation dont ils peuvent s’enorguciliir, grâce au zèle et aux lumières des personnes qui dirigent nos colléges, mais qui néanmoins est incomplète, puisque Pon y néglige les exercices du corps et la plupart des moyens qui tes‘ lent au développement des forces physiques.
Mon objet est de faire sentir la nécessité de suppléer à ce défaut, de démontrer le besoin de faire ehtrer dans nos habitudes l'usage de ces exercices, qui non seulement sont nécessaires à la conservation de la santé et propres à former des constitutions robustes, mais indispensables encore à tous ceux qui sont appelés à jouer un rôle un peu marquant dans la société ; de ces exercices, enfin, qui donneront de la grâce, de la confiance, de la hardiesse à la jeunesse instruite du pays, dans tout ce qu’elle sera appelée à entreprendre dans la sphère du monde matériel. Je veux faire voir que le plus grand nombre de nos jeunes gens instruits, sortant de nos colléges, sont très inférieurs, pour tout ce qui concerne les exercices Gu corps, aux dernières classes de la société; qu'en négligeant, chez l’enfant et l'adolescent, l'éducation physique, notre jeunesse instruite, lorsque les circonstances devront la placer à la tête des classes ouvrières si vigoureuses, si intrépides, sera absolument incapable de les commander ; qu’elle ne pourra jouer qu’un rôle secondaire, indigne d’elle, auprès de ceux dont elle devrait non
seulement diriger tous les mouvements, mais auxquels elle doit encore donner lexemple, en se plaçant toujours en tête, au poste le plus périlleux, lorsqu'il se rencontre des difficultés à vaincre, des cangers à braver, de la gloire à acquérir.
Au nombre des qualités les plus essentielles et les plus estimées, chez les peuples comme chez les individus, sont la santé et la force: la santé sans laquelle l’homme est un être malheureux et souffrant, inutile à Iui-même et à charge aux autres; la iorce, nécessaire dans toutes Îles situations de Ja vie, et san: laquelle l’homme ne saurait ricn entreprendre d’utie où de grand, sans la force qui ne cède l’omnipuitence qu'à lintelligence, reine du monde et dominatrice de l'univers.
Aussi, voit-on que, depuis la plus haute antiquité, les vienfaiteurs de l'humanité se sont efforcés, dans le commencement des sociétés, de diriger toute la puissance de leur génie vers un sujet d’un si haut intérêt: la force et la santé. Les chefs des sectes, les législateurs, les philosophes de tous les âges ont imposé des devoirs, dicté des lois, donné les préceptes les plus lumineux sur cette importante matière : ils sentirent que l’homme pour passer, le moins malheureusement possible, les jours que le sort lui a dévolus, devait s’efforcer de se rendre le moins à charge et le plus utile à ses semblabi s; qu’en conséquence Ia santé était le premier des biens; que le développement des forces physiques était le plus précieux des avantages. Ayant à conduire des peuples ignorants et grossiers, incapables de comprendre l'utilité de leurs conseils, ces grands hommes firent intervenir la divinité dans leurs enseignements, et prescrivirent au nom de Dieu, sous les formes de dogmes religieux, de simples préceptes d'hygiène. Les lotions, les ablutions, l’abstinence des viandes, le jeûne, la privation de certains aliments, de certaines boissons, la séquestration des lépreux, ne semblent autre chose que des règles hygiéniques jugées nécessaires à certains peuples d'Orient.
four:
athl( mité taire am) air,
calm très
sant( rapp peint des & santé
ee °°
Ua
La
Dans l'Inde, on imagina la transmigration des âmes pour empêcher la destruction des animaux: Pythagore y étudia la géométrie, embrassa la doctrine de la transmigration qu'il porta dans la Grèce; et ses disciples, indépendamment des règles hygiéniques de labstinence de certaines substances, du jeûne, de l'usage du règne végétal, prirent un soin extrême de modérer les passions et les mouvements violents de l’âme.
Il en fut à peu près ainsi, sauf quelques modifications apportées par le temps, les lieux ct le génie particulier des populations, chez les Chaldéens, les Egyptiens, les Hébreux, les Chinois, les Crétois et les Perses.
Ces deux belles qualités, la force et la santé, dons précieux du ciel, se trouvent, proportion gardée, plus généralement répandues chez nos compatriotes que chez les peuples de la vieille Europe, par la raison que la grande masse de notre population est agricole : car, de toutes les occupations auxquelles lespèce humaine se livre ici-bas, la culture de la terre est sans contredit la plus propre à les entretenir toutes deux. [exercice du cors3 et la mansuétude de Pesprit donnent la santé ; la santé donne la force. L’exnérience, depuis que l’on a commencé à cultiver la terre, démontre que, de toutes les professions, celle de l’homme des champs fournit le plus grand nombre de constitutions saines et athlétiques, en même temps que les difformités et les infirmités, si fréquentes dans les villes, suites de vices héréditaires ct constitutionnels, sont à peu près inconnues à Ja ampagne, Mais si les aliments sains, l'exercice en plein air, l'absence de l’ambition et des passions violentes, le calme et la douceur uniforme de l'âme, développent à un très haut degré les forces physiques et entretiennent la santé, on ne doit pas être étonné que Pétat, sous bien des rapports, opposé des gens de profession, des poètes, des peintres, des musiciens, des hommes d’état, de cabinet et des savants, ne produise des effets bien désastreux sur la santé et la constitution. De là, la nécessité indispensable
368 LE RÉPERTUIRE NATIONAL.
des exercices variés et multipliés pour cette classe d’individus, indépendamment de leur importance envisagée sous le point de vue national et social. Cependant, si les exercices du corps sont si salutaires aux diverses classes de la société que nous venons d’énumérer, arrivées à l’âge de maturité, ils sont bien autrement importants À la jeunesse destinée à remplacer, dans le cours ordinaïre de la vie, les hommes utiles dont elles se composent. Personne n’ignore que c’est dans les dix-huit ou vingt premières années de la vie que se forment le caractère, le tempérament et les habitudes de l'individu. Arrivé à l’âge où le jeune homme embrasse un état, il est déjà formé et marqué du cachet qui devra le distinguer de ses semblables pour le reste de ses jours. De Ià encore le besoin urgent de donner une direction telle, aux diverses branches de l'éducation, que la patrie soi en état de eempter sur un vaste contingent de sujets préparés, au physique comme au moral, à figurer sur la scène du monde, de manière à faire honneur au pays, et à être jugés dignes de remplacer ceux que la faulx inexorable du tmps moissonne annuellement.
Je crois qu’il est généralement admis, et pour ma part j'en suis fermement convaincu, que nos séminaristes, pour le plus grand nombre, sont inférieurs en fait de force physique aux jeunes gens du même âge, livrés aux travaux agricoles ou employés aux arts et métiers qui demandent un travail en plein air. Maiïntes et maintes fois j’ai eu occasion de voir un aîné, après quelques années passées au séininaire, se faire battre de franche guerre par ses cadets et les enfants du voisinage, tous plus jeunes que lui. J’ai été très souvent et également témoin de jeunes gens qui venaient de faire leur cours d’études, d’une forme et d’une apparence athléiques, qui n’étaicnt pas capables de soutenir, contre de petits nains exereés, une lutte d’une demi-heure à des travaux continus, mais d’ailleurs ordinaires et très faciles. Le travail, la marche, la course, etc., ont bien vite épuisé un appareil locomotif demeuré trop longtemps inactif. Non
RU im a YA
ut 7 pad fl
lindi- À SOUS 1 seulement les muscles manquent de vigueur, mais les mous EXET- 3 vements qu'ils opèrent finissent par être dépourvus de de la souplesse et de grâce, lorsqu'ils ne sont pas suffisamment ige de ; mis en action; et l’individu qui a ainsi été restreint dans unesse L. l'usage de ses membres, pendant les dix ou douze années vie, les } de son éducation, acquiert une tournure gauche, raide et ignore : composée ; il est reconnu dès l’abord; personne ne s’y 8 de la Û méprend, et chacun, en le voyant, vous dit: c’est un 8 habi- nt étudiant, il a la dégaine du séminaire. Faute d’exercice, homme à et conséquemment de force et de vigueur, notre jeunesse het qui ï. devient craintive, irrésolue, moutonnière ; et comment en de ses 4 serait-il autrement ? Le courage et Paudace ne naissent-ils e direc- . pas de la confiance qui, chez Pindividu, n’est autre chose que la 4 que la conviction intime de son habileté à vaincre tous les went de ‘4 obstacles, à triompher de tous les dangers? Ainsi, sans urer sur e. exercice, point de force ; sans force, point de confiance en pays, et ‘ | soi; sans confiance en soi, point d'hommes vaillants, mais ineXO- CE des êtres faibles, lâches et pusillanimes, indignes du nom de
LÀ citoyens.
ma part {| A Dicu ne plaise, messieurs, que je ne veuille faire, de s, pour t} l'oubli de l’éducation physique, un chef d’accusation contre e phy- 1 les personnes qui ont la direction de nos séminaires et de travaux ] nos colléges, la plupart de ces maisons n’ayant été instituées dent un Hi que pour former des ecclésiastiques. Mais dans la suppoecasion il sition même qu’elles eussent été originairement établies u séini- É pour l'instruction des laïques, on ne pourrait leur faire de s et les y reproches qui ne s’appliquassent également, et avec plus de été très raison, à toutes nos institutions modernes, puisque nos unienaient versités, tant en Europe qu'en Amérique, ne sont guères parence | plus avancées, et que ce n’est que depuis une époque assez intre de rapprochée que l’on a commencé à y introduire les exercices es tra- | gymnastiques. Si donc il y a reproche à adresser quelque es. Le | part, ce ne peut être qu'aux peuples modernes eux-mêmes isé un qui ont négligé les beaux et patriotiques exemples de
l'antiquité, sur un sujet qui ne le cède en intérêt et en importance qu’à la culture de Pintelligence elle-même.
, Non
Oui, messieurs, c’est chez les anciens, c’est dans la Grèce et particulièrement à Lacédémone, que l'importance de la force physique a été le mieux appréciée et que le gymnase a été le plus honoré. La Grèce. cet universel berceau des arts et des sciences, des talents et des vertus! c’est l'amour sacré de la patrie qui inspira À Lycurgue ces lois qui donnèrent à Sparte ces citoyens vertueux, ces magistrats intègres, ces défenseurs invincibles, qui firent la gloire de cette république, et qui servent encore aujourd’hui d’exemples et de modèle au genre humain.
La prévoyance du grand législateur pour tout ce qui avait rapport au développement des forces physiques s’étendit sur l’homme au berceau et anticipa même sa naissance. On sait que les femmes partageaient les exercices des hommes jusqu’au moinent du mariage. Les danses guerrières, les combats corps à corps, les bains dans l’Eurotas, les repas publics, développaient chez les mères une force qu’elles devaient transmettre plus tard à leurs enfants. Dès le moment de la naissance, le Spartiate attirait la sollicitude de la patrie, et son éducation devenait une des affaires importantes de l’état. Le nouveau né était plongé dans le vin. Peu importait que l'enfant succombât à cette épreuve; les Lacédémoniens étaient convaincus que celui-là aurait été un citoyen inutile à la république. Dans ses plus jeunes ans, le Spartiate s’accoutumait à braver la douleur, la faim, la soif, la fatigue, la rigueur des saisons. Les exercices journaliers les plus rudes, les privations les plus longues et les plus cruelles, la plus grande sobriété, les travaux les plus pénibles faisaient de chaque citoyen un soldat, un héros! A ces exercices succédaient de véritables combats : à l’âge de dix-huit ans, les jeunes gens s'accoutumaient entre eux à braver et À mépriser Îles dangers. On avait pris un soin extrême de proscrire tout ce qui pouvait inspirer de la volupté. L'ivresse était inconnue; dans les repas publics, l’intempérance ne pénétra jamais. Les arts, qui énervent le courage en portant Îa
vol dén La con force mép avai Spar et les les p de la des | livrèr forte beaux lance soumi encore Toute plus ce homm, la gue à la sa tiveme haute Dans u toujour stratégi ne dev:
que, de honneu Sous nous à { pratique La pe les jeux
mcm Éd
PM SN nm ET