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de course sur place ; 13. fléchir alternativement les jambes en arrière; 14. élever en même temps les jambes en avant et en arrière; 15. fléchir les extrémités inférieures, les jambes réunies ; 16. la marche de: mains; 17. flexion des extrémités inférieures, les jambes écartées ; 18. marcher sur les talons ; 19, mouvement des extrémités supérieures, les bras pliés sur la poitrine, ensuite tendus en avant, puis élevés au-dessus de la tête, tenant les mains, les doigts et les ongles tournés en dehors ; 20. frapper la poitrine avec les poignets alternativement ; 21. élever les bras en avant et en haut et les ramener rapidement à leur place ; 22. circonduction latérale des bras, ou mouvement de fronde ; 23. lancer les bras en avant et en arrière ; 24, fléchir le corps latéralement vers {a gauche, vers la droite et en avant ; 25. danse pyrrhique ou militaire des anciens; 26. mouvement du corps représentant la natation.
Le centre de gravité est le point situé dans l’intérieur d’un corps, autour duquel tous les autres points de ce corps sont en équilibre: il est bien représenté par la direction d’un fil qui soutiendrait un plomb, ou par une ligne perpendiculaire.
Si le centre de gravité est fixe, le corps est en équilibre dans toutes les situations qu’on lui fait prendre en le tournant autour de ce point. Il y a chute inévitable aussitôt que le centre de gravité ne se dirige plus perpendiculairement sur cette base. Si, par exemple, on penche trop la tête en avant, on le rétablit en levant une jambe et la portant soit en arrière, soit en avant, ou en se servant des bras et des mains pour rétablir le point de gravité que l’on a perdu, soit par Peffort du vent, soit parce que le plan où l’on : st placé est inégal, raboteux, glissant, etc.
Le mot station, en gymnastique, est l’action par laquelle l’homme se tient debout immobile sur un plan solide, mobile ou chancelant, à genoux ou assis, en équilibre sur un pied, sur les orteils, sur les mains, sur la tête, ou toute autre partie du corps, ou couché sur un plan horizontal ou incliné
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Le levier est la tige inflexible qui se tourne ou se meut autour d’un point fixe. On distingue dans un levier le point d'appui, le point où agit la puissance, et le point où se fait sentir la résistance.
Il y a plusieurs sortes de marches: la marche en avant, celle en arrière, la marche de côté, la marche ascendante et descendante.
Les marches et promenades nocturnes à la campagne et sur les montagnes sont excellentes pour habituer à apprécier les objets, les distances et les phénomènes naturels qui présentent, la nuit, un aspect différent de celui qu’ils offrent pendant le jour.
Lorsque l’on gravit une montagne, ce qui est toujours fatiguant, on peut, sans cesser de monter, trouver le moyen de se reposer; c’est de tourner le dos et de marcher en arrière ; dans la marche ordinaire, on doit faire de petits pas, et se fixer sur la pointe des pieds le plus que l’on peut, et le moins possible sur les talons. Pour changer de pas en marchant avec d’autres, on fait deux pas en avant du même pied, et un avec l’autre pied.
Indépendamment de la course rt du saut, de l’art de lancer les paumes, les balles et les ballons que l’on doit faire pratiquer aux enfants en bas âge, les autres exercices sont plus spécialement du ressort du gymnase et seulement propres à un âge plus avancé, si toutefois nous en exceptons la natation. La natation devrait faire partie de l’éducation primaire quand l’éducation sera ce qu'elle doit être, c'est-àdire, l'enseignement de tout ce qui peut être utile à l’homme eu égard à sa capacité. Non seulement la natation est utile à la santé, mais elle est encore avantageuse en ce que les dangers de la navigation, de la guerre et des voyages sont plus grands pour toute personne qui ne sait pas nager. Que d’infortunés l’art de la natation arrache chaque année à une mort certaine! Que d’occasions elle offre aux âmes généreuses de se dévouer pour sauver la vie à leurs semblables! L'art de la nature ne se devine pas, il faut
l'apprendre : sa théorie est la moins utile, l’exercice est tout. Il serait facile dans la plupart de nos campagnes, et même dans nos villes, d'exercer les enfants à nager sous la surveillance des parents et des maîtres, si l’opinion savait apprécier à sa juste valeur tout ce qu'il y a de bon, d’utile et d’avantageux dans cet exercice. L'établissement de bains publics—si utile au peuple—dans nos grandes villes, si nécessaires à la santé, si négligés de nos jours, ne devraitil pas attirer l’attention du philantrope et du législateur ? Ne serait-il pas bientôt temps que la civilisation moderne s’occupât d’un objet considéré par les anciens, nos maîtres en cela comme en bien d’autres choses, d’une indispensable nécessité? Maïs à défaut du philantrope et du législateur, le spéculateur—ce qui sonne mieux à l'oreille de bien des gens—ne pourrait-il pas trouver son compte dans l’établissement sur une grande échelle de bains publics où tous, pauvres et riches, seraient admis pour une modique entrée ? C'est alors que les plus timides et ceux qui ont la plus grande répugnance pour Peau pourraient, au moyen de toutes les facilités qui leur seraient offertes, acquérir en peu de temps la faculté de bien nager. Espérons qu’un sujet aussi important, celui de l’établissement de bains publics, finira par attirer l’attention des hommes réfléchis et des capitalistes, et que le temps n’est pas bien éloigné où la génération croissante trouvera le moyen de conserver sa santé, d’augmenter ses forces et de multiplier le nombre des citoyens courageux dans l'exercice salutaire du bain à grande eau, exempt de la crainte et des dangers qui accompagnent le bain en plein canal.
Il est pourtant encore une partie de la gymnastique d’une importance incalculable dans les naufrages et les incendies, qui, pour atteindre la perfection chez l'individu, devrait être pratiquée dès le bas âge, laquelle consiste, comme nous l'avons déjà dit, “à grimper au haut d’un mur avec ou sans instruments, au sommet d’un mât ou d’une perche de “ toutes les grosseurs, ou le long d’une corde nouée ou lisse,
“ droite, fixe ou vacillante, diagonale ou inclinée, tordue “ou lâche, ainsi que par des échelles de corde, descendre # ou glisser de toutes les manières possibles en se servant “ des objets que l’on rencontre.” Nous avons connu à la campagne de jeunes garçons capables de faire toutes ces choses ; et, si trop fréquemment de timides papas, et des mamans plus craintives encore, ne ralentissaient l’ardeur et laudace des enfants, tous acquerraient sans peine ces facultés en s’approvisionnant de glands et de faînes, en dénichant les oiseaux et en se laissant aller au penchant qui porte la jeunesse à essayer ses forces contre tous les obstacles qu’elle peut rencontrer, ou imaginer, pour le plaisir de vaincre et de triompher.
Ayant été à portée d’apprécier, il n’y a pas longtemps, tout l’avantage que la société pourrait retirer de ces exercices, je ne puis résister à l’envie que j'éprouve de vous citer un exemple arrivé jusque sous nos yeux, et bien propre à convaincre les incrédules, si toutefois il peut s’en rencontrer à l'égard de faits incontestables. C’était l'an dernier, vers la fin de la navigation, qu’un de ces bateaux qui font le transport à Québec des madriers des grands établissements de MM. Price et Patton, louvoyait paisiblement avec une petite brise par les travers de la Grosse-Isle et de Saint- Thomas, lorsqu'il fut soudainement assailli par un épouvantable ouragan du nord-ouest. Le timonier, peu attentif, n'ayant pas envoyé assez vite dans le vent pour soulager le foc, la drisse qui le tenait tendu fut emportée. Le vaisseau n'ayant plus alors que sa grande voile devient dans un instant hors d'état de pouvoir être gouverné; mais le capitaine ordonne aussitôt d’abattre cette voile et commande à son premier matelot de monter à la tête du mât pour repasser une autre drisse dans la poulie. Le matelot obéit; mais à peine a-t-il grimpé une trentaine de pieds, le long du mât (ces sortes d’embarcations sont dépourvues d’enfléchures), que, soit étourdissement, peur ou autre cause, il se laisse retomber précipitamment en se blessant grièvement dans sa
chute. Il n?y avait pas de temps à perdre, un second mateloi reçoit l’ordre de remplacer son camarade : il le fait, mais après de vains efforts il se trouve forcé de redescendre sans avoir accompli sa tâche. Cependant, le vent devient de plus en plus violent, et le vaisseau est emporté rapidement vers le sud par le souffle de l’impétueux aquilon. Le capitaine se lance à son tour pour tenter un dernier effort, mais tout est inutile, il retombe consterné! Alors un homme, un passager, un cultivateur, aux larges épaules, à la taille svelte et dessinée, à la contenance ferme et assurée, se lève et, s'adressant au capitaine, lui dit : Est-ce bien tout ce ‘ que vous pouvez faire ; vous décidez-vous À demeurer les “ bras croisés?” Et lui montrant en même temps du doigt les gros rochers de la Pointe-à-Guillaume, blanchis par la mer en furie, et vers lesquels la frêle embarcation était emportée : Voyez-vous, ajouta-t-il, Ià la mort nous attend ‘tous dans vingt minutes: mais avant de périr, voyons ‘ce que peut faire un habitant.” Il dit, et saisissant entre ses dents le bout de la drisse, il embrasse le mât de ses quatre membres vigoureux, et dans trois minutes il franchit une hauteur de soixante-dix à quatre-vingts pieds : il est au haut du mât et enlace aussitôt la corne de la hune de son bras gauche, la drisse toujours entre ses dents. Cependant le vaisseau sans voiles est battu au gré des vagues qui font décrire à la tête du mât de gigantesques courbes, des.ellipses et des paraboles effrayantes; mais lintrépide cultivateur n’en est point ému. Soutenu par son bras gauche et ses genoux cramponnés au mât, il passe avec sa main droite la drisse dans Ja poulie, qu’il ressaisit plus bas; et dégageant en même temps son bras gauche de la hune, il empoigne de nouveau la bienheureuse drisse, mais cette fois de ses deux mains, et lâchant les genoux, semblable à un aéronaute qui se précipite des nues sous un parachute, il descend majestueusement le long du mât, tandis que le poids de son corps fait monter de la même manière le foe dans sa position. Le timonier fait aussitôt sentir le gouvernail, le bateau s'élève
et a le temps de virer lof pour lof à une encâblure des brisants ! Dans cet instant, équipage et passagers poussent tous en même temps un hourra et un ff vive Jean-Baptiste ” qui inontent jusqu’au ciel, car ils étaient tous sauvés! des pieurs de joie et de reconnaissance coulent de tous les yeux ; on remercie l’homme intrépide à qui on doit la vie. Cet homme était M. Magloire Têtu, de Saint-Thomas.
Mais l'utilité de ce genre d’exercice, dont M. Têtu vient de nous donner un exemple si frappant, ne se borne pas aux accidents qui peuvent survenir en mer et dans les naufrages: car toutes les grandes villes offrent, presque chaque jour, des occasions bien propres à faire apprécier les avantages que la société peut en retirer. En effet, ici, ce sont des charpentiers ou des maçons que l’écroulement d’une partie de muraille ou d’échafaud laisse suspendus à quelques restes encore debout, mais si ébranlés que ces infortunés sont à chaque instant menacés d’être ensevelis sous leurs ruines ; 1à, c’est un vaste bâtiment, où un incendie déclaré soudainement a coupé la retraite aux hôtes des étages supérieurs; plus loin, e’est une inondation qui met également en péril des quartiers d’une ville submergée ; ou bien encore c’est une de ces épouvantables conflagrations semblables à celles dont Québec a été deux fois le théâtre dans le court espace de trente jours, qui demande la co-opération de tout ce que la nature humaine est capable de concentrer d'énergie, de force, de courage, d'intrépidité et de dévouement pour en arrêter les progrès. Et s’il est une classe d’hommes, dans l'intérêt général, qui, plus que toute autre, ait besoin de ce genre d’exercice, cette classe est bien assurément celle des pompiers. À ce mot de pompiers, votre imagination, messieurs, ne vous peint-elle pas aussitôt cette légion d’anges protecteurs qui, à demi-endormie, n’attend à chaque heure de la nuit que le premier signal de la cloche d’alarme pour courir dans quelque direction que ce soit, où le devoir et le le danger Pappellent ? Arrivée sur la scène, rien ne l’arrête : ni le froid ni le chaud, ni le vent ni la pluie, ni la neige ni
les tourbillons de fumée sortant des ouvertures d’un édifice, ni les toits embrasés ni les murs s’écroulant : l’intrépide cohorte est prête à tout affronter, car le sapeur-pompier ne connaît pas de dangers lorsqu'il se trouve une propriété à sauver, une victime à ravir aux flammes, ou enfin, lorsqu’il a une tâche quelconque à remplir. Il se multiplie, il est partout, son activité et son courage ne connaissent point de bornes. Cependant, quoique témoin journalier de la belle conduite des pompiers en toute occasion, il est difficile de s'empêcher d’éprouver une espèce d'enthousiasme chaque fois qu’on les rencontre au pas de course par une nuit obscure, à la lueur blafarde de leurs torches gaitées, au son inquiet et monotone de leurs petits-jeux de cloches, et aux bruyantes démonstrations d’une vigueur toujours nouvelle, se mêlant au retentissement de leur matériel, roulant rapidement sur le pavé, ainsi qu'aux sourds mugissements de la foule qui les accompagne. Pourtant ceci n’est rien en comparaison à ce qu'il y a de saisissant dans le spectacle qu’offrent ces hommes courageux, la gaffe, le levier et la hache à la main, abattant et détruisant, poussés par une force magique, tout ce qui pourrait favoriser le progrès des flammes. Mais c’est surtout lorsque, par une espèce d’essor simultané, vous les voyez se lancer sur des échelles pour atteindre les toits et les faîtes de bâtiments, d’où les portes et les fenêtres, véritables cratères, vomissent des torrents de feu, que l’on se sent saisi de crainte et d’admiration. Placés sur des volcans, leurs blouses couleur de feu les feraient confondre peut-être avec l’élément destructeur, si les cimiers de leurs casques métalliques, étincelants réverbères, ne laissaient distinguer des têtes humaines s’agitant au milieu des flammes! Anges ou démons, les sapeurs-pompiers offrent dans ces grands tableaux quelque chose en-dehors de la nature humaine! Et qui le croirait! (la chose n’est pourtant que trop vraie,) la société est parfaitement indifférente aux actes d’héroïsme de ces vigoureux athlètes! serait-ce que, semblables à ces admirables phénomènes de la nature, répétés chaque jour et
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incessamment sous nos yeux, ils ne nous frappent plus par cela seul qu’ils sont devenus trop communs? Qu'il en soit ainsi ou autrement, si les hommes ne veulent pas être reconnaissants, ils devraient au moins ouvrir les yeux sur leurs propres intérêts, car il n’est pas difficile de prouver, même à ceux dont l’entendement est le plus obtus, que plus les pompiers auront acquis de pratique dans l’art de la gymnastique, moins il y aura d’accidents fâcheux, et plus ils pourront préserver de propriétés. Mais l’autorité civique ne doit pas simplement borner ses efforts à donner de l’éducation physique aux pompiers, elle doit se rappeler les dangers auxquels ces hommes utiles sont exposés ; la faible compensation qu’ils reçoivent, et surtout que chez eux la gloire ne les attend pas à la fin de leurs travaux: la gloire, ce puissant stimulant qui soutient le militaire au milieu des plus grands dangers, et qui est comme le point de mire de toutes ses actions! C'est pourquoi, si l’on entendait bien ses intérêts, on devrait rétribuer davantage cette classe d'hommes si nécessaire, et décorer solennellement les individus qui se seraient distingués par quelque acte de courage ou de généreux dévouement, blessés, mutilés ou devenus infirmes durant leur service de pompiers ; leur accorder une pension ou bien leur offrir un asile ; et enfin, procurer des secours à la veuve et aux orphelins, lorsque le chef de la famille aurait perdu la vie dans le courageux accomplissement de ses devoirs. |
Maintenant, messieurs, avant de terminer, je dois dire que je m'étais imposé la tâche de passer en revue tous ces exercices qui constituaient plus spécialement l’art régulier pratiqué au gymnase ; maïs parvenu au point où j’en suis, si je ne veux pas trop abuser de votre patience, je vois qu'il me resterait à peine le temps nécessaire pour en faire Pénumération (tant ces exercices sont nombreux et compliqués), et encore moins celui d’entrer dans quelques détails sur chacun d’eux en particulier. Néanmoins, il en est un que je ne puis passer sous silence, à cause de son importance