‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme]Chapitre 119 sur 203 · CI ORNE · texte numérisé non relu

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Neuf de ses successeurs réitèrent cette déclaration. Alors commence un combat qui, pendant trois siècles, est le principal événement de l'histoire. Que sont en effet ces batailles que les empereurs donnaient sur quelques frontières menacées, ou ces luttes intestines que des soldats se livraient pour s’arracher la couronne ? Les guerres qui ont eu le plus de retentissement dans la postérité furent celles qu'eurent à soutenir contre le fer de Domitien, de Dèce, de Dioclétien, les disciples du Christ.

Voyez quel spectacle : les chrétiens allumés vifs servent de flambeaux pour éclairer les nuits de Rome ; ils deviennent l'aliment ordinaire des tigres et des lions du Colisée ; les bourreaux se fatiguent à couper leurs têtes ; l'industrie de la cruauté s’épuise à inventer de nouveaux supplices. Un empereur, redoublant les coups de la persécution, se lève et s’écrie : J'éteindrai le nom chrétien. Quelques années après, le christianisme est triomphant. La croix qui a brillé au sommet des airs, resplendit glorieuse sur le trône des Césars : Rome est chrétienne. Cessant d’être la capitale du monde politique, elle devient, aux yeux de tous, la capitale du monde spirituel.

Constantin, en transférant le siège de son empire à Byzance, obéissait, à son insu, à une loi qui établissait que le représentant du Christ devait régner seul dans la ville éternelle. Cependant la société romaine avait été condamnée à périr. Il devait être effacé de la liste des peuples, ce peuple qui avait écrasé le monde sous le poids d’une si horrible tyrannie, et qui s'était baigné avec une joie si féroce dans le sang des martyrs. Son heure suprême avait sonné à l'horloge des décrets éternels. ‘‘ Dieu lève pour le détruire l'armée des ‘ Barbares. Toutes les hordes du nord de l’Europe et ‘ de l’Asie reçoivent l’ordre de marcher. Ces conscrits ‘ du Dieu des armées s’avancent pour exécuter ses ‘‘ vengeances.””

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de fer, aux cœurs avides de sang et de ruines, se ruant sur un empire tombant en dissolution. Le fléau dévastateur s’avançait grandissant des débris qu'il accumulait sous ses pieds. Dans sa puissante étreinte expiraient étouffées toutes les institutions anciennes. Que va devenir l’antique civilisation devant ces barbares dont l'esprit ne connaît d'autre beauté que la sauvage horreur des forêts, berceau de leur empire ; dont le cœur ne se ravit qu'à l'aspect du sang qui, inondant les plaines, rend témoignage de leur valeur ; dont l'oreille ne s'ouvre que pour frémir au retentissement de leurs armes, ou au bruit des empires se fracassant sous leurs coups ?

Ces peuples ne venaient pas seulement pour être les exécuteurs de la sentence portée contre l'empire romain. Destinés à former les sociétés modernes, ils étaient appelés, eux aussi, à la connaissance du vrai culte, et par son moyen, aux avantages de la civilisation. La religion entreprend de dompter le génie féroce des nouveaux conquérants. La voici aux prises avec le vandalisme et la barbarie. Bientôt elle voit l’'étendard de la foi recevoir partout l'hommage de nations jusqu'alors indomptées. Et puis, elle travaille à retremper à sa source bienfaisante le génie de ces peuples, et à leur enseigner la justice, les lois et l’art de la société.

Mais il fallait opposer une digue puissante au torrent du vice et du despotisme, qui, découlant de la barbarie originelle, se gonflait quelquefois au point de produire d’horribles désastres. Une autorité puissante, irrésistible devait exister pour imposer à ces nations longtemps encore impatientes du frein de l’ordre. La papauté devait être nécessairement ce pouvoir souverain. Mais pour cela il fallait que le pontife suprême fût indépendant de toute autorité humaine : il ne convenait pas qu’il fût sujet d’un prince de la terre.

Dieu appelle une nouvelle race sur le premier trône du monde. Le roi nouveau, dont le pape a proclamé le droit sans contestation, accourt bientôt aux portes de Rome :

il la délivre pour un temps de la crainte d’un ennemi inquiétant, et fait don au pontife et de la ville et du territoire sur lesquels il exerçait depuis longterips une domination que la nature des circonstances lui avait insensiblement donnée.

Cela ne suffit pas. Il faut une main plus puissante pour fonder le pouvoir temporel des papes. Il faut aussi qu'il se foruc un vaste empire qui, réunissant pour quelque temps les peuples sous une même autorité, les soumette à des lois sages et conservatrices,

Alors un homme paraît. Il bran‘it sa puissante épée aux yeux des nations qui 5’effraient. Puis à tous les peuples, à tous les princes en qui il croit voir des ennemis de sa race et de sa religion, ou des violateurs des lois éternelles de l'équité, il crie: malheur. Alors il part comme ‘éclair ; il vole d’un bout de l’Kurope à l’autre. La victoire se fatigue à le suivre. Partout son passage, c’est la conquête. Lombards, Saxons, Bavarois, Maures d’Espagne, Esclavons, Danois, peuples barbares du nord de l’Europe, tous le voient passer, tremblent, s’inclinent devant son épée et disent : Nous sommes à vous. Un empire puissant est constitué. Le chef de l’Église voit sa souveraineté temporelle confirmée de la manière la plus solennelle. À son tour, il proclame le vainqueur de l’Europe empereur d'Occident. Cependant le conquérant, au milieu de ses victoires, donnait à ses peuples ia plus sage législation, ressuscitait la science, faisait régner partout les lois de la justice, et offrait l'exemple de toutes les vertus de la religion. Aussi la grandeur de son existence fut perpétuée dans le souvenir du monde, pai le nom que lui donnèrent les nations. Tel fut le type du souverain chrétien que Dieu forma, et qui eut nom Charlemagne.

L'empire immense que gouvernait cette main gigantesque se démembre. De ses morcellements se forment des États nouveaux. Partout s'élèvent des souverainetés indépendantes. Partout paraissent bientôt la guerre,

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l'oppression du faible, la violation des droits. L/ Europe, encore dans la jeunesse de la civilisation, va périr. La papauté s’en déclare la tutrice. Klle accepte la domination que les peupi.s lui décernent. Elle se fait, pour un temps, souveraine des souverains. Tous, sentant le besoin de son autorité, s’y soumettent de plein gré. Alors que la guerre s'élève entre les rois, aussitôt le pontife envoie ses délégués, qui conseillent toujours, souvent ordonnent la paix. Que des hostilités perpétuelles arment, les uns contre les autres, les princes, les ducs, les barons, l’Église fait entendre ce mot solennel : Trève, trève, ani nom du Seigneur. Que les souverains, violant les ‘ois de la morale chrétienne, veuillent, au gré de leur passion, recourir chaque jour au divorce, la voix de l’épouse délaissée crie : Rome ! Rome ! l’évêque de la ville sainte l'entend, et il venge ses droits. Que des empereurs et des rois usurpent les possessions étrangères que convoite leur ambition, ou que, opprimant leurs peuples, ils veuillent leur ravir la liberté, ce bien inaliénable, les franchises populaires trouvent aussitôt, dans le pontife suprême, un défenseur qui vient mettre le pied sur le cou de ces princes ou de ces nobles trop souvent tyrans de leurs sujets. Et quand ils résistaient à la parole du vicaire du Christ, alors la ‘oudre du Vatican grondait, et frappant les têtes superbes, souvent rétablissait l’ordre, la morale et la justice.

Plus tard, les princes méconnurent cette autorité à laquelle ils s'étaient soumis eux-mêmes. Les papes luttèrent pour la maintenir, tant qu’ils crurent qu’elle était nécessaire au bien général de l’Église et de la société. Lorsqu'ils pensèrent qu’elle devenait moins utile, que l’Europe plus civilisée avait moins besoin d’une tutelle semblable, ils s'en dessaisirent.

Voilà comme nous a paru devoir être considérée la fameuse question qui eut un si grand retentissement au moyen âge, la querelle du sacerdoce et de l’empire.

L'Église, seule contre toutes les attaques, maintient la TOME II 16

liberté des nations et les droits de l'humanité. Telle nous la montre l’histoire de cette époque ; histoire pittoresque et scintillante de hauts faits, d’étranges événements, où la religion apparaît comme le roc sur lequel les flots d'une mer houleuse étaient contraints de se refouler jusqu'au fond de l’abîme.

Cependant, un autre spectacle attire nos regards. Il y avait déjà plusieurs siècles, un homme avait paru dans l'Orient prêchant un dogme nouveau. Il le persuadait aux peuples l'épée d'une main, la volupté de l'autre; et ceux-ci tombaient vaincus ou séduits. L'étendard du croissant flottait sur l'Asie et l'Afrique. Bientôt il se montre en Europe ; la croix recule. L'islamisme domine l'Espagne ; il envahit la France, mais là le marteau de l'aïeul de Charlemagne l’écrase. Pendant trois siècles il continue ailleurs ses ravages, et ses flots débordant la Méditerranée, menaçaient souvent d’inonder une grande partie de l’Europe. Comment va s'arrêter le fléau? Le Seigneur rappelle à la piété des peuie: chrétiens que le tombeau du Christ, du Sauveur des honines, est profané par l’impie musulman. Tout à coup un cri d'enthousiasme retentit dans toute la chrétienté : ‘‘ Dieu le veut, Dieu le veut ! ’”’ Et l’Europe se lève et tombe en masse sur l'Asie. Là se fait une guerre d’acharnement, de prodiges de valeur, d'héroisme, tels que le monde n’en vit jamais. La chrétienté ne conquiert que pour un moment le sépulcre, objet de ses efforts ; maïs la force de l’islamisme est brisée. L'Europe ne craindra plus son envahissement. Et puis de ce mouvement des peuples occidentaux, de ces courses lointaines à travers les terres et les mers, de ce broiement de toutes les nations, la Providence avait fait sortir un ordre social nouveau, un adoucissement au sort politique et matériel des peuples, des routes inconnues pour la propagation de l'Évangile, unie foule de connaissances en tout genre, qui firent marcher les peuples, avec un progrès rapide, dans les voies de la civilisation.

L'Europe s'avançait, perfectionnant ses institutions ;

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LE RÉPERTOIRE NATIGNAL 243

un élan général se remarquait dans la société intellectuelle. Mais les routes nouvelles qui s'ouvrirent aux esprits leur inspirèrent le désir effréné de porter partout les regards inquiets et curieux d’une raison téméraire et bornée. D'une autre part, les liens de la morale s'étaient extraordinairement relâchés dans toutes les parties du corps social. Puis on s’éprit soudain d'un enthousiasme pour la littérature païenne, qui fit abandonner l'étude approfondie de l’esprit du christianisme. Ajoutez à cela des abus de l'autorité ecclésiastique. Que va-t-il advenir de ces causes diverses ? J'entends un murmure sourd et menaçant qui gronde de côté et d'autre. Tout à coup un cri s'élève : Plus d'autorité en matière de religion. Des voix nombreuses font écho. C'en est fait : l'unité religieuse de l’Europe est rompue. La Providence punit la société du schisme qui la déchire. Les guerres religieuses s'élèvent acharnées, violentes. Pendant plus d’un siècle, depuis la ligue de Smalcade jusqu'au traité de Westphalie, le sang coule par la plaie que la réforme a ouverte. Le catholicisme fit des pertes, il les compensa d'abord par une sage réformation de sa discipline, et puis il se vit ouvrir tout à coup des contrées vastes et inconnues. Un homme, poussé par un instinct invincible, avait dit : Il y a un autre monde. Et l'on se prit à rire de ses paroles. Cependant, pour n'être pas importuné de ses instances, on le laisse partir pour chercher ce monde qu'il rêvait. Ille trouve. L'Amérique est découverte. L'ambition et la cupidité tressaillent de joie. L'an y voit des terres à conquérir, l’autre des trésors à amasser. Était-ce pour cela que la Providence avait fait sortir des ondes un monde nouveau ? L'Église croit que c’est pour étendre l'empire de la foi. Klle envoie, elle aussi, des conquérants, non des Cortez et des Pizarre pour répandre le sang, mais des missionnaires qui régénèrent ces peuplades sauvages, et courbe l'Amérique sous l'étendard de la croix.

Revenons en Europe. Les guerres religieuses avaient

cessé ! La société avait pris un aspect plus tranquille, Les principes de l’ordre et de la morale reparaissaient dans les esprits et la conduite. Un siècle de splendeur se lève sur le monde. Louis XIV rayonne, avec son cortège d'hommes illustres en tout genre. Les lettres, les sciences, les arts font voir de magnifiques produits de l'esprit humain. La civilisation paraît atteindre un degré inconnu peut-être jusques-‘. Mais ce siècle, si grand sous tant de rapports, fut imcomplet et imprévoyant. Entre autres erreurs, il ne tint pas assez compte du sort politique des peuples, et il isola trop la religion des autres objets des connaissances humaines.

Un autre siècle paraît. Il commence sa vie dans la corruption et la débauche ; il la continue dans le délire des plus folles extravagances de l'esprit, et il la termine frénétique et barbare, en se plongeant dans un bain de sang. La philosophie avait dit : Détruisons tout le passé, à moi de régénérer le monde. Dieu la laisse faire, il dit à l’avenir : Regarde, je vais donner une leçon et un exemple à la terre ; c’est la France qui en fera les frais.

Alors une nouvelle espèce d'êtres, en qui s'était incarnée une parole sortie de l'enfer, image de l’intelligence satanique, apparaît se ruant sur tout ce qui était bien, hurlant ces épouvantables cris : À bas Dieu et son culte ! Armés du râteau niveieur de la philosophie, ils s'efforcent d’abattre toutes les têtes qui ne rampaient pas à la bassesse de leur immoralité et de leur ignorance. Entendez le bruit de la hache qui démolit, de la flamme qui consume, du fer qui tome en tranchant les têtes, les gémissements des milliers de victimes souffrant sur l’échafaud, dans les prisons ou dans l'exil. Trône, autel, religion, morale, institutions, droits antiques, tout croule, tout périt. La débauche, sous le nom de la raison, est la divinité qu’on adore, et la guillotine est sa prêtresse, qui va de ville en ville lui faire le sacrifice de tout ce qu’il y a de grand, de noble et de religieux.

Dieu dit : C’est assez. La terreur cesse. Le désordre

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continue encore. Il faut qu'il finisse aussi. Le Tout- Puissant s’est choisi un instrument de ses desseins, pour rétablir l’ordre en France, et châtier les cours criminelles qui avaient favorisé les principes que le siècle avait proclamés.

Voyez ce jeune guerrier qui paraît tout à coup. Ses premières armes ont été la conquête de l'Italie. Il arrive de l'Orient, où il a été inscrire son nom à côté de ceux d'Alexandre et de César, et faire contempler sa gloire aux quarante siècles dont les ombres errent autour des pyramides. Il dit à ceux qui désolaient la France : Sortez, cédez-moi la place. Ceux-ci ne font pas la moindre résistance. Ils obéissent. Et puis ces hommes qui avaient tout renversé au nom de la liberté, se prosternent devant lui, rampent dans la poussière à ses pieds, et bientôt ils crient : Vive l’empereur! Lui, foulant de son talon ces vils esclaves, défait leur œuvre : ilouvre les temples, rétablit les institutions, remet l’ordre partout. Puis il dit à la victoire : Suis-moi ! Elle part avec lui. Le voilà qui parcourt l’Europe. Une main toute-puissante semble guider le conquérant dans sa marche. Prompt, terrible comme la foudre, il éblouit, il écrase ses ennemis. Ceux-ci, descendant de leurs trônes, viennent à ses genoux demander leurs États. Après qu'il a distribué des couronnes à ses frères, des principautés à ses soldats, il dit aux souverains vaincus : Gardez le reste.

Mais lui-même bientôt enivré de sa gloire, ne met plus de bornes aux désirs de sa domination. Il écrase les peuples sous le poids de son despotisme, il étend sa main rapace et perfide sur l'Espagne qu'il asservit. Puis il voit un souverain d’un autre ordre qui trône à Rome. Il l’attaque brutalement, déchire sa tiare et le tient courbé sous les fers. Alors la main de Dieu le touche aussi. Il perd le bonheur, aucune entreprise ne lui réussit plus. L'Europe se déchaîne contre son dominateur.

Le bras qui l’avait élevé, le brise et le jette, misérable débris de lui-même, au bout du monde, sur un rocher isolé, où il est terrassé sous le pied de son plus constant ennemi, du seul dont il n’avait pu affaiblir la puissance, Alors s’accomplit cette parole que Napoléon avait dite lui-même : ‘ L'homme, quelque grand qu'il soit, n’est ‘qu'un instrument entre les mins de la Providence, ‘ Quand il ne sert plus à ses desseins, Dieu le brise.”

Avec lui semble être enseveli le génie des combats. On dirait que les grandes nations ont brisé leurs épées à Waterloo. Depuis un quart de siècle une paix inouie règne entre elles. Aux luttes de sang et de carnage ont succédé des batailles intellectuelles sur tous les points qui peuvent intéresser la société. Et partout la victoire paraît se déclarer en faveur des principes de l'ordre et de la religion. On entrevoit un retour prochain des peuples à la grande unité chrétienne.

Ainsi la terrible tempête qui a bouleversé la société, aura produit un résultat salutaire. Il en devait être ainsi. Le vent de l’orage se lève . . , De terribles commotions ont signalé la violence de son premier souffle . . Mais voyez, il a emporté les vapeurs qui de leur maligne influence couvraient la terre, l'atmosphère est purifiée. L'agitation de l’air n’a servi qu'à chasser les nuages et à donner une vivifiante fraîcheur.

C’est, dans les desseins bienveillants de la Providence l’histoire de toutes les révolutions sociales.

D'une autre part, de magnifiques découvertes dans les arts améliorent le sort matériel de la société. ‘‘ L'indus- ‘‘ trie crée des merveilles. Au moyen de la vapeur, les ‘* distances s’effacent, les continents se rapprochent, les ‘‘ nations se donnent la main ; elles mettent en commun ‘‘ leurs intérêts et leurs richesses. Klles se voient, se ‘‘ connaissent, s'aiment, et bientôt peut-être, un jour ‘‘ viendra où elles ne formeront plus qu'une immense ‘* famille dont les membres auront les mêmes croyances.” Pourquoi ne serait-il pas permis de croire que la

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