SCÈNE XI
BELLIRE.—Ah ! ah ! voilà le bonhomme qui entre dans son cabinet . . . Ilne m’a pas vu. Je ne sais pas s’il a pensé à la donation, le vieil imbécile. Avec la donation je me passerai bien de la nièce, moi, d'autant plus qu’elle n’a pas l’air de m’aimer prodigieusement, et qu’elle m'a même défendu de lui adresser un seul mot. Mais s’il allait passer l'acte en faveur d’un autre que moi. . . en faveur d’Auguste Richard, son commis, par exemple, il a la plus grande estime pour lui ; il est vrai qu'Auguste le mérite . Oh ! non; cela ne se peut pas . . Pourtant j'aimerais à le voir loin d'ici. Allons, avec du courage, de la persévérance, et surtout de l’effronterie, on vient à bout de tout. Ah ! tiens, j’y pense, là ; la partie de plaisir de demain . . . et moi qui n’ai ni voiture, ni chevaux, et qui n’en ai jamais eu ! Oh ! le bonhomme est un homme bon . . . Mais le voici. Allons ! il faut rire, pour le mettre d'humeur.