HUOT
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Gloire à toi! bienfaisant, dans ta course d’un jour,
J'ai cru sentir mon cœur plus soulagé renaître
A la fois à la vie, au bonheur, à l’amour . .
‘(Ta vie et ton amour . . . c’est le néant ! mortel,” Dit l'Éternel,
L'aigle d’un vol rapide a traversé la nuée ;
Près de toucher la terre il fixe son objet ;
Sur les champs plane ainsi ma rapide pensée,
Elle poursuit l’oiseau volant dans la forêt ;
Elle rit au vallon où règne le silence ;
Le murmure du peuple y meurt en arrivant, Comme un son éloigné, perdu dans la distance, Que la lumière est pure ; et qu’il est doux le vent ! Oh ! c’est là qu’entouré d’un tapis de verdure, D'une retraite sûre et bornée à mes yeux
Je vais bâtir ma hutte, et seul dans la nature,
Je ne verrai que l’onde et la blancheur des cieux . . ‘ Elle sera pour toi le tombeau. . . le bonheur ! ”’
Dit le Seigneur.
P. Huor (1).
(1) M. Pierre Gabriel Huot est né à Saint-Roch de Québec en 1828. Ilfitses études classiques au séminaire de Québec, et fut admis à l’étude du droit; mais il passa bientôt du bureau d’un avocat dans une étude de notaire. Nous croyons qu’il pratiqua peu le notariat. La littérature et la politique l’attiraient davantage. I1 fonda à Saint-Roch un journal démocratique, /a Voix du Peuple, et représenta en chambre pendant quelques années le comté de Charlevoix. Pendant longtemps il fut le chef le plus populaire du parti libéral à Saint-Roch, et il y fut élu plusieurs fois. I1 était en même temps un des plus brillants rédacteurs du Vafional, Mais un jour il abandonna le parti libéral, et se fit conservateur. Pour le récompenser des services qu’il avait rendus, sir Hector Langevin le nomma plus tard maître de poste de Québec. Il y a été remplacé par M. Tourangeau ; et il vit maintenant tout à fait retiré chez son fils, qui est engagé dans le commerce.