‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme]Chapitre 26 sur 203 · AU · texte numérisé non relu

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J,aissez-moi seul, amis, dans mon bois solitaire, e 30 mai M'unir aux rossignols qui chantent leur p:'ère ; En 1844, Les concerts innocents que j'entends en ce lieu

iada, En t d'abord L'accepta

Sont faits pour me ravir et me faire aimer Dieu ! . Concours de saintes voix, soupir de la nature, Votre hommage est si grand et votre âme est si nure!

s le Basr rempli > pour y J'aime cet hymne saint qui parle au Créateur, ï REROURUE Ce chœur universel qui bénit son auteur ! pie one L'air parfumé des bois, le tapis de verdur du ission, il air parfumé des bois, le tapis de verdure, | province Le ciel mélancolique et l’onde qui murmure, k | ” prit les L'écho compatissant qui gémit avec moi, j 1 Poe Ces champêtres accords qui réveillent ma foi, à rl À Ab Font surgir le bonheur en mon âme amoureuse ! la chute La voix de la nature est si miraculeuse! . ission de er ent J'aime à perdre mes pas dans ces sentiers secrets, \ ce genre J'aime à soupirer seul à l'ombre des bosquets,

nommé A pleurer mes ennuis, à chanter mon Elvire, eptembre A me vouer, loin d'elle, à mon touchant martyre !

éal, qu'il en 1378, hauveau emplaça Royale re de la fut élu hauveau et dans e petits c, et sa qui lui ’elle eut truction btinés à s, mais anglais,

Philomèle a sa voix, mais un ange a son cœur ! Un poète l'adore et coule avec bonheur

Les soirs de voluptés qu'un tendre amour ménage Au couple vertueux qui devant Dieu s'engage !

l'historien Garneau, en 1867. Le premier de ces discours a été h signalé par la Revue des Deux Mondes, comme une des plus | belles pages de l’éloquence française au XIXe siècle. Les principaux ouvrages publiés en volumes par M. Chauveau sont : Charles Guérin (1853), Lelation du voyage du prince de Gailes en -lmérique (1860), l'{nstruction publique au Canada (1876), et François Xavier Garneau, sa vie et ses œuvres (1883). Il a aussi écrit un grand nombre de notices, articles de critique littéraire, À études littéraires ou historiques, etc. On lui doit, de plus, un bon nombre de poésies, dont les plus souvent citées sont : /otes naïves,

s l’autre, Donnacona, Sinite parvulos, et ÆEpitre à M. de Puibusque. M. A es, Ses Chauveau était commaudeur de l’ordre de Pie IX, chevalier de |

ennelles l'ordre de Saint-Grégoire, et officier de l’Instruction publique de

1x. Les À France ; il était aussi membre de plusieurs sociétés savantes. rs de la “ ‘‘ Dans sa vie privée, comme dans sa vie publique, a dit M. le os de la Ë juge Routhier, l'honorable M. Chauveau a été un citoyen inbmbe de ; tègre, un homimne d'honneur et un chrétien convaincu. Il avait

Amants de la nature, Ô vous, sensibles cœurs,

Qui dans l'isolement gémissez vos malheurs,

Venez à l'ombre frais de cette solitude

Oublier vos soucis, bannir l'inquiétude :

L'amour et le bonheur sont hôtes du bosquet

Où mon âme a trouvé le calme et le secret.

Quand le pinson gazouille un air plein d’allégresse, Mon cœur bat pour Elvire et s'émeut de tendresse : J'écoute avec amour ce langage enchanteur

Qui redit à ma foi le nom du Créateur,

Et mon âme contemple au sein de l’Empirée

Le bonheur qui s'envole avec la troupe aïlée !

Mes yeux languissamment laissent tomber des pleurs . Elvire n’est pas là pour calmer mes douleurs ! .

Je contemple des champs la scène verdoyante,

Je mêle mes soupirs à la brise mourante,

J'entonne un dernier hymne au sublime ouvrier,

Et mille autres soupirs répondent au premier. Amis, suivez-moi donc au temple solitaire

Où les oiseaux des champs redisent leur prière :

Ce bois voluptueux, ce groupe de pins verts,

Ces champs aimés des cieux, ces agrestes concerts Consolent ici-bas, retiennent sur la tere ! .

La voix qui bénit Dieu, c’est la nature entière,

Je n’entends plus qu'un chœur, celui de l’univers ! .

J. G. BARTHE

l'esprit large et éclairé. Il savait allier la liberté des opinions à de fortes croyances, et dans toutes les positions, il a su témoigner sa foi par la pratique de ses devoirs religieux. Il avait su cultiver et développer les dons intellectuels que la Providence lui avait départis, et, dans les fonctions élevées et difficiles qu’il eut à remplir pendant sa vie politique, il ne fut jamais au-dessous de sa tâche. Partout, et dans toutes les circonstances, il fit honneur au nom canadien. Il aimait son pays, sa religion et les lettres. Toure sa vie, il est resté fidèle à ce triple amour. M. Chauveau était l’une de nos gloires nationales les plus complètes et les plus pures,.”?

LE REPERTOIRE NATIONAI,

ne LE TEMPS, L'ÉTERNITÉ

Mais du temps qui n’est plus sur les débris des âges,

| 11 ne nous est resté que de vaines images.

| Le temps a renversé le trône et les autels

Et sous sa main de fer s’effacent les mortels !

5 Fouillez, pauvres humains ! la cendre des empires,

Ve Cherchez dans leurs tombeaux la poudre des vampires Qui, sous le nom de chefs, de rois ou d'empereurs,

De leurs frères humains faisant des serviteurs, Suçaient le sang et l'or de leurs peuples esclaves, Exploitaient en tyrans les bras, les cœurs des braves : 1 Que vous en reste-t-il? Leurs noms et leur néant !

‘4 Ce sublime univers, à la mort échéant,

‘4 Périra, dans son jour, comme aura péri l'homme !

; Annibal et César avec Carthage et Rome,

Alexandre et Pompée et les vaillants héros

Que le Dieu des combats sous les mêmes “rapeaux pi Guidait aux champs d'honneur, sont passés comme l'ombre !. \ Et puis, du géant corse allez évoquer l'ombre ! .

L'écho de Sainte-Hélène a conservé son nom,

Ft le rocher s’anime où gît Napoléon !.

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ARTHE,.

.. : ù Dieu suspendit son bras puissant comme un miracle,

pions € 4 Le champ de Waterloo fut son dernier spectacle .

émoigner 2 2 &

1 cultiver : Etouffez, s’il se peut, vos pleurs et vos sanglots, Mr

RAT Vie à

lui avait AL Ou, pleurant ses malheurs, adorez le héros ! LU È S à . . . A 4 .

il a à De prodige et d'honneur Dieu qui forma son être

POUCES ; L'aurait fait immortel si l'homme avait pu l'être !

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LS lettres Comme tous les humains habitant le tombeau, Hi

Chauveau < L'éternité l’endort en son sombre berceau. | les plus ï

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Mais ce temps éternel de délice ou de flammes FA Qui devra pour jamais fixer le sort des âmes, [1 e Règne dans deux séjours qui nous partageront.

% Les saints, amis de Dieu, dans un bonheur profond, Vivront au paradis dans l’éternelle ivresse,

Pleins d'amour, de feux purs, d’'extase et de tendresse, Louant ei bénissant, dans un sacré transport,

Ie même Dieu qui donne et la vie et la mort !

Dans le gouffre hideux où le feu le dévore,

SE à

Satan, ange déchu que le pécheur honore, Dans l'éternelle nuit qui le dérobe aux cieux, Exécrant et son être et son abîme affreux, Règne en cruel bourreau sur ses tristes victimes. Sur son front de terreur sont gravés tous les crimes ; La rage et le péché se disputent son cœur, Il insulte à ce Dieu qui fut son créateur.

I porte sur son front l'éternel anathème Et son âme maudite exhale le blasphème.

Cette âme de poison est vouée aux serpents, En proie à tous les maux, l’abrégé des tourments. Hurlant contre le ciel qui lui lance sa foudre, Ses cris désespérés invoquent le néant :

Le néant, dont il sort, est sourd à son tourment. Le bras du Tout-Puissant l'a lancé dans l'abîme, Asile réprouvé qui s'acquiert par le crime, Où les tourments, les pleurs, /es grincements de dents, Les feux, le désespoir, les remords, les serpents Vengeront à jamais la majesté divine ! .

J. G. BARTHE

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