DES PLEURS À LA MÉMOIRE D'ANTONIN
| Laissez vibrer en paix la lyre de mon cœur : LA ALL AU
| Al ! laissez-la pleurer ; elle y met son bonheur. } FU LL "
pi Antonin, tu n'es plus ! et l'univers sans toi N'a pas d'autre Antonin qui m'attache à sa loi. Tu n'es plus ! et déjà, le front dans la poussière, de Au ciel j'adresse ma prière.
fin
lei ‘ O mon Dieu ! dans ton sein reçois un fils chéri, JL ‘Un soldat de seize ans au combat aguerri, | ‘Qu'il participe un jour à la gloire immortelle | ‘De ce Dieu qui vers lui l'appelle !
‘* Donne, sans lui, du baume aux pleurs de l'orphelin,
‘ Donne, ah ! donne sans lui, donne au pauvre du pain ! 4 ‘* Daigne assoupir, sans lui, les douleurs d’une mère, ‘Rends-moi, sans Antonin, un frère !’
Laissez vibrer en paix la 1yre de mon cœur :
| Ah ! laissez-la prier ; elle y met son bonheur.
A peine le lilas s’entr’ouvrit et parut, Qu'il dessécha, puis bientôt disparut :
Je l'ai vu grandir, croître, et je le vois encore Se dissiper à son aurore,
O mort, cruelle mort ! tu ris de notre espoir . Le matin de nos jours est de nos jours le soir. Tu dis : j'immolerai ; dès l'instant ta victime Tombe dans l'éternel abîme.
Amis, sourions tous autour de son tombeau :
Dieu réserve à ses fils un éternel berceau :
Mêlons nos doux concerts à la douce harmonie, Aux chants de la grande patrie.
Laissez vibrer en paix la lyre de mon cœur :
Jaissez-la soupirer les accents du bonheur !